Karim Rashid

designer industriel
Karim Rashid
Karim Rashid parle à des journalistes à l'Innoprom 2012.
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
كريم رشيد‎Voir et modifier les données sur Wikidata
Surnoms
Prince of Plastic, Mr. PinkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Fratrie
Hani Rashid (frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Maîtres
Rodolfo Bonetto (en), Ettore SottsassVoir et modifier les données sur Wikidata
Influencé par
Site web
Distinctions

Karim Rashid

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Introduction

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Karim Rashid, né le au Caire, en Égypte, est un designer industriel canado-américain d'origine égyptienne, élevé au Royaume-Uni puis au Canada. Il est reconnu comme l'un des créateurs les plus influents de sa génération, avec plus de 4000 productions en série, plusieurs centaines de distinctions internationales et des projets réalisés dans plus de 47 pays. Son approche multidisciplinaire couvre le mobilier, l'éclairage, le design d'intérieur, l'identité de marque et les objets de consommation. Il est également le frère de l'architecte Hani Rashid[1].

Son travail, caractérisé par des formes fluides, des couleurs audacieuses et le concept qu'il qualifie de "minimalisme sensuel", vise à rendre le design accessible et quotidien, tout en conservant une dimension expressive et expérimentale. Il dirige son studio depuis New York et intervient comme conférencier dans le monde entier[2].

Formation

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Karim Rashid suit un parcours formel en design industriel. Il obtient un baccalauréat en design industriel à L'université Carleton (Ottawa) en 1982. Il poursuit ensuite une formation post-universitaire en Italie, d'abord à Naple, sous la direction de Ettore Sottsass, puis à Milan après du studio Rodolfo Bonetto[3].

Après sa formation, Karim Rashid commence sa carrière Chez KAN Industrial Designers à Toronto, où il travaille pendant environ sept ans. Parallèlement à cette activité, il cofonde la "Babel Fashion Collection", et plusieurs projets de design durant cette même période[4].

Vie Personelle

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Rashid s’est marié pour la première fois avec la peintre numérique Megan Lang en 1995[5]. Il a rencontré Lang en 1991 pendant qu’il enseignait brièvement comme professeur adjoint à la Rhode Island School of Design ; elle était étudiante de premier cycle[6]. Le couple a divorcé en 2005[7].

En 2008, il a épousé Ivana Purić, une ingénieure chimiste serbe[8],[7]. Il a rencontré Ivana Purić lors d’une fête à Belgrade en 2006 alors qu’il travaillait comme ambassadeur pour la deuxième édition de la Belgrade Design Week[9]. Ils ont un enfant, né en 2013[10],[11].

Ils se sont légalement séparés en 2016 et ont divorcé en 2018.

Rashid a épousé Kiana Ahmadi (2025)[12].

Carrière

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Dès son enfance, il baigne dans un environnement artistique, puisque son père est un artiste égyptien et professeur de design. Cette influence familiale, conjuguée à son éducation multiculturelle, nourrit sa sensibilité esthétique et son ouverture au monde. Après ses études et sa formation, il développe sa vision du design comme language universel: Un moyen d'embellir la vie quotidienne tout en la rendant plus fonctionnelle. Il a également enseigné au Rhode Island School of Design[2].

En 1993, il déménage à New York et fonde son propre studio. Il collabore avec plusieurs grandes marques internationales, dont Umbra, Swarovski, Alessi, Christofle, Paul Mitchell, 3M, Tonelli, Riva1920, Artemide, Fontana Arte, BoConcept et Veuve Clicquot. En plus des objets, son champ d'intervention s'étend aux intérieurs et à l'architecture comme les hôtels (Radisson, Temptation Resorts), les restaurants (Morimoto) et les travaux publics (Station de métro de la Università di Napoli)[4].

Style et Philosophie

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Karim Rashid définit son style artistique comme étant du « sensual minimalism » (minimalisme sensuel), un courant qui consiste à concevoir des designs épurés aux formes géométriques fluides, tout en conservant une dimension sensible et humaine[4].

Dans ses créations, il cherche à mêler émotions humaines et innovations technologiques, afin d’utiliser le design comme un moyen d’embellir les espaces et d’unifier les individus à travers des expériences esthétiques partagées[13].

Citation : « For the longest time, design only existed for the elite and for a small insular culture. I have worked hard for the last 30 years trying to make design for the public subject. » — Karim Rashid[4]

Karim Rashid adopte également une approche empathique dans ses commandes : il cherche à créer un design qui reflète la personnalité et l’identité de ses clients, tout en restant fidèle à sa propre vision artistique[14].

Œuvres et Projets

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Karim Rashid est un artiste et designer aux multiples aptitudes[4].

