Keupstraße

rue de Cologne

La Keupstraße (litt. « rue Keup ») est une rue de 890 mètres de long, située sur la rive droite du Rhin dans le quartier de Mülheim à Cologne.

Das Foto zeigt eine Straße mit mehrstöckigen Häusern auf beiden Seiten, aufgenommen bei Tageslicht unter blauem Himmel. Die Gebäude links und rechts haben helle oder pastellfarbene Fassaden, teils mit Schildern und Markisen. Im Vordergrund steht ein blaues Straßenschild mit der Aufschrift „Keupstr.“ über der Straße. Auf beiden Straßenseiten sind zahlreiche Autos parallel geparkt, darunter weiße, silberne und dunkle Fahrzeuge. Links im Bild befindet sich ein Döner-Imbiss mit der Aufschrift „Yaprak Döner“, daneben weitere Geschäfte mit auffälliger Beschriftung, unter anderem ein Laden mit rotem Leuchtschild „Chef“. Einige Fahrräder stehen am Rand. Bäume mit grünem Laub stehen beidseitig der Straße, ihre Kronen reichen teilweise über die Fahrbahn. Stromleitungen und Lichterketten spannen sich über die Straße hinweg. Die Perspektive zeigt die Straße in Tiefe und verjüngt sich leicht zum Horizont hin.
Keupstraße, n°19 à 21 / Schanzenstraße (2025)

Situation

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La rue Keupstraße commence à l'intersection de la Dünwwalder Straße avec la rue Mülheimer Freiheit, et se poursuit en un arc jusqu'à la Bergisch Gladbacher Straße, non loin de la place de Vienne. Elle se situe à proximité de Schanzen, un ancien quartier industriel du XIXe siècle, où se trouvent aujourd'hui plusieurs établissements culturels (le Kölner Schauspiel, l'ancienne usine E-Werk, etc.) et de jeunes entreprises, notamment du secteur des médias[1]. Elle est coupée en deux par sa principale intersection avec le Clevischer Ring (qui fait partie de la Bundesstraße 8).

Origine du nom

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La Keupstraße est construite à la fin du XIXe siècle sous le nom de Wolfsstraße (la rue du loup). Elle est encore désignée ainsi dans le plan de Cologne datant de , mais renommée le d'après Maria Sibylle Petronella Keup (née Wolff)[2].

Maria Keup et son mari Kaspar Keup habitent au début de la Wolfsstraße et produisent des céréales[3]. Les Keup vendent leurs terrains agricoles à des sociétés ferroviaires et à Guilleaume (un homme d'affaires allemand), et acquièrent par là une grande fortune. En , après la mort de son mari, Maria Keup, veuve et sans enfants, fait don d'argent ainsi que de sa maison avec jardin pour la construction de l'hôpital catholique des « Trois-rois ». En , soixante malades y sont déjà accueillis[4]. Après plusieurs extensions, on pose en la première pierre pour la construction d'une nouvelle extension[4]. Jusqu'en , cet hôpital est le plus ancien de Mülheim, avant d'être détruit en . Depuis s'y trouve le Norbert-Burger-Seniorenzentrum (n°2a-4), une maison de retraite construite par l'architecte Gisbert Brovot, gérée par l'Arbeiter-Samariter Bundes (un groupe national d'organisations de santé).

Histoire

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Handgezeichnete Karte von Mülheim mit einem gelb markierten Straßenverlauf
Tracé de la Keupstraße, de la rue Freiheit au cimetière protestant, avant son réaménagement ; relevé prussien (1836–)

Construction

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Cologne – Keupstraße, n° 97 à 99

Au temps de la construction de l'ancienne Wolfsstraße, le quartier actuel de Mülheim est une ville indépendante, qui est seulement rattachée à Cologne le . L'industrialisation au XIXe amène plusieurs entreprises métallurgiques à Mülheim, comme l'usine de céruse « Lindgens & Fils »[5] en , l'usine de chamote « Martin & Pagenstecher », en le laminoir « Böcking & Cie », et en la fabrique de câbles métalliques « Felten & Guilleaume ». Les ouvriers qui y sont employés s'établissent pour la plupart à Mülheim, sur la rive droite du Rhin, donc là où se trouve la Wolfstraße.

