Kamsar
Kamsar est une ville portuaire et industrielle du nord-ouest de la république de Guinée, située dans la préfecture de Kamsar, région de Boké, à l'embouchure du Rio Nunez, sur la façade atlantique. À l'origine un village de pêcheurs, la ville s'est développée à partir des années 1970 avec l'exploitation de la bauxite du plateau des mines de Sangarédi.
| Pays | |
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| Région | |
| Préfecture | |
| Baigné par | |
| Coordonnées |
| Population |
200 748 hab. () |
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| Statut | |
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| Chef de l'exécutif |
Sékou Oumar Sylla |
Kamsar constitue l'un des principaux centres de l'industrie minière guinéenne. Elle abrite notamment les installations industrielles et le port minéralier de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG), où la bauxite extraite dans la région de Sangarédi est traitée puis exportée par voie maritime.
Urbanisme
modifierLa ville industrielle de Kamsar est en grande partie détenue par la CBG. La ville moderne fait place à de grandes avenues éclairées et bordées de maisons individuelles réservées aux cadres expatriés ou locaux. Des maisons plus modestes, bâties en dur, sont réservées aux travailleurs de ladite entreprise.
À quelques kilomètres de la cité minière, Kamsar Village est une longue bande de maisons de fortune situées le long de la route principale qui mène à Boké à une cinquantaine de kilomètres.
La ville de Kamsar est l'une des villes de taille moyenne les mieux organisées du pays. Elle dispose, grâce à l'implantation de la CBG, d'un accès permanent à l'électricité et à l'eau courante. L'Hôpital ANAIM, est également disponible pour la population. C'est une préfecture avec une population qui dépasse largement 360 000 habitants et relève de la région de Boké.
Subdivision administrative
modifierClimat et végétation
modifierClimat
modifierLa préfecture de Kamsar sur la côte atlantique possède un climat dominé par les vents marins et connait l'alternance de deux saisons : une saison pluvieuse, de juin à novembre, et une saison sèche en décembre[2].
Relief et hydrographie
modifierÀ Kamsar, s'étend une plaine côtière large de 50 km environ. De nombreuses rivières arrosent cette plaine avant de se jeter à la mer sous l'appellation portugaise de rio. Ces rios sont navigables en toutes saisons.
Végétation
modifierLa végétation est dominée par la mangrove, des palétuviers de 5 à 10 m de haut. C'est aussi le domaine des palmiers et des cocotiers.
- Environnement.
Population
modifierEn 2016, la localité comptait 135 000 habitants[3]. Le , les résultats du recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4) de 2025 ont révélé que, depuis 2016, la population de la préfecture de Kamsar a connu une augmentation. Elle est désormais estimée à 200 748 habitants, dont 100 171 hommes, soit 49,9 %, et 100 577 femmes, soit 50,1 %[4],[5].
Démographie
modifier| Histogramme de l'évolution démographique | ||||
Économie
modifierÉducation
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Avec un nombre important d'enfants et adolescents en âge d’aller à l’école, la préfecture de Kamsar représente un défi pour les acteurs du système éducatif de la république de Guinée. Il existe une cinquantaine de structures éducatives (privées, publiques, religieuses) dans la commune rurale, les plus connus étant le lycée Filima, collège kassongoni le groupe scolaire cdt Lansana Camara[6], lycée Amadou Mathar M'Bow[7], le lycée Roi Mohamed VI[8], le lycée Hamdallaye[9], lycée N'Dama et l'institut Nensy et Youmba. Mais il existe un fort déficit d’écoles primaires et secondaires publiques. Ce manque se manifeste surtout dans les quartiers populaires, notamment dans la haute banlieue Kamakouloun et ses environs.
Il existe de grandes disparités entre la qualité de l’encadrement dans le secteur public et privé. Les écoles primaires publiques ont en moyenne 70 élèves par classes contre 35 à 40 pour les écoles privées.
- Cour d'école primaire.
- Jeux de grandes.
- À vélo.
- Ramassage scolaire.
Santé
modifierTransport
modifierReligion
modifierL'islam est la religion majoritaire. Cependant les chrétiens sont plus nombreux dans la région de Boké que dans le reste du pays[10]. À Kamsar, un conseil œcuménique réunit des représentants des Églises catholique, anglicane et évangélique[11].
Le village Katako abrite la mission catholique de Katako[12]dont le cardinal Robert Sarah fut le curé.
