k Puppis

étoile double de la constellation de la Poupe

k Puppis (k Pup) est une étoile double de la constellation de la Poupe, les deux composantes étant k1 Puppis (k1 Pup) et k2 Puppis (k2 Pup).

k1 Puppis
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 07h 38m 49,375 14s[1]
Déclinaison −26° 48 06,324 5[1]
Constellation Poupe
Magnitude apparente +4,50[2]

Localisation dans la constellation : Poupe

(Voir situation dans la constellation : Poupe)
Caractéristiques
Type spectral B6 IV[3]
Indice U-B −0,57[2],[notes 1]
Indice B-V −0,17[2],[notes 1]
Indice R-I −0,16[2],[notes 1]
Astrométrie
Vitesse radiale +23,6 ± 0,9 km/s[4]
Mouvement propre μα = −18,556 mas/a[1]
μδ = +11,081 mas/a[1]
Parallaxe 9,030 1 ± 0,204 8 mas[1]
Distance 110,7 ± 2,5 pc (361 al)[5]
Magnitude absolue −1,19[3]
Caractéristiques physiques
Masse 4,3 ± 0,3 M[3]
Rayon 3,7+1,2
−0,6
 R[3]
Gravité de surface (log g) 4,24 ± 0,15[3]
Luminosité 490 L[3]
Température 13 600 ± 1 200 K[3]
Rotation 114 ± 5 km/s[3]
Âge 112+20
−17
 Ma[3]

Désignations

k Pup : CD−26 4707, HIP 37229[6]
k1 Pup : HD 61555, HR 2948, SAO 174198, WDS J07388 -2648B[5]
k2 Puppis
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière de k2 Puppis, obtenue à partir des données du satellite TESS[7].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 07h 38m 49,870 73s[8]
Déclinaison −26° 48 13,849 8[8]
Constellation Poupe
Magnitude apparente +4,40[9]

Localisation dans la constellation : Poupe

(Voir situation dans la constellation : Poupe)
Caractéristiques
Type spectral B3p IV[3]
Variabilité SX Ari[10]
Astrométrie
Vitesse radiale +33 ± 5 km/s[4]
Mouvement propre μα = −17,567 mas/a[8]
μδ = +21,662 mas/a[8]
Parallaxe 8,305 8 ± 0,104 0 mas[8]
Distance 120,4 ± 1,5 pc (393 al)[11]
Magnitude absolue −0,94[3]
Caractéristiques physiques
Masse 6,0 ± 0,3 M[3]
Rayon 3,0+0,7
−0,3
 R[3]
Gravité de surface (log g) 4,10 ± 0,15[3]
Luminosité 1 202 L[3]
Température 18 500 ± 500 K[3]
Rotation 61 ± 5 km/s[3]
Âge 11+15
−6
 Ma[3]

Désignations

k2 Pup : HD 61556, HR 2949, NSV 3673, SAO 174199, WDS J07388 -2648A[11]

Nomenclature

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k Puppis est la désignation de Bayer commune aux deux étoiles. Il s'agit de la lettre k minuscule, et non de la lettre grecque kappa (κ)[6]. Dans l'Uranometria de Bayer, k Puppis est listée comme ρ (rho) Navis[12]. Lorsque Lacaille divise la constellation du Navire Argo entre la Carène, la Poupe et les Voiles, il réassigne les désignations de Bayer en lettres grecques mais en conservant une seule séquence commune aux trois constellations. Pour les compléter, Lacaille utilise des lettres latines minuscules et majuscules pour de nombreuses autres étoiles. κ (kappa) est dans la constellation des Voiles et il n'y ainsi pas de kappa dans la Poupe[13]. Néanmoins, par confusion, k Puppis a parfois été nommée Kappa Puppis, et cette confusion s'étend même jusqu'au nom propre de Markab qui est celui (entre autres) de Kappa Velorum, mais que l'on retrouve ainsi parfois pour k Puppis lorsqu'elle est nommée Kappa Puppis[14],[2].

Description

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k1 Puppis et k2 Puppis sont deux étoiles bleues de type B et de magnitude apparente presque identique, respectivement +4,50 et +4,40[9]. À l'œil nu, la paire a une magnitude combinée de +3,82[2]. Sur le ciel, les étoiles sont distantes de 9,9 secondes d'arc, à un angle de position de 318°, telles que mesurées en 2016[9]. La double peut être aisément séparée avec un petit télescope. Chaque composante de la paire est située à environ 360[1] ou 393 années-lumière de la Terre[8], respectivement.

