Khâbaou-Khnoum, au beau nom de Biou, est un vizir de la fin de la VIe dynastie, pendant le troisième quart du règne de Pépi II selon Nigel C. Strudwick[1].

Khâbaou-Khnoum
Image illustrative de l’article Khâbaou-Khnoum
Scène de l'antichambre du temple funéraire de Pépi II ; Biou est représenté en troisième position en partant de la droite
Nom en hiéroglyphe
W9N28
D36
G30D58M17G43
Transcription Ḫˁ-bȝ.w-Ḫnmw Bjw
Période Ancien Empire
Dynastie VIe dynastie
Fonction principale vizir
Dates de fonction règne de Pépi II
Sépulture
Nom M14
Type Mastaba
Emplacement Saqqarah
Date de découverte entre 1932 et 1935
Découvreur Gustave Jéquier
Fouilles entre 1932 et 1935 : Gustave Jéquier

Attestation et titres

modifier

Khâbaou-Khnoum est attesté par deux éléments :

  • sa propre tombe située dans la nécropole de la pyramide de Pépi II et numérotée M14 par Gustave Jéquier ; son nom Khâbaou-Khnoum, son beau nom Biou ainsi que sa titulature sont cités dans la tombe[2],
  • une représentation d'une série de hauts fonctionnaires dans l'antichambre du temple funéraire de Pépi II[3] ; Biou, portant le titre de « graçieux de bras » (jmȝ-ˁ), est représenté dans la scène en troisième position en partant de la droite.

Il porte de nombreux titres, dont les suivants[4] :

  • « Iry-pât » (jry-pˁt),
  • « Comte » (ḥȝty-ˁ),
  • « Ami unique » (smr wˁty),
  • « Graçieux de bras » (jmȝ-ˁ)
  • « Pâtre de Nekhen » (mnjw Nḫn),
  • « Gouverneur de Nekheb » (ḥry-tp Nḫb),
  • « Gouverneur de Djat » (ḥry-tp Ḏȝt),
  • « Chef du Double Trésor » (jmy-r pr.wy-ḥḏ),
  • « Chef des Six Grandes Cours » (jmy-r ḥwwt wrwt ssw),
  • « Chef du Double Grenier » (jmy-r s̆nwt.y),
  • « Chef de tous les travaux » (jmy-r kȝ.t nb.t),
  • « Chef de Deux Chambres des ornements royaux » (jmy-r js.wy ẖkr nsw.t),
  • « Chef des Deux Ateliers » (jmy-r wˁbty),
  • « Chef des commissions » (jmy-r wpt),
  • « Chef des Deux Maisons de l'or » (jmy-r pr.wy nwb),
  • « Chef du département des répartiteurs des surplus agricoles » (jmy-r pr ḥry-wḏb),
  • « Chef des attachés au domaine (agricole) du palais » (jmy-r ḫnty-s̆ pr-ˁȝ),
  • « Chef des scribes du rouleau (de papyrus) » (jmy-r ss̆.w mdȝt),
  • « Chef de la salle d'eau » (jmy-r sḳbb.wy),
  • « Chef des Deux Districts » (jmy-r gs.wy-pr),
  • « Gouverneur de la Haute-Égypte » (jmy-r s̆mˁw),
  • « Gardien de la coiffe » (jry nfr-ḥȝt),
  • « Directeur de toutes les fonctions divines » (ḫrp jȝt nb.t nṯr.t),
  • « Directeur de tous les pagnes-chendjit » (ḫrp s̆nḏyt nb.t),
  • « Scribe des rouleaux (de papyrus) divins » (ss̆ mḏȝt nṯr),
  • « Prêtre-lecteur » (ẖry-ḥb),
  • « Prêtre-lecteur en chef » (ẖry-ḥb ḥry-tp),
  • « Prêtre-sem » (sm),
  • « Prêtre-sema d'Anubis » (smȝ Jnpw),
  • « Prêtre-sema de Min » (smȝ Mnw),
  • « Aîné du sanctuaire aux stèles » (smsw snwt),
  • « Porteur du sceau du roi de Basse-Égypte » (ẖtmw bjty),
  • « Juge en chef et Vizir » (tȝjty sȝb ṯȝty).

Sépulture

modifier

La tombe se situe à l'est de la tombe du vizir Ima-Méryrê (tombe M13). La superstructure de la tombe se réduit à une vaste esplanade dallée bordée à l'ouest par une coupe nette taillée dans le terrain naturel, à l'est par un mur en briques qui se poursuit au sud jusqu'à se réduire avec la montée de la pente natuelle du terrain ; au nord, il ne reste aucune trace de mur. Les appartements funéraires démarrent au sud-ouest de l'esplanade par une descenderie qui se prolonge dans la direction du nord en longeant le côté ouest. La descenderie mène à une grande fosse creusée jusqu'à 10 m de profondeur, dans laquelle a été construite la chambre funéraire, de 7,30 m de longueur ; elle a été maçonnée en bon calaire de Tourah au fond d'une fosse. La chambre funéraire est couverte de dalles, elles-mêmes servant de plancher à une chambre de décharge dont le plafond est composé de quinze rouleaux en voussoirs d'une épaisseur totale de 3 m environ. Cette chambre de décharge a par ailleurs abrité une partie du mobilier funéraire du défunt. La décoration de la chambre funéraire, composée de reliefs très plats et peints, est d'une qualité médiocre[2].

Notes et références

modifier
  1. ↑ Strudwick 1985, p. 122.
  2. 1 2 Jéquier 1940, p. 62-67.
  3. ↑ Jéquier 1938, Pl. 57.
  4. ↑ Strudwick 1985, p. 121.

Bibliographie

modifier