Fabriqué par une manufacture basée à Pirot en Serbie (coopérative opérant sous le nom de Damsko srce), le kilim de Pirot (en serbe : Pirotski ćilim) est considéré comme l'un des symboles nationaux serbe[1] et, dans le même temps, comme un élément important du patrimoine folklorique bulgare. Tissé d'une seule pièce, il présente deux faces identiques. La popularité de ce type de kilims, en Serbie comme dans une grande partie de l’Europe centrale et du monde germanique, repose essentiellement sur l'usage d’une laine de premier ordre issue des élevages montagnards[2] locaux ainsi que sur la très grande expertise technique des tisserands de Pirot, travaillant dans le respect d'un style original qui leur est propre.

Historique

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Pirot, historiquement peuplé de Bulgares[3] faisait autrefois partie de la Bulgarie ottomane, la ville ayant été rattachée à la Serbie en 1878 par le traité de Berlin. Cependant, le tapis de style Pirot s'inscrit dans l'aire plus large de fabrication de kilims des Balkans, de l'actuelle Bosnie [4]à la Turquie. Venant d'une ville de foires stratégiquement située sur la grande route militaire romaine puis ottomane reliant Istanbul à Belgrade et Budapest, ce style rayonna largement hors de sa région d'origine. ,.

Avec les tapis de Chiprovtsi (Tchiprovtsi selon une autre transcription), les kilims de Pirot sont issus d'un centre régional de tissage localisé dans cette région montagneuse de la stara planina à l'est de la Serbie et à l'ouest de la Bulgarie. Un collectionneur très avisé, Jacob van Beelen, indique dans un ouvrage[5]publié en 2024 à l'occasion de l'exposition d'une partie de sa collection, que vers le milieu du XIXe siècle, les kilims de Pirot sont recherchés dans tout l'Empire ottoman et au-delà, y compris en Europe occidentale. Il précise que les kilims de Pirot à cette époque sont mis en vente pendant tout un mois lors de la grande foire de l'assomption le 28 août[6] à Pirot, ce au double du prix demandés pour les kilims de Tchiprovtsi. Ces succès commerciaux incontestables et confirmés sont à l'origine de la diffusion du modèle Pirot pour la fabrication de kilims en Bosnie, Macédoine du nord, Albanie, Bulgarie, Roumanie et Turquie. L'excellent accueil reçu par les exposants de Pirot à l'occasion de l'exposition universelle de Paris en 1892, où le kilim suscita un engouement extraordinaire dans le public (notamment grâce à sa double face).Cet engouement fut confirmé par la suite. C'est ainsi que de 1904 à 1940, la coopérative de Pirot présente dans plus de 26 expositions universelles, dont Londres, Bruxelles, Amsterdam; Naples, Milan, Paris, Berlin et Thessalonique, remporta plus de cinquante prix[7] internationaux et nationaux. C'est alors que Pirot, omniprésent dans toutes les grandes manifestations du commerce mondial, put assoir définitivement sa réputation hautement qualitative bien au-delà des Balkans.

A la fin de la première guerre mondiale, la popularité du kilim était telle que toute la ville en fut pavoisée pour accueillir ses libérateurs de l'armée d'orient en 1918, suscitant l'émerveillement du médecin militaire francais A.H.Millet[8], comme le rappelle l'auteur du catalogue de l'exposition "the magic of the Pirot kilim"[9].

Le tapis style Pirot est désormais inscrit depuis 2012 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de la Serbie[1]et ce sous l'égide de l'UNESCO.