La nature physique ou optique de la paire ne semble pas être clairement établie. Ainsi le catalogue d'étoiles doubles de Washington indique que k1 et k2 Puppis ne forment qu'une double purement optique[9], tandis que Eggleton et Tokovinine (2008) considèrent qu'elles forment une véritable étoile binaire[15]. Une autre composante, une faible étoile de magnitude 13,7, est recensée à une séparation angulaire de 7,7 secondes d'arc de k1 Puppis en 2015[9]. D'après le Bright Star Catalogue, il s'agit d'un compagnon purement optique[2]. Une étude plaçant k1 et k2 Puppis sur le diagramme de Hertzsprung-Russell démontre que k1 est apparemment plus vieille de 100 millions d'années que ne l'est k2. Pour l'expliquer, les auteurs proposent différents scénarios, les plus probables étant soit que les deux étoiles ne sont pas nées en même temps, le système s'étant formé par capture gravitationnelle, soit que les deux étoiles ne sont pas physiquement associées[3].

k Puppis est répertoriée dans le General Catalogue of Variable Stars comme une étoile variable suspectée, mais sans donner d'amplitude ou de plage de variation. Un article paru dans l'International Bulletin of Variable Stars a depuis montré que k2 Puppis (= HR 2949) est la composante variable. Il s'agit ainsi d'une variable de type SX Arietis avec une période de 1,909 3 jour et qui correspond également à la période de rotation de l'étoile. L'amplitude totale de la variation est de 0,015 en magnitude apparente[16]. Il s'agit également d'une étoile chimiquement particulière qui présente un fort champ magnétique. Elle est classée comme une étoile pauvre en hélium (He-weak) et outre la sous-abondance en hélium, son spectre montre une surabondance en de nombreux éléments du pic du fer ainsi que de terres rares. Toutes ses raies spectrales montrent une variabilité, probablement en raison de différences de composition chimique dans l'atmosphère stellaire, mises en évidence lors de la rotation de l'étoile[3].

Notes et références

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  1. 1 2 3 Couleur combinée pour k1 et k2.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 (en) D. Hoffleit et W. H. Warren Jr., « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050, (Bibcode 1995yCat.5050....0H, lire en ligne).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 (en) M. Shultz et al. (MiMeS Collaboration), « The magnetic field and spectral variability of the He-weak star HR 2949 », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 449, no 4, mars2015, p. 3945-3965 (DOI 10.1093/mnras/stv564 Accès libre, Bibcode 2015MNRAS.449.3945S, arXiv 1504.03289).
  4. 1 2 (en) Ralph Elmer Wilson, General Catalogue of Stellar Radial Velocities, Carnegie Institution of Washington, (Bibcode 1953GCRV..C......0W).
  5. 1 2 (en) * k01 Pup -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  6. 1 2 (en) * k Pup -- Double or Multiple Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  7. (en) « MAST: Barbara A. Mikulski Archive for Space Telescopes », Space Telescope Science Institute (consulté le ).
  8. 1 2 3 4 5 6 (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  9. 1 2 3 4 5 (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6, , p. 3466 (DOI 10.1086/323920 Accès libre, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le ).
  10. (en) « VSX : Detail for NSV 3673 », sur The International Variable Star Index, AAVSO (consulté le ).
  11. 1 2 (en) * k02 Pup -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  12. (en + la) « Linda Hall Library Bayer, Johann, Explicatio...Uranometrias » (consulté le )
  13. (en) Ian Ridpath, « Argo Navis », sur Star Tales (consulté le )
  14. (en) N. D. Kostjuk, « HD-DM-GC-HR-HIP-Bayer-Flamsteed Cross Index », Centre de données astronomiques de Strasbourg, (consulté le ).
  15. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2, , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878, lire en ligne).
  16. (en) Th. Rivinius et al., « A New Bright Helium Variable B Star: HR 2949 », Information Bulletin on Variable Stars, vol. 5397, , p. 1 (Bibcode 2003IBVS.5397....1R).

Liens externes

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