KT Lupi

étoile binaire de la constellation du Loup

KT Lupi (en abrégé KT Lup) est une étoile binaire de la constellation australe du Loup. Elle porte également la désignation de Bayer de d Lupi, KT Lupi étant sa désignation d'étoile variable[13]. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente combinée de 4,54[3].

KT Lupi
d Lupi
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière de KT Lupi, tracée à partir des données du satellite Hipparcos[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 15h 35m 53,248s[2]
Déclinaison −44° 57 30,20[2]
Constellation Loup
Magnitude apparente 4,54 (4,66 + 6,62)[3],[4]

Localisation dans la constellation : Loup

(Voir situation dans la constellation : Loup)
Caractéristiques
Type spectral B3 V/B6 V[5]
Indice U-B −0,69[3]
Indice B-V −0,18[3]
Indice R-I −0,22[3]
Variabilité Be[6]
Astrométrie
Vitesse radiale +6,5 ± 2,8 km/s[7]
Mouvement propre μα = −20,53 mas/a[2]
μδ = −21,23 mas/a[2]
Parallaxe 7,62 ± 0,43 mas[2]
Distance 430 ± 20 al
(131 ± 7 pc)
Magnitude absolue −1,03[8]
Caractéristiques physiques
Masse 5,9 ± 0,1 M[9]/2,79 M[10]
Rayon 3,00 ± 0,06 R[11]
Gravité de surface (log g) 3,50 ± 0,04[11]
Luminosité 794+791
−396
 L[12]
Température 18 400 ± 184 K[11]
Rotation 30 ± 0,6 km/s[11]
Âge 21,0 ± 10,6 Ma[9]

Désignations

d Lup, KT Lup, HD 138769, HIP 76371, HR 5781, CD−44 10239, CPD−44 7483, SAO 225950, WDS J15359 -4457[13]

Le système présente une parallaxe annuelle de 7,62 mas mesurée par le satellite Hipparcos, ce qui indique qu'il est distant d'environ  430 a.l. ( 132 pc) de la Terre[2]. Il s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale d'environ +6,5 km/s[7]. Il est membre du sous-groupe Haut-Centaure Loup de l'association Scorpion-Centaure, qui est l'association d'étoiles massives de types O et B la plus proche du Système solaire[5].

KT Lupi est une étoile binaire visuelle[5]. Sa composante primaire, désignée KT Lupi A, est une étoile Be variable[6], la variation étant modulée par sa rotation[14]. C'est une étoile bleu-blanc de la séquence principale de type spectral B3 V[5] et de magnitude 4,66[4]. Hiltner et al. (1969) lui ont attribué une classe de B3 IVp[15], qui est toujours utilisée dans certaines études[9],[11],[12]. KT Lupi A est une étoile chimiquement particulière pauvre en hélium, montrant une zone riche en silicium près de l'équateur et une zone pauvre en silicium près du pôle[12]. L'étoile estimée être âgée de 21 millions d'années et elle est près de six fois plus massive que le Soleil[9]. Son rayon est trois fois plus grand que le rayon solaire[11], elle est autour de 800 fois plus lumineuse que le Soleil[12] et sa température de surface est de 18 400 K[11].

La composante secondaire, KT Lupi B, est une étoile bleu-blanc de la séquence principale de type spectral B6 V[5] et de magnitude 6,62[4]. En 2016, elle était située à une distance angulaire de 2,1 secondes d'arc et à une angle de position de 12° de KT Lupi A[16]. L'étoile est 2,79 foius plus massive que le Soleil[10].

Notes et références

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  1. (en) « Hipparcos Tools Interactive Data Access », sur Hipparcos, ESA (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2, , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  3. 1 2 3 4 5 (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050, (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  4. 1 2 3 (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2, , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)
  5. 1 2 3 4 5 (en) Christine H. Chen et al., « A Spitzer MIPS Study of 2.5-2.0 M Stars in Scorpius–Centaurus », The Astrophysical Journal, vol. 756, no 2, , p. 24, article no 133 (DOI 10.1088/0004-637X/756/2/133, Bibcode 2012ApJ...756..133C, arXiv 1207.3415)
  6. 1 2 (en) N. N. Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: Version GCVS 5.1 », Astronomy Reports, vol. 61, no 1, , p. 80-88 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 (en) J. H. J. de Bruijne et A.-C. Eilers, « Radial velocities for the HIPPARCOS-Gaia Hundred-Thousand-Proper-Motion project », Astronomy & Astrophysics, vol. 546, , p. 14, article no A61 (DOI 10.1051/0004-6361/201219219, Bibcode 2012A&A...546A..61D, arXiv 1208.3048)
  8. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  9. 1 2 3 4 (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1, , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883)
  10. 1 2 (en) M. B. N. Kouwenhoven et al., « The primordial binary population. II. Recovering the binary population for intermediate mass stars in Scorpius OB2 », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 1, , p. 77–104 (DOI 10.1051/0004-6361:20077719, Bibcode 2007A&A...474...77K, arXiv 0707.2746)
  11. 1 2 3 4 5 6 7 (en) C. Arcos et al., « Stellar parameters and Hα line profile variability of Be stars in the BeSOS survey », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 474, no 4, , p. 5287–5299 (DOI 10.1093/mnras/stx3075, Bibcode 2018MNRAS.474.5287A, arXiv 1711.08675)
  12. 1 2 3 4 (en) M. Briquet et al., « Discovery of magnetic fields in three He variable Bp stars with He and Si spots », Astronomische Nachrichten, vol. 328, no 1, , p. 41–45 (DOI 10.1002/asna.200610702, Bibcode 2007AN....328...41B, arXiv astro-ph/0610537)
  13. 1 2 (en) * d Lup -- Be Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  14. (en) M. Briquet et al., « He and Si surface inhomogeneities of four Bp variable stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 413, , p. 273–283 (DOI 10.1051/0004-6361:20031450 Accès libre, Bibcode 2004A&A...413..273B)
  15. (en) W. A. Hiltner, R. F. Garrison et R. E. Schild, « MK Spectral Types for Bright Southern OB Stars », The Astrophysical Journal, vol. 157, , p. 313 (DOI 10.1086/150069 Accès libre, Bibcode 1969ApJ...157..313H)
  16. (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6, , p. 3466 (DOI 10.1086/323920, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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