Kaala-Gomen
Kaala-Gomen ([kala ɡɔmɛn] ; en yuanga Bwapanu[1]) est une commune française de Nouvelle-Calédonie, sur la RT1, à 18 km au sud de Koumac, à 50 km au nord de Voh, et à 356 km de Nouméa.
| Kaala-Gomen | |||
Ilôt Devert (ou Devered). | |||
| Administration | |||
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| Pays | |||
| Collectivité | Nouvelle-Calédonie | ||
| Province | Province Nord | ||
| Aire coutumière | Hoot Ma Waap | ||
| Maire Mandat |
Alain Levant 2026-2032 |
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| Code postal | 98817 | ||
| Code commune | 98810 | ||
| Démographie | |||
| Population municipale |
2 112 hab. (2025 |
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| Densité | 2,9 hab./km2 | ||
| Ethnie | Kanak : 73 % Européens : 11,3 % Métis : 4,6 % Wallisiens-Futuniens : 0,9 % Asiatiques : 0,8 % Ni-Vanuatu : 0,5 % Tahitiens : 0,3 % Autres : 8,6 % |
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| Géographie | |||
| Coordonnées | 20° 40′ 20″ sud, 164° 22′ 58″ est | ||
| Altitude | Min. 0 m Max. 1 092 m |
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| Superficie | 718,2 km2 | ||
| Entité territoriale homogène | Extrême Nord | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : province Nord
Géolocalisation sur la carte : province Nord
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Le nom de cette commune est tiré de celui d'une montagne et de la tribu de Gomen. La ville a été fondée sur son emplacement actuel en 1899, dotée d'une commission municipale nommée par le gouvernement, devenue conseil municipal élu en 1961 et en commune à part entière en 1969.
Kaala-Gomen abrite également le village de Ouaco, connu pour la conserverie de bœuf du même nom qui s'y trouve et les mines de nickel exploitées par la Société minière du Sud Pacifique (SMSP). Le village peut-être visité lors des journées annuelles du patrimoine.
La commune fait partie de l'aire coutumière Hoot ma Waap. La langue kanak parlée dans la commune est le zuanga-yuanga[2], langue kanak septentrionale appartenant à la branche océanienne des langues austronésiennes. Cette langue comporte deux variantes principales, distinguées notamment par une opposition phonétique entre [ð] et [j] : le zuanga [ðuaŋa], parlé dans les villages côtiers du district de Kaala-Gomen (Baganda, Paita, Baoui, St Pierre, Gamai, Tregon) ainsi que dans le district de Paimboa, en zone montagneuse (Paimboa, Kuru, Wemu, Wehol), et le yuanga [juaŋa], parlé à Bondé et Ouégoa[3]. La langue comptait environ 2 400 locuteurs de plus de 14 ans en 2009. Le zuanga de Gomen se distingue par une érosion syllabique marquée, avec la chute de l'ensemble des consonnes finales, tout en ayant conservé une opposition entre consonnes dentales et rétroflexes disparue dans d'autres langues kanak[2]. Le zuanga-yuanga fait partie du groupe des langues kanak de l'extrême nord de la Grande Terre, aux côtés du nêlêmwa-nixumwak, du nyelâyu et du caac[4]. Le yuanga est enseigné au collège privé protestant de Baganda, à Kaala-Gomen[5].
Géographie
modifierLocalisation
modifierKaala-Gomen dispose d'un port, d'un phare sur l'îlot Devered, d'un aérodrome, d'un relais de télévision à Wala et d'un hippodrome à Ouaco.
Les communes limitrophes sont :
Géologie et relief
modifierLe point culminant de la commune est le massif de Wazengo-Taom (1 092 m).
Située entre mer et montagne, la commune abrite plusieurs espèces endémiques[6].
- Le massif de Wazengo - Taom : véritable géant de pierre, il domine la commune et constitue son point culminant.
- Le littoral sauvage : bordé par de denses mangroves, le trait de côte s'ouvre sur des plages préservées et des récifs coralliens intacts.
- L'îlot Deverd : sentinelle posée sur le lagon, cet îlot est bien connu des navigateurs.
Économie
modifierLe sous-sol de la commune est riche, et l'exploitation du nickel y joue un rôle prépondérant. Les gisements, principalement concentrés autour du secteur de Ouaco, sont exploités par la Société Minière du Sud Pacifique (SMSP[7]).
