Le kairagi (梅花皮?) est un effet de glaçure recherché en céramique japonaise, caractérisé par une surface ridée, granuleuse ou irrégulièrement rétractée. Il résulte d'un phénomène de retrait localisé de la glaçure au cours de la cuisson, laissant apparaître une texture particulière appréciée pour son caractère naturel et imparfait[1],[2],[3].

Description

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Le kairagi se manifeste par une glaçure dont la surface présente un aspect fripé, granuleux ou rétracté. Il correspond à un phénomène de retrait de la glaçure , principalement observé sur les céramiques de Karatsu et de Hagi, en particulier autour du kōdai (高台), le pied annulaire de la pièce[1].

Le terme kairagi désigne également, par analogie, la peau de requin autrefois utilisée pour recouvrir la poignée et le fourreau des sabres japonais. Cette appellation provient de la ressemblance entre la texture de cette peau et l'aspect ridé et granuleux de la glaçure. Le nom est parfois interprété littéralement comme « peau de fleur de prunier », en référence au motif évoqué par cette texture[2].

Esthétique

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Le kairagi constitue un effet décoratif recherché dans certaines productions contemporaines comme dans les céramiques traditionnelles. L'artiste japonais Shinichi Kuwata l'emploie notamment en le réinterprétant dans une démarche inspirée de l'esthétique wabi-sabi, qui valorise l'imperfection, les irrégularités naturelles et les effets produits par la cuisson. Le kairagi est l'une des techniques traditionnelles auxquelles l'artiste donne une interprétation contemporaine, aux côtés de l'ishihaze[3].

Galerie

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Voir aussi

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Références

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  1. 1 2 « Keshiki Landscapes - Japanese Pottery », sur www.e-yakimono.net (consulté le )
  2. 1 2 (en) « Kairagi | RESOURCE | KOGEI STANDARD | Online Media for Japanese Crafts », sur KOGEI STANDARD, (consulté le )
  3. 1 2 Par Lisbeth Thalberg, « L’Art Céramique Révolutionnaire de Takuro Kuwata Illumine New York », sur Martin Cid Magazine, (consulté le )