Aujourd'hui encore comme hier, les quelques tisserandes en activité et dont le nombre se raréfie, continuent d'utiliser uniquement la meilleure qualité de laine pour fabriquer les kilims de Pirot, et ce tout au long du processus de tissage. C'est ainsi que la chaine (fils longitudinaux) est systématiquement fabriquée à partir de la laine blanche des moutons Pramenka ou Balkanka qui paissent dans les environs de Pirot. Cette laine longue et facile à traiter est d'excellente qualité et contribue ainsi à la durabilité du kilim de Pirot. Il faut rappeler que pour tisser un kilim Pirot standard (1,4 × 2 mètres) il faut recueillir la toison d'au moins 9 moutons et que 300 kilos de laine brute seront nécessaires pour produire 100 kilogrammes de fil. Dans son article publié le 30 septembre 2022 dans le magazine de l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) Vladimir[10] Maric, le directeur de l' office de la propriété intellectuelle de la république de Serbie ne cache pas son inquiétude devant une possible disparition de la race Pramenka, disparition pouvant à terme menacer une filière déjà structurellement fragile. La lecture d'un article[11] plus ancien mais plus détaillé publié en 2016 dans la revue "animal genetic resources" nous confirme la notable réduction du cheptel Pirot. Cette réduction qui va de pair avec une chute des volumes de laine Pramenka produits, pouvant faire peser un risque réel sur le maintien qualitatif du tissage serbe. Certains dispositifs en cours sont pris pour tenter de sauver la race, mais le cheptel réduit et l'accroissement de la consanguinité peuvent menacer ces efforts. Dans son ouvrage récent [12]Milica Zivadinovic nous informe que cette difficulté contraint assez souvent les tisserands à utiliser une laine mérinos de qualité et à se fournir auprès de fournisseurs australiens.

Fabrication

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L'outillage

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Le dispositif technique se compose d'un à métier tisser vertical légèrement incliné contre un mur. Deux barres verticales ( appelées soje ) et deux barres horizontales ( krosna ) forment le cadre de base. Un bâton en bois (obnitelnik ) placé à hauteur de poitrine du tisserand fait partie intégrante du métier. Le métier comprend également deux pièces de bois de la longueur du soja, un mécanisme de retour appelé povratilo, une barrière (zaponka),un séparateur pour les fils de laine (zav) et plusieurs pièces de bois servant à coincer les fils de chaîne. Parmi les autres éléments nécessaire du dispositif de tissage, on trouve un poussoir (tupica ) qui sert à compresser les fils de trames, ou bien encore un panier contenant les bobines et un coussin d'assise.

Le tissage

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Le Kilim de Pirot est un tapis sans velours tissé à plat et non noué. Dans ce cas le tisserand travaille selon une technique traditionnelle Serbe dite "klecanje" qui se caractérise par un effet de trame, et un rendu final ou il apparait que les fils de la trame cachent complètement ceux de la chaine. La chaîne est composée de fils retors, et la trame de fils de laine retors à un seul brin dans ce cas. Décliné en différents styles et dimensions, il peut servir de tenture murale, de tapis, de jeté de canapé, ou de plaid pour un lit. Selon Slavica Ciric directrice de la coopérative de Pirot, Il présente un aspect rigoureusement identique recto et verso et on ne peut pas identifier une face par rapport à l'autre. Le kilim est parfaitement utilisable sur ses deux faces. Le kilim de Pirot est tissé d' une seule pièce quelle qu'en soit la largeur. Ce point très important le rend particulièrement qualitatif par rapport à d'autres origines de kilims. Le travail est entièrement effectué à la main. A Pirot comme à Tchiprovtsi le tissage historiquement utilisé est dit à entrelacement[13] et ce n'est pas un tissage dit fendu. La qualité du tissage constitue un autre atout de cette très belle production en offrant une densité élevée de six fils de chaîne par centimètre et de vingt-huit passages de trame par centimètre.

Le design

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Un authentique kilim Pirot possède des motifs et une ornementation, caractéristiques de son type. Le standard, bénéficiant d'une appellation d'origine protégée (AOP) depuis 2002, qui définit 122 [14]ornements et 96 types et appellations. Même lorsque les kilims représentent des motifs figuratifs, ceux-ci sont exécutés selon des formes angulaires pour des raisons techniques tous les motifs géométriques et figuratifs du kilim de Pirot sont conservés[15] dans cette même ville au Musée du Ponisavlje. Le premier catalogue de Pirot fut réalisé par Mita Zivkovic en 1902 grâce au concours de la reine Draga qui accepta de le financer et le fit imprimer à Vienne. Du point de vue du design, il est souvent très difficile de distinguer un Pirot d'un autre kilim qui aurait été tissé en Bulgarie voisine ou à Tchiprovtsi, cette difficulté est encore renforcée pour le néophyte en ce sens que les kilims de Pirot ou de Tchiprovtsi sont commercialisés très souvent sous une appellation générique commune "Sarkoy", qui correspond au nom donné autrefois par les Turcs (avant 1878) à la ville de Pirot alors sous une administration ottomane. C'est davantage l'usage de la fameuse laine Pramenka très fine mais très solide qui permettra dans ce cas de distinguer un Pirot d'un autre kilim tissé ailleurs dans les Balkans. Les rares productions (contemporaines) de Tchiprovtsi en Bulgarie qui subsistent encore ayant pour leur part introduit l'usage du coton dans la trame lors du tissage, fournissent ainsi aux amateurs un critère supplémentaire permettant de différencier leur production de celle de Pirot (Serbie) qui reste de toute façon exclusivement laine.