Cette activité minière constitue le principal pourvoyeur d'emplois locaux et structure fortement le dynamisme économique de la municipalité. L’économie de Kaala-Gomen repose sur un équilibre solide entre l'industrie extractive et une forte tradition rurale, ce qui en fait l’un des poumons agricoles de la Province Nord. C’est une économie au triple visage : Nickel, élevage et terroir[Quoi ?][7],[8]
Hydrographie
modifierClimat
modifierPaysages
modifierMilieux naturels et biodiversité
modifierUrbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierMorphologie urbaine
modifierLieux-dits, hameaux et écart
modifierLogement
modifierPlanification de l'aménagement
modifierProjets d'aménagement
modifierVoies de communication et transports
modifierTransports en commun
modifierLa commune est desservie par le réseau interurbain de Nouvelle-Calédonie (Raï).
- commune de Koumac
- Koumac aéroport,
- Koumac centre, avenue Émile-Frouin, marché, centre culturel, écoles, internat, lycée professionnel, commerces, stations-service, garages...
- Pandop, pointe, bord de mer, lagon, plage, gîte, site de vol, centre de plongée, piton, marina, café-restaurant, aire aménagée,
- vallées diverses, Manu, Bwaxak,
- pointe de Karembé,
- commune de Kaala-Gomen
- Troulala,
- Païta,
- oué
- payama
- déchetterie Koumac-Kaala-Gomen,
- massif de Kaala-Gomen,
- bourg de Kaala-Gomen,
- Gomen : baie des Requins, plage,
- Tegon : cap Deverd, wharf, monument commémoratif du télégraphe (Australie), et de la première traversée en avion vers l'Australie en 1931,
- vallée de la Louanga, puis de la Ouemou, Piata/Païta,
- vallée vers la côte est : Mt Konio, Pic Yambou, Oueholle, Ouemou, Tilwit, Ouenia, Bondé, Ouégoa,
- pont sur la Louanga, delta, Refuge du Cerf,
- vallée de la Ouebia : Ouamaba, Gamai, vers la côte est : Ouayagate (Wayageth), Ouaahat, Haut-Coulna, Hienghene,
- Tinip, rivière, tribu, piste vers Gamai, massif d'Ouanzangou-Taom,
- Ouaco, vestiges de conserverie de bœuf en gelée et de distillerie,
- monument Victor Roffey (aviateur), maison du colonel Dix, plaque d'hommage à Jacquot de Ouaco (1932-2010),
- vallée de la Taom, village de Taom,
- commune de Voh
- vallée de Boyen (Bweeyen), tribu, baie Chasseloup,
- vallée de la Temala, mont Témala, Ouélis, piste vers Ouengo-Pouépaï,
- cœur de Voh, accessible à pied, à cheval, et depuis Koné en avion, et surtout en ULM,
- Voh, médiathèque, musée du café,
Énergie
modifierRisques naturels et technologiques
modifierQualité de l'environnement
modifierToponymie
modifierBwapanu est le nom kanak de la commune de Kaala-Gomen. Mais parfois on entend aussi "Gömé".
Histoire
modifierXIXe siècle
modifierLes expéditions militaires conduites par le gouverneur Charles Guillain en 1865 accompagnent l'installation des colons européens dans le Nord de la Grande Terre et la constitution de grands domaines fonciers, dont celui de Ouaco, aux dépens des terres kanak, provoquant expulsions et déplacements de populations entre Voh et Koumac. Une conserverie de viande destinée à l'approvisionnement militaire est créée à Ouaco en 1886.
Comme dans le reste du nord de la Grande Terre, la question foncière — expropriations, attributions de terres infertiles aux réserves kanak, extension des concessions d'élevage bovin extensif — constitue l'une des causes profondes de la guerre kanak de 1917, qui touche également la région de Gomen[9]. L'historien Adrian Muckle, dans ses recherches doctorales consacrées à cette guerre coloniale, a montré le rôle central de la dépossession foncière et de l'élevage extensif dans le déclenchement du conflit. Cet ouvrage renouvelle l'historiographie de cet événement en croisant sources coloniales écrites et mémoire orale kanak[10].
La tradition orale, rapportée notamment par l'ethnologue Jean Guiart, garde le souvenir d'un suicide rituel du chef de la pointe Paagoumène, à Gomen, vers 1900, sous le gouvernorat de Paul Feillet[11].
XXe siècle
modifier- Émile Kutu est assassiné (1981).