La construction de la rue suit un chemin de campagne reliant Mülheim à Buchheim. Celui-ci commence à l'ouest au niveau de la rue Freiheit (rue de la Liberté), aujourd'hui rue Mülheimer Freiheit, et va au sud-ouest de la ville à travers les champs et les forêts. Le Schänzesweg (aujourd'hui « Schanzenstraße ») se trouve là où les habitants de Mülheim récoltent leur bois à brûler (leur « Schänzchen »)[2]. En dehors des limites de la ville, le cimetière évangélique existe déjà, là où aujourd'hui la Keupstraße rencontre la rue Bergisch-Gladbacher[6].

La Wolfsstraße est pensée comme partie prenante d'un quartier ouvrier. C'est pourquoi l'usine Carlswerk, créée par Franz Carl Guilleaume, fait construire dans la Keupstraße des logements à louer pour les ouvriers, bâtiments toujours existant aujourd'hui (n°97 à 117)[7]. Dans la partie avant de la rue, on construit aussi des maisons bourgeoises, dont beaucoup sont détruites par l'attaque aérienne du . La rue est aussi dès le début conçue comme un lieu pour des magasins et des lieux de production plus petits, en mettant l'accent sur les commerces de ressources quotidiennes[8].

Vers , le restaurant « Zur Erholung » de Jakob Saal se trouve dans la Keupstraße, aux numéros 53 et 55. Dans les bâtiments voisins, son frère Thomas Saal possède une boucherie[9]. En , le premier cinéma de Mülheim est ouvert au n°69 par l'aubergiste Josef Kühbach.

Bien que la Keupstraße soit à cette époque fleurissante économiquement, elle est perçue comme « malfamée », en raison de sa population prolétaire et de sa vie intense[8].

Cologne – Keupstraße, n°19-21 / Schanzenstraße ()

Ère moderne

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Cologne – Keupstraße / Regentenstraße ()
Cologne – Keupstraße n°19-21 / Schanzenstraße ()

Après l'intégration de Mülheim à Cologne en , beaucoup de rues sont renommées pour éviter les redoublements. C'est pourquoi la Wolfstraße est renommée Keupstraße en , en reconnaissance de la donatrice Maria Sybilla Petronella Keup (*, † ).

Entre et la fin des années [10], un tramway électrique passe à travers la Keupstraße. Ce tramway forme une ceinture périphérique passant par les rues Buchheimer, Mülheimer, la Keupstraße et la Montanusstraße, jusqu'à l'ancienne nouvelle gare de Mülheim, puis à travers la rue de Francfort pour retourner à la place de Vienne. Elle est exploitée par la société Mülheimer Kleinbahnen, existant de à [11].

A partir de et dans les décennies suivantes, la rue est l'un des plus grands endroits de trafic de drogue de Cologne, et devient un point chaud social. Grâce au travail conséquent de prévention de la police, la culture de la drogue est refoulée du quartier. Dans les mêmes années, des migrants turcs louent de plus en plus de locaux vides. Depuis, la rue s'est développée en un centre de commerces et de services turcs.

Immigration

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L'image de la rue se transforme avant tout avec la vague d'immigration pendant le recrutement de travailleurs immigés à partir d'. Le dernier groupe d'immigrés qui reste dans la Keupstraße est composé en majorité de travailleurs immigrés d'origine turque[12]. Le départ des habitants d'origine allemande s'accélère à partir de , alors que l'entreprise Felten & Guilleaume entre dans une crise, et s'engage dans une conversion d'économie communale. Cela attire de nouveaux immigrés, et la part d'étrangers passe au-dessus de la moyenne de la ville. Depuis, la Keupstraße est couramment appelée « Petit-Istanbul », ou « l'Istanbul de Cologne »[13]. Un article du Zeit de explique : « les passants allemands son aussi rare que dans un village kurde »[14].

En , la ville de Cologne marginalise la Keupstraße dans une documentation comme un « cas désespéré », parce qu'à cause de la ségrégation sociale, un combat pour les lieux de travail et de loisir avait commencé entre les familles pauvres étrangères et allemandes[15],[16]. Rien que le fait que le taux de chômage soit deux fois plus haut parmi les immigrés et que leurs qualifications générales ne soient que la moitié de celles des autres, font percevoir les quartiers ou les rues à forte concentration migratoire, comme la Keupstraße à Cologne, avec un « flair oriental »[17].

