Karim Massimov
Karim Kajymkanouli Massimov (en cyrillique kazakh Кәрім Қажымқанұлы Мәсімов / Kärim Qajımqanulı Mäsimov), né le à Tselinograd (aujourd'hui Astana), est un homme d'État kazakh, Premier ministre du au , et de nouveau du au .
| Karim Massimov Кәрім Масимов | |
Karim Massimov en octobre 2017. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Chef du Comité de Sécurité nationale | |
| – (5 ans, 3 mois et 28 jours) |
|
| Prédécesseur | Vladimir Zhoumakanov |
| Successeur | Vladimir Zhoumakanov |
| Premier ministre du Kazakhstan | |
| – (2 ans, 5 mois et 6 jours) |
|
| Président | Noursoultan Nazarbaïev |
| Prédécesseur | Serik Akhmetov |
| Successeur | Bakytjan Saguintaïev |
| – (5 ans, 8 mois et 14 jours) |
|
| Président | Noursoultan Nazarbayev |
| Prédécesseur | Daniyal Akhmetov |
| Successeur | Serik Akhmetov |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Kärim Qajımqanulı Mäsimov |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Tselinograd (URSS) |
| Nationalité | kazakhe |
| Parti politique | Amanat |
| Religion | Islam |
|
|
|
| Premiers ministres du Kazakhstan | |
| modifier |
|
Biographie
modifierIl est diplômé de l'université russe de l'Amitié des Peuples de Moscou, de l'École linguistique de Pékin, de la faculté de droit de l'université de Wuhan (Chine) et de l'Académie d'administration du Kazakhstan. Économiste et spécialiste en droit international, il maîtrise le russe, l'anglais, le chinois et l'arabe. Représentant commercial du Kazakhstan à Hong Kong, il a dirigé les conseils d'administration de la Banque commerciale et financière d'Almaty et de la Banque d'épargne nationale, avant d'être nommé ministre des Transports et des Communications en 2001. Le , il devient vice-Premier ministre et il est également ministre de l'Économie et de la Planification budgétaire d'avril à .
Premier ministre de 2007 à 2012, il présente sa démission pour rejoindre le poste de chef de cabinet du président Noursoultan Nazarbaïev. Serik Akhmetov, premier vice-Premier ministre, le remplace au poste de chef du gouvernement[1].
Le , à la suite de la démission de Serik Akhmetov, Massimov est nommé Premier ministre par le président Nazarbaïev. Il est investi à l'unanimité par la Parlement le jour-même[2].
Le , il est nommé à la tête des services de Renseignement et le vice-Premier ministre, Bakytzhan Sagintayev, lui succède comme Premier ministre[3].
Amnesty International considère qu’il n’a rien fait pour limiter l’usage de la torture dans son pays alors qu’il était Premier ministre[4].
Limogé le par le président Kassym-Jomart Tokaïev, il est arrêté trois jours plus tard et accusé de haute trahison[5]. Il est condamné l'année suivante à 18 ans de prison pour tentative de coup d’État, trahison et abus de pouvoir[6].
Dès avril 2022, Intelligence Online révèle que Chevron aurait mandaté le lobbyiste David Merkel pour organiser le soutien à Karim Massimov[7].
En France, une enquête judiciaire sur les ingérences étrangères est engagée en 2023, mettant en cause le lobbyiste Jean-Pierre Duthion, qui aurait rémunéré un député français, Hubert Julien-Laferrière, pour poser une question au gouvernement, ainsi qu'un journaliste, Rachid M'Barki, pour relayer ce sujet sur BFM TV[8].
Publication
modifier- Le prochain maître du monde- L'Intelligence Artificielle, Éd Fayard, 2019.
Voir aussi
modifierNotes et références
modifier- ↑ (en) « Kazakh leader appoints PM as chief of staff », Reuters,
- ↑ Rulers
- ↑ « Kazakhstan: le Premier ministre devient chef des services secrets », sur L'Orient-Le Jour (consulté le )
- ↑ « Soupçons d’ingérence étrangère : les surprenantes prises de position du député Hubert Julien-Laferrière », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Kazakhstan : l'ancien Premier ministre et chef de la sécurité arrêté pour haute trahison », sur RTBF Info, (consulté le ).
- ↑ Romane Haquette, « Kazakhstan : l'ancien chef des renseignements Karim Massimov condamné à 18 ans de prison », sur Novastan France, (consulté le )
- ↑ « ÉTATS-UNIS/KAZAKHSTAN • Chevron mandate David Merkel, consultant militant proche de l'ex-maître-espion Massimov - 20/04/2022 », sur Intelligence Online, (consulté le )
- ↑ Rémi Dupré, Abdelhak El Idrissi, Damien Leloup et Jérémie Pham-Lê, « Le lobbyiste, le député, le journaliste et l’avocat : les nouvelles révélations d’une affaire tentaculaire d’ingérences étrangères », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )