Khayam Turki

homme politique tunisien

Khayam Turki (arabe : خيام التركي), né le à Paris, est un homme politique tunisien. Il est condamné et incarcéré dans le cadre de l'affaire du complot contre la sûreté de l'État dans des conditions critiquées par plusieurs ONG.

Khayam Turki
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (61 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Mohamed Khayam Ben Brahim Ben Moustapha TurkiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activité
Père
Brahim Turki (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Fratrie
Parentèle
Hédi Turki (oncle)
Zoubeir Turki (oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique

Vie professionnelle

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Né le [1] à Paris[2], fils de diplomate, il effectue ses études des différents établissements à travers le monde. Diplômé de l'Institut des hautes études commerciales de Carthage, de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'université américaine au Caire, il commence sa carrière en 1992 en occupant plusieurs responsabilités principalement liées à la finance mais aussi au commerce et à l'immobilier dans diverses sociétés en Afrique du Nord, en Europe et au Moyen-Orient[2].

Carrière politique

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Devenu membre d'Ettakatol en 2011, il y exerce les fonctions de conseiller en stratégie et de directeur de la campagne électorale des élections de 2011. En parallèle, il participe à la lutte contre l'exclusion et la pauvreté dans les villes[2].

Élu secrétaire général adjoint du parti en 2013[3], il le quitte définitivement en [4].

En , il co-fonde le think tank Joussour qui se spécialise dans l'élaboration des politiques publiques[5].

À la suite de la démission du chef du gouvernement Elyes Fakhfakh en , il est proposé comme candidat pour le remplacer par Ennahdha[6],[7], Au cœur de la Tunisie[6],[7],[8], Tahya Tounes[6],[7] et Al Badil Ettounsi[7].

Le , dans le cadre de l'affaire du complot contre la sûreté de l'État, Khayam Turki est arrêté par la police pour des présomptions de « complot contre la sûreté de l'État et entente pour renverser le régime en place » selon Ghazi Chaouachi[9]. Il est condamné en appel le à 35 ans de prison[10] après une condamnation à 48 ans prononcée en première instance[11]. Plusieurs ONG tunisiennes et étrangères dénoncent les conditions dans lesquelles s'est déroulé le procès, dont Human Rights Watch qui évoque une parodie de justice[12].

Vie privée

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Il est marié et père de trois enfants[2].

Références

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  1. « Avis adoptés par le Groupe de travail sur la détention arbitraire à sa centième session (26-30 août 2024) » [PDF], sur digitallibrary.un.org, (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 « Qui est Khayam Turki, nouveau ministre des Finances », sur Leaders, (consulté le ).
  3. « Tunisie - Khayam Turki, nouveau numéro deux d'Ettakatol », sur businessnews.com.tn, (consulté le ).
  4. Nabil Ben Ameur, « Khayam Turki refait surface 8 mois après sa démission d'Ettakatol », sur Kapitalis, (consulté le ).
  5. « Khayam Turki crée son propre think tank dénommé ‘Joussour' », sur Tuniscope, (consulté le ).
  6. 1 2 3 « Les blocs parlementaires annoncent leurs candidats à la présidence du gouvernement », sur Tunis Afrique Presse, (consulté le ).
  7. 1 2 3 4 Meher Kacem, « Présidence du gouvernement : liste officielle et définitive des candidats », sur Express FM, (consulté le ).
  8. « Qalb Tounès affirme que ses 2 candidats à la Kasbah sont « largement plébiscités » », sur africanmanager.com, (consulté le ).
  9. Frida Dahmani, « Kamel Eltaief, Béchir Akremi… Ce que l'on sait de la vague d'arrestations de ce week-end à Tunis », Jeune Afrique, (ISSN 1950-1285, lire en ligne, consulté le ).
  10. Ali Attar, « Tunisie : la justice confirme de lourdes peines contre des figures de l'opposition dans un climat de répression accrue », sur Afrik.com, (consulté le ).
  11. Wided Belhaj, « Affaire du complot : liste nominative et peines détaillées », sur webdo.tn, (consulté le ).
  12. « En Tunisie, de nouvelles arrestations d'opposants confirment la dérive répressive de Kaïs Saïed », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

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