Il s’est fait connaître grâce à son œuvre « Garbo Can », une poubelle design vendue à plus de 7 millions d’exemplaires. Cette création est souvent associée à son intention de rendre le design accessible au grand public. Proposée à un prix d’environ 20 $, la Garbo Can transforme un objet du quotidien en un produit associant fonctionnalité et esthétique[15].

Karim Rashid ne s’est pas limité au design industriel. Il a également exploré le design d’intérieur, notamment avec le célèbre nhow Hotel à Berlin (Allemagne)[16], ainsi que l’architecture, à travers son projet de référence HAP 5 à New York[17].

Il a aussi conçu des objets de luxe, comme la lampe Globalight pour Veuve Clicquot[18], et s’est aventuré dans le monde de la mode, collaborant avec la marque italienne Peuterey pour une collection limitée[19].

Karim Rashid a collaboré avec de nombreuses entreprises internationales, pour lesquelles il a conçu des produits, des articles de table et des meubles. Parmi ces collaborations figurent notamment Nambé, Umbra, Idée, Issey Miyake, Pure Design, Zeritalia, Fasem, Guzzini, Tommy Hilfiger, Sony, Magis, Leonardo, Zanotta, Citibank et Totem[4].

Impact social et culturel

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Le design pour tous

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Karim Rashid explique porter une attention particulière au processus de conception de ses produits. Il étudie les changements sociaux de notre monde et cherche à comprendre les comportements des utilisateurs concernés par ses projets. Lors de demandes faites par ses clients, Rashid vise à retrouver un entendement entre deux esprits. Il déclare: « Pour moi, il est important que le résultat de mon travail et mon soutien au client débouche sur quelque chose qui puisse entrer en contact avec l’utilisateur, se relier au consommateur. » -Karim Rashid: l’entière satisfaction du client lui est chère[20].

Par le design, Karim cherche a maximaliser le désir de consommer et d’acheter. Pour ce faire, il utilise tous les principes qui permettent l’amélioration du quotidien. Parmi ceux-ci il priorise l’émotion, la fonction, l’expérience, le coût, et la forme[21].

L’expérience sensorielle et spirituelle est ce qu’il essaye de faire communiquer à travers ses œuvres . Cette dimension humaine qui atteint l’âme rejoint entre autres sa philosophie de sensualisme (mentionnée plus haut.)[22],[20]

À cela s’ajoute la question de la fonctionnalité. Le créateur s’appuie sur le principe de multiplicité, celui selon lequel trois objets remplissant chacun une fonction distincte peuvent être remplacés par un seul produit capable de combiner ces trois usages simultanément. De plus, est accordée une attention particulière à la qualité de ses créations afin qu’elles remplissent véritablement les fonctions prévues[20].

Conscient que la société entre dans une période plus libre, plus tolérante et ouverte d’esprit, Rashid énonce le fait qu’il adapte son approche du design à cette transformation[20].Dans le but de participer à ce changement, il conçoit des objets aux silhouettes souples, tactiles et réactives. Cette esthétique plus organique qu’il nomme le « blobject », permet une expérience plus sensorielle et confortable, adaptée à la physionomie humaine[20],[22].Elle vise à satisfaire et à améliorer les conditions de l’utilisateur au sein d’une société de plus en plus individualiste[20]. La conception de la chaise The Kurv chair (2002-2004) pour la compagnie canadienne de fabrication de meubles Nienkämper en est un exemple[20].

Une démocratisation du design

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En outre, le designer souhaite rendre ses créations accessibles à un plus large public pour en accroître l’impact qu’il considère lui-même bénéfique[20].

Ce que Karim appelle la “Designocracy” (ou en français “Designocratie”) traduit cette idée. Ce mouvement démocratique du design consiste à rendre ses créations accessibles aux individus de tous milieux économiques, sans pour autant en diminuer la valeur[21].

Le design était autrefois uniquement offert comme privilège aux classes aisées et ne faisait en aucun cas partie des pratiques quotidiennes[20].

En réaction directe à cette exclusivité est né le kitsch : des œuvres d’art vulgaires et volontairement de mauvais goût, loin du design formel, inscrit dans des règles strictes de proportion et d’ordre[20].

Dans le style de Karim Rashid, on retrouve cette influence du design populaire kitsch, mêlant laideur et beauté, témoigne de sa volonté de rompre avec l’élitisme traditionnel et de rendre le design accessible à tous[21].

Un design qui transcende les frontières culturelles

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Karim Rashid révèle que dès son plus jeune âge, il a été exposé à des artistes provenant de cultures, de religions et d’époques variées. Il a grandi dans plusieurs pays, ce qui a influencé un travail qui ne s’inspire d’aucune culture unique mais d’un ensemble de références diverses[20].