XXIe siècle
modifierPolitique et administration
modifierÉquipements et services publics
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1956. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee, mais la loi relative à la démocratie de proximité du a, dans ses articles consacrés au recensement de la population, instauré des recensements de la population tous les cinq ans en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Mayotte et dans les îles Wallis-et-Futuna, ce qui n’était pas le cas auparavant[12]. Ce recensement se fait en liaison avec l'Institut de la statistique et des études économiques (ISEE), institut de la statistique de la Nouvelle-Calédonie. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13], les précédents recensements ont eu lieu en 1996, 1989, 1983, 1976, 1969, 1963 et 1956.
En 2019, la commune comptait 1 803 habitants[Note 1], en diminution de 11,31 % par rapport à 2014 (Nouvelle-Calédonie : +0,98 %).
Lors du recensement de la population de 2025, la commune comptait 2 112 habitants, soit une hausse de 17% par rapport à 2019, l'une des plus fortes progressions en pourcentage de Nouvelle-Calédonie, qui a globalement perdu des habitants sur la même période. Ces résultats ont été officiellement authentifiés par décret le 18 septembre 2025[14].
Tribus
modifier- Aire coutumière Hoot ma Waap
- District Gomen : Baganda, Boaoui, St Pierre, Gamai, Ouemba, Païta, Tegon
- District Paimboas : Kourou, Oueholle, Ouemou
Manifestations culturelles et festivités
modifier- marché matinal : mercredi et samedi,
- festival annuel Caboko : artistes, artisans,
- fête de la Musique, spectacle annuel,
- week-end découverte du Patrimoine, en novembre depuis 2012
Sports et loisirs
modifier- école de tir, ball-trap
Vie associative
modifierCultes
modifierMédias
modifierÉconomie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierPatrimoine culturel
modifierSpécialité médicinale
modifierLe goménol, l'essence des feuilles du niaouli, un antiseptique naturel[réf. nécessaire].
Personnalités liées à la commune
modifierVoir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean Guiart, Et le masque sortit de la mer, Les pays canaques anciens, de Hienghène à Voh, Gomèn et Koumac, Le Rocher-à-la-Voile, Nouméa 2002
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Fiches tribus de l'ISEE », sur ISEE (consulté le )
- « Site Tourisme Province Nord », sur Tourisme Province Nord (consulté le )
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale légale en vigueur au , millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au , date de référence statistique : .
Références
modifier- ↑ « Patrimoine du pays », sur Province Nord (consulté le )
- 1 2 Isabelle Bril, « Processus évolutifs de langues de l'extrême nord de la Nouvelle-Calédonie : le cas du nêlêmwa-nixumwak et du zuanga-yuanga », Journal de la Société des Océanistes, (lire en ligne)
- ↑ Isabelle Bril, Dictionnaire thématique et alphabétique de la langue zuanga-yuanga, LACITO-CNRS (lire en ligne)
- ↑ « Les langues kanak de Nouvelle-Calédonie », Langues et cité, no 26, (lire en ligne)
- ↑ Jean-Claude Rivierre, « Langues de Nouvelle-Calédonie : Introduction. Aire coutumière hoot ma waap, paicî-camuki, ajië-aro, djubea-kapone, nengone », dans Bernard Cerquiglini (dir.), Les langues de France, Paris, Presses universitaires de France, , p. 346-362
- ↑ Société Calédonienne d'Ornithologie, Atlas écologique des îlots du nord ouest, Nouvelle - Calédonie
- 1 2 Société minière du sud pacifique, NMC SAS (lire en ligne)
- ↑ Cour des compte, « Cour des comptes - Kaala Gomen », sur ccomptes.fr (consulté le ).
- ↑ Alban Bensa, Kacué Yvon Goromoedo et Adrian Muckle, Les Sanglots de l'aigle pêcheur. Nouvelle-Calédonie : la guerre kanak de 1917, Toulouse, Anacharsis,
- ↑ « Les Kanak à l'épreuve de la colonisation. Entre histoire et anthropologie », Revue d'histoire moderne et contemporaine, nos 2016/1, (lire en ligne)
- ↑ Jean Guiart, Et le masque sortit de la mer. Les pays canaques anciens, de Hienghène à Voh, Gomèn et Koumac, Nouméa, Le Rocher-à-la-Voile,
- ↑ Titre V de la loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité
- ↑ Décret no 2004-724 du fixant la date et les conditions dans lesquelles sera exécuté le recensement général de la population de Nouvelle Calédonie en 2004, publié au JORF no 169 du .
- ↑ INSEE, « INSEE Mesurer pour comprendre », (consulté le )
- ↑ https://www.isee.nc
- ↑ pour les années 1956, 1963, 1969, 1976, 1983, 1989, 1996, 2004, 2009, 2014, 2019 et 2025