Attentat à la bombe

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La Keupstraße fait les gros titres nationaux lorsqu'elle est, le , le théâtre d'un attentat terroriste d'extrême-droite, avec une bombe tuyau remplie de clous. 22 personnes sont blessées, dont quatre gravement. Plusieurs magasins à proximité subissent des dégâts considérables. Un salon de coiffure est entièrement dévasté par la violence de la détonation. De nombreuses voitures garées sont endommagées par l'explosion et par les clous volant dans tous les sens.

Pendant de nombreuses années, il règne une grande confusion à propos du coupable, de son motif, et de la toile de fond. L'hypothèse de l'acte terroriste est tout d'abord repoussée par les enquêteurs[18]. Les spéculations vont aussi bien de l'attentat xénophobe au règlement de comptes entre commerçants turcs. D'autres suppositions rapprochent l'attentat à l'explosif du conflit kurde en Turquie. En , le coupable se dévoile lui-même, et il devient clair que l'acte a été perpétré par le groupe terroriste d'extrême-droite Nationalsozialistischer Untergrund (NSU)[19].

Un mois après l'attentat, Jürgen Roters, ancien chef administratif du district de Cologne et futur maire de la ville, se rend sur la scène du crime. Il commence sa visite par le salon de coiffure qui a été détruit par la bombe. Il dit au propriétaire : « C'est bientôt de nouveau mon tour ; appelez-moi et je serai votre premier client »[20]. Il tient sa parole et s'y fait couper les cheveux à la réouverture du salon en .

Une campagne du ministère fédéral de l'intérieur suscite à l'été de l'inquiétude. Des tracts en carton contre l'islamisme sont distribués dans la Keupstraße. Associations musulmanes comme conseillers municipaux de Cologne éprouvent comme un grand manque de sensibilité le fait que cette campagne commence délibérément dans la Keupstraße, où l'attentat a longtemps été attribué à des coupables islamistes[21].

Photo de groupe prise lors de la conférence de presse du rassemblement Birlikte – Debout ensemble

Du au eut lieu le rassemblement « Birlikte - Debout ensemble », à l'occasion du dixième anniversaire de l'attentat. Une fête culturelle de rue en plein air rassemble œuvres artistiques et musicales contre l'attentat, le racisme et la pensée de l'extrême-droite terroriste. Aux côtés du maire Roters et de Meral Sahin, la représentante de l'association de Keupstraße, les musiciens Wolfgang Niedecken, Peter Maffay et Udo Linderberg participent à un concert en plein air. Le théâtre de Cologne participe avec la pièce de théâtre « Die Lücke » (Le Trou), mise-en-scène par Nuran David Calis, qui décrit les enquêtes après l'attentat du point de vue des riverains. Le président fédéral Joachim Gauck prend la parole lors du rassemblement final[22].

Eko Fresh rappe à propos de l'attentat dans sa chanson « Es brennt » (Ça brûle) de . Le film-documentaire Der Kuaför aus der Keupstraße d'Andrea Maus () donne la parole aux victimes et aux habitans. L'initiative Keupstraße ist überall (la Keupstraße est partout), fondée dans le même temps, s'engage dans la société contre le racisme.

Infrastructures

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La Keupstraße est connue comme une rue commerçante avec un « flair exotique ». Les infrastructures existantes, commerce de détail, services, et restauration, sont coordonnées au besoin et à la demande des populations d'origine turque, et sont de fait adoptées par cette clientèle, mais aussi par beaucoup d'habitants de Cologne d'origine allemande, et parfois recherchées par les touristes. Les commerces s'étendent dans partie sud de la rue, avoisinant la rue Bergisch-Gladbacher, sur une rangée de maisons, et sont en tout composées d'une centaine de commerçants et de prestataires de services. La Keupstraße s'est particulièrement développée dans les services de noces turques, jusqu'à devenir l'allée turque des mariages de Cologne[23]. Ici, les fiancés trouvent des magasins spécialisés dans les bijoux, faire-parts, cadeaux de mariage, décoration, robes de mariées. Le nombre de petites épiceries, qui ont longtemps dominé le tableau, a baissé en faveur des supermarchés orientaux, en raison de la forte concentration de commerces de denrées alimentaires.