Karim Rashid développe également un concept qu’il nomme « Nutopia », qu’il décrit comme un univers imaginaire situé dans un futur idéal. Selon lui, cet espace symbolique met en avant la créativité, l’inspiration et l’idée d’une humanité unifiée autour d’une culture, d’une langue et d’une religion communes[20].

De la même manière, le designer industriel s’écarte des concepts de barrières culturelles et de régionalisme car selon lui, elles limitent l’esprit créatif et empêchent l’innovation[20],[22].

Distinction & reconnaissance  

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Rashid est titulaire de doctorats honorifiques de l'Université OCAD (anciennement Collège d'art et de design de l'Ontario) obtenus en 2006, du Pratt Institute en 2014 et de la Corcoran School of the Arts and Design en 2005[23]. En 2016, il a reçu un doctorat honorifique en droit (D.L.) de l'Université Carleton[4].  

En 2012, le designer et fabricant danois BoConcept a collaboré avec Rashid à la création de la collection Ottawa, qui a remporté le Red Dot Design Award[24].  

En 2017, Rashid a reçu le prix Lawrence Israël décerné par le Fashion Institute of Technology de New York[25].

Karim Rashid a également reçu plus de 300 prix de design internationaux, notamment le Red Dot Design Award (2015), plusieurs Good Design Awards et le IDSA Industrial Design Excellence Award.

Ses créations ont été exposées dans des institutions telles que le MoMA de New York, le Centre Pompidou de Paris et le San Francisco Museum of Modern Art.

Publications

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Karim Rashid est l’auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels I Want to Change the World (2001) et Design Your Self(2006).[4] Plusieurs publications lui ont également été consacrées, dont Karim Rashid: Compact Design Portfolio de Marisa Bartolucci (2004).[6]

Liens externes

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Notes et références

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  1. (en) « Karim Rashid », sur historymuseum.ca (consulté le ).
  2. 1 2 https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/karim-rashid
  3. (en) « Karim Rashid », sur CU75 (consulté le ).
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « About », sur karimrashid.com (consulté le ).
  5. (en) « Lord of creation » [archive du ], sur www.scotsman.com (consulté le )
  6. 1 2 (en) Marisa Bartolucci, Karim Rashid: Compact Design Portfolio, Chronicle Books, (ISBN 978-0-8118-4208-2, lire en ligne)
  7. 1 2 (en) « Karim Rashid - From the beginning - English version », sur Issuu, (consulté le )
  8. (en-us) cityfile, « Karim Rashid », sur gawker.com, Gawker (version du sur archive.org)
  9. (en-CA) « The King of Kool is so over New York », The Globe and Mail, (lire en ligne, consulté le )
  10. (en-US) « Karim Rashid Interview », sur Design Father (consulté le )
  11. (en) Katie Daubs Feature Writer, « Karim Rashid’s message: lose the fear and face the future », sur Toronto Star, (consulté le )
  12. (en) Marijana Romandić, « Karim Rashid for NIN: I live in the present to shape the future. », sur Nin online (consulté le )
  13. https://www.re-thinkingthefuture.com/know-your-architects/a8103-karim-rashid-ideology-and-philosophy/
  14. (en) « Portraits », sur minimalissimo.com (consulté le ).
  15. (en) « Karim Rashid's Garbo at 20 : Does It Still Hold Up? », sur Metropolis (consulté le ).
  16. (en) « Karim rashid : nhow hotel berlin », sur designboom / architecture & design…, (consulté le ).
  17. « Karim Rashid's HAP Five in East Harlem Slowly Takes Shape », sur CityRealty (consulté le ).
  18. https://www.hospitalitynet.org/news/4035629.html
  19. (en) « Karim rashid : peuterey 10th anniversary coats », sur designboom / architecture & design…, (consulté le ).
  20. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Rashid, Karim. 2004. Karim Rashid : Evolution. New York: Universe.
  21. 1 2 3 https://flore.unifi.it/bitstream/2158/1292261/1/rashid.pdf
  22. 1 2 3 https://openresearch.ocadu.ca/id/eprint/589/1/Karim_Rashid_2007_Onsite.pdf
  23. « Tim Gunn Awarded Honorary Degree, Special Speaker at Corcoran College of Art + Design 2009 Commencement Ceremony », sur artdaily.com (consulté le )
  24. (en) Times Staff Writer, « BoConcept furniture, Smart car join hands », sur Tampa Bay Times (consulté le )
  25. (en-US) « Karim Rashid », sur FIT Newsroom, (consulté le )