Toutes les communautés religieuses jouent un rôle actif dans la lutte contre la maladie à virus Ebola qui touche la région en 2014-2015[11].
En 2020, les mesures de confinement liées à la pandémie de Covid-19 en Guinée conduisent notamment à la fermeture des mosquées, une mesure mal vécue par les populations de Kamsar qui manifestent pour leur réouverture[13].
- Muezzin devant une mosquée.
- Manifestation pour la réouverture des mosquées, le 13 mai 2020.
- Mosquée Nasrou islam Kamsar
Sport
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Le principal club de football de la ville est le Club industriel de Kamsar (CIK), sans parler de plus de 60 à 70 clubs informels. Un grand tournoi de vacanciers est organisé chaque année. La ville possède aussi des équipes de basketball, handball, volleyball, tennis.


Médias
modifierPersonnalités liées à la ville
modifier- Abdoulaye Ditinn Camara (1990-), écrivain
- Ibrahima Sory Conté (1991-), footballeur guinéen né à Kayenguissa.
Notes et références
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- ↑ « Boké : voici la liste des maires – Guinéenews© », (consulté le )
- ↑ Climate-Data.org, « Kamsar », (consulté le ).
- ↑ République de Guinée, Institut national de la statistique, Annuaire statistique 2016, p. 50
- ↑ Ministère du plan, de la coopération international et du développement, « Quatrième recensement général de la population et de l'habitation (RGPH-4) 2025 en république de Guinée »
[PDF], sur https://www.stat-guinee.org/, (consulté le ) - ↑ @kamiss, « RGPH4 : le Président Mamadi Doumbouya confirme par décret les résultats préliminaires », sur Infochrono.org, (consulté le )
- ↑ Mohamed Lamine Cissé, La Politique extérieure de la Guinée : Les Fondements, Editions Publibook, , 468 p. (ISBN 978-2-7483-8926-5, lire en ligne)
- ↑ cirey.balde, « Le lycée Amadou Mahtar M'Bow de Kamsar change de visage », sur Vision Guinee, (consulté le )
- ↑ Mamadou Samba Sow, « Elhadj Nfaly Mara fondateur de l’université Roi Mohamed 6 : « Nos étudiants profitent pleinement du partenariat avec les universités marocaines. » », sur La Plume Plus, (consulté le )
- ↑ « Lycée Hamdallaye: la reprise des cours loin d'une réalité », sur investigatorguine, (consulté le )
- ↑ Abdourahmane Diallo, Les langues de Guinée: Une approche sociolinguistique, Karthala, 2013, p. 26 (ISBN 9782811110192)
- 1 2 « Engagement communautaire contre la maladie à virus Ebola : Des leaders religieux au premier plan pour renforcer les activités de lutte », OMS, 11 août 2015
- ↑ « Africartmodern, site de l'artiste Eugenie Conde. Katako- ma village préfére », sur www.africartmodern.com (consulté le )
- ↑ « Guinée : des populations rouvrent de force des mosquées fermées en raison du Covid-19 », observers.france24.com, 15 mai 2020
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Kéfing Condé, La construction des marchés financiers en milieu rural et dans les villes secondaires de Guinée Conakry (COMAF). Le cas de la ville minière de Kamsar, IRAM/LASOA,
- Salif Diop, La côte ouest-africaine. Du Saloum (Sénégal) à la Mellacorée (Rép. de Guinée), éditions de l'ORSTOM, Paris, 1990, 380 p. [lire en ligne]
- Mohamed Lamine Keita, Quelques aspects démographiques et socio-économiques de l'immigration dans le village suburbain de Kamsar (R. Guinée), Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve, 1985
- Mohamed Lamine Keita, L'influence des nouvelles villes sur les courants migratoires vers la capitale : le cas de Kamsar, Union pour l'étude de la population africaine, Dakar-Ponty, 1995, 29 p.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Reportage France24 à la CBG Kamsar, vidéo mise en ligne le , 1 min 42 s
- « Guinée : Kamsar, une ville créée par l'exploitation de la bauxite », podcast, RFI, , 2 min 18 s
- Les routes de Kamsar, Sangaredi, Belair, Sobanet, Siboty, Kolaboui et Boké, vidéo de Nic Dumesnil tournée en 2013, 5 min 14 s
- À Kamsar, les « oubliés » de la bauxite guinéenne, vidéo, , 4 min 59 s (Archives INA)