Situation actuelle

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La rue est majoritairement composée d'habitations à quatre étages - alternant avec des commerces locaux - du temps de la construction, du début du XXe siècle et de l'architecture de l'après-guerre. La partie de la rue, plutôt marquée par l'immigration turque, se trouve directement du côté du mur de l'usine, du secteur industriel avoisinant. Le rez-de-chaussée des maisons sont utilisés comme boutiques par des commerçants majoritairement d'origine turque, dont beaucoup sont Kurdes. Les magasins alternent entre différentes branches de commerce. Dans les étages supérieurs vivent en majorité des familles d'immigrés d'origine turque. Quelques bâtiments disposent d'un passage vers une arrière-cour. S'y trouvent d'autres maisons avec des appartements, des entreprises artisanales et deux associations de mosquées. Les façades ont soit été conservées dans leur état originel, quelques-unes ont été modernisées, d'autres décorées avec des ornements orientaux.

Le centre de la rue ne permet qu'un sens de circulation. La vitesse des voitures est réduite par des revêtements spéciaux, pendant le jour et jusqu'aux heures tardives de cette rue commerçante animée. La chaussée est accompagnée de places de stationnement sur les deux côtés. Mais ces places ne suffisent pourtant pour tous les habitants et les clients, qui se garent souvent en deuxième file, ce qui bloque parfois la circulation dans la rue.

Une artère routière à six voies sectionne la Keupstraße et sépare la route vers le Rhin de la partie commerçante de la rue. Juste à côté se trouve un arrêt du métro léger de Cologne du nom de la rue. Cette courte partie de rue est majoritairement un secteur d'habitations, et y sont installées des aires de jeux pour enfants. Les premiers mètres du métro sont aménagées en place où la circulation est ralentie. C'est là qu'a été construite il y a quelques années la maison de retraite Norbert-Burger. Quelques bancs, ainsi que la fontaine des « Trois-rois », érigée dans des temps plus anciens, invitent au repos.

La Keupstraße est connue comme un centre de la vie des immigrés d'origine turque[24]. Dans le quartier de Mülhiem, la part de résidents étrangers (32,3 %) est clairement supérieure à la moyenne municipale (19,4 %); la plus haute part se trouve dans le district de Finkenberg sur la rive droite du Rhin (47,1 %)[25]. Le taux des présumés coupables non-allemands est de 38,0 %[26].

Dans la Keupstraße ont eu lieu depuis plusieurs raids de police couronnées de succès (le dernier le ), qui ont révélé un système de blanchiment d'argent par la pratiqe illégale du hawala, comme c'est aussi le cas dans la Weidengasse à Eigelstein sur la rive gauche du Rhin[27]. C'est pourquoi la Keupstraße est un lieu de la criminalité de clan.

Quelquefois, la rue sert de lieu de tournage pour prises de vues. En , WDR Fernesehen diffuse la série documentaire Die Özdags, suivant le quotidien d'une grande famille d'origine turque, qui possède une pâtisserie sur la Keupstraße.

En , une vidéo YouTube du rappeur allemand Eko Fresh est tournée dans la rue, qui est partagée sur Internet par le label Aggro.tv comme épisode de la saison « Halt die Fresse ». En , Eko Fresh tourne le clip de Friedrich, une critique sur les propos de Friedrich Merz à propos des immigrés et l'image de la ville, également dans la Keupstraße[28].

Les commerçants et les habitants de la Keupstraße font de la publicité pour la visite de la rue et du lèche-vitrines de leurs boutiques dans une vidéo YouTube titrée Die Keupstraße lebt. Par là, ils ne se présentent pas sous un rôle de victime, mais plutôt comme des hôtes avec charme et humour. Mise-en-scène par le journaliste et réalisateur Jürgen Kura[29].

En , un essai est publié par Achim Dümmler (psychologue) et Ludger Reiberg (germaniste et géographe économiste, aujourd'hui directeur d'études à Cologne) dans le recueil d'un concours littéraires à Cologne (Beispielsweise Köln), avec le titre La Keupstraße à Mülheim, Köln, son histoire, son changement et son effet sur les habitants.

A l'occasion de la fin du Ramadan, le mois de jeûne musulman, la rupture du jeûne a lieu dans la Keupstraße, en plein, et est financé par les commerçants de la rue. Cet évènement est aussi considéré comme une réponse à l'attentat à la bombe d'extrême-droite de [30].

Références

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(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Keupstraße » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ Susanne Beyer, Die Glücklichen: Warum Frauen die Mitte des Lebens so großartig finden, 2021
  2. 1 2 Origine des noms des rues de Cologne. Publié le 26 octobre 2025.
  3. ↑ Kölner Personen-Lexikon, Greven-Verl, (ISBN 978-3-7743-0400-0)
  4. 1 2 Bernhard Kempkes, Köln-Mülheim in alten Bildern, 2002, p. 67
  5. ↑ Walter Roth, Hermann Stadlinger, Ernst Baum, Chemiker-Zeitung/Chemische Apparatur, volume 16, 1892, p. 690
  6. ↑ Geschichtswerkstatt Mülheim, Geschichte und Gegenwart der Keupstraße, juin 2016, p. 5
  7. ↑ Hiltrud Kier, Ulrich Krings, Stadtspuren: Denkmäler in Köln, volume 1, 1988, p.32; (ISBN 3-7616-0761-X)
  8. 1 2 Jonuz, Schulze, Vielfalt als Motor städtischer Entwicklung. Das Beispiel der Keupstraße in Köln, 2011, p. 33-47
  9. ↑ Bernhard Kempkes, Köln-Mülheim in alten Bildern, 2002, p. 69
  10. ↑ Geschichtswerkstatt Mülheim: Die Keupstraße - Geschichte und Geschichten, Köln, 2016, p.5
  11. ↑ Plum, Goldau, Mülheimer Straßengeschichte(n), Köln, 2023, p.56
  12. ↑ Felicitas Hillmann, Marginale Urbanität: Migrantisches Unternehmertum und Stadtentwicklung, 2011, p.123
  13. ↑ Bukow, Heck, Schulze, Yildiz, Neue Vielfalt in der urbanen Stadtgesellschaft, 2011, p.43
  14. ↑ Ulrich Gineiger, Die Zeit, «Multikulti: Idyll mit Rissen», 17 mars 2008
  15. ↑ Stadt Köln, Dokumentation Keupstraße, 1999, p.12
  16. ↑ Marc Hill, Nach der Parallelgesellschaft: Neue Perspektiven auf Stadt und Migration, 2016, p.89
  17. ↑ Burcu Dogramaci, Migration und künstlerische Produktion, 2013, p.265
  18. ↑ Die Keupstraße als Medienereignis 2004 − 2014. Sur: stadt-koeln.de. 16 mai 2014, publié le 30 juillet 2022
  19. ↑ Tanjev Schultz, NSU. Der Terror von rechts und das Versagen des Staates, Munich, 2018, Chapitre 5, p. 226–244, 257–263.
  20. ↑ "Roters sichert Anwohnern finanzielle Hilfe zu", Kölner Stadtanzeiger, 15 juillet 2004
  21. ↑ "Kampagne gegen Islamismus startet am NSU-Tatort", Welt Online, 26 septembre 2012
  22. ↑ Andrea Grunau, "Fest gegen das Vergessen zehn Jahre nach dem Anschlag in der Keupstraße", Deutsche Welle, 9 juin 2014
  23. ↑ Frangenberg, "Keupstraße: Tradition und Aufbruch", Kölner Stadt-Anzeiger, publié le 28 juin 2017
  24. ↑ Ağar, « Die Kölner Keupstraße: Türkischer Mikrokosmos », Die Tageszeitung, 31 juillet 2016
  25. ↑ Statista, Anteil der ausländischen Bevölkerung in Köln nach Stadtteilen im Jahr 2020, Juni 2022
  26. ↑ Polizeipräsidium Köln, Polizeiliche Kriminalstatistik 2020, 2021, p.6
  27. ↑ «Juweliere bei Razzia auf der Keupstraße durchsucht», Kölner Stadtanzeiger, 27 janvier 2021
  28. ↑ In: . 27. Oktober 2025, ISSN 2195-1349 (spiegel.de [abgerufen am 27. Oktober 2025]).
  29. ↑ Youtube-Video Die Keupstraße lebt
  30. ↑ deutschlandfunk.de: Religionen - Andrang bei Fastenbrechen zum Ende des Ramadan in der Kölner Keupstraße. 26. März 2025, abgerufen am 27. März 2025.

Coordonnées ; 50° 57′ 56,999″ N, 7° 00′ 30,928″ E