Colorisation

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Comme précisé dans la notice du patrimoine culturel de la Serbie concernant la fabrication des tapis à Pirot, la couleur dominante du kilim Pirot est un rouge soutenu pouvant se décliner en plusieurs nuances. Selon le témoignage de Cyprien Robert voyageur présent à Pirot en 1844, nous apprenons que les kilims de Pirot sont très réputés à cette époque dans le tout le monde ottoman, il prend le soin de nous indiquer que les kilims sont ornés outre le noir de motifs blancs, jaunes, verts, bleus et parfois d' un rouge plus clair. Longtemps colorisés au moyen de teintures végétales[16]et naturelles, les laines actuellement utilisées à Pirot sont teintées grâce à des colorants synthétiques qui ont pour avantage de donner toute satisfaction en terme de résistance aux effets néfastes de la lumière. Il convient néanmoins de signaler qu'une production importante du coté Bulgare de la frontière semblait utiliser jusqu' au milieu des années 2010 et ce de façon encore significative certains colorants naturels et végétaux pour la colorisation de la laine. Le fameux rouge[17]du champ du kilim étant en particulier obtenu à partir de la racine de garance. Nikola Nikolov, directeur d'école à Chiprovtsi et également chercheur dans le domaine des colorants naturels végétaux utilisés dans le traitement de la laine au moment de sa colorisation, eu à coeur d'animer un cours sur les teintures naturelles végétales. En véritable passionné, Il incita ses élèves à réintroduire le jardinage des plantes tinctoriales, et en particulier celui de la garance, plante dont la culture était déjà abandonnée au début des années 2000. Les colorants à l'aniline, aux effets bien connus comme néfastes sur la longue durée, ne sont plus utilisés depuis très longtemps à Chiprovtsi ainsi que dans les principaux centres mondiaux du tissage. Il n' est pas certain que l'oeuvre de Nikola Nikolov lui survive, car, ses élèves, même s'ils gardent précieusement leurs notes de cours, ne font très généralement pas carrière dans ce domaine à l'exception d'un couple de tisserands passionnés par les couleurs naturelles et formés par Mr Nikolov. Il convient néanmoins de signaler que dans le cas du kilim de Pirot, c'est uniquement le fil de la trame qui doit faire l'objet d'une coloration ; le fil de la chaine restant pour sa part toujours naturel et non teint.

Survivance et avenir

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Les craintes relatives à la pérennité des activités de tissage en Serbie paraissent fondées en dépit des efforts institutionnels pour maintenir l'activité au delà du simple folklore. C'est ainsi que la coopérative de Pirot Damsko srce, n'emploie actuellement que six tisserands à temps plein, ce chiffre peut sembler très faible surtout après que l'activité ait représenté des milliers d' emplois à son pic au début du XXe siècle. La situation reste donc fragile. Néanmoins la coopérative de Pirot, désormais certifiée et devenue le seul espace à pouvoir former un authentique tisserand en style Pirot, peut donner quelques espoirs à la nouvelle génération d'artisans à venir. Le goût pour cet artisanat reste en effet très fort dans le public serbe. Illustrant cette tendance, on voit surgir avec un certain succès de toutes nouvelles applications du style Pirot dans des secteurs très nouveaux dont celui de la mode grâce aux initiatives de Silvana Tosic à l'occasion de la Serbia fashion week à Novi Sad, ou bien encore celui de la décoration[18]d'hôtel réputé à Belgrade comme celle du fameux Mama Shelter situé sur l' avenue piétonne Knez Mihailova. D'autres entreprises également initiées depuis le secteur privé rencontrent une belle réussite à l' image de celles de Milica Zivadinovic[19]artiste plasticienne largement reconnue en Serbie et très active dans le design de bijoux, chacune d'entre elles contribuant ainsi et à sa mesure à renforcer la motivation et les espoirs des acteurs de la filière.

Collections remarquables

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Le musée ethnographique de la capitale localisé dans un immeuble construit en 1933-1934 et situé 13, place des étudiants à Belgrade est fort d'un département textile de 4 700 pièces. Selon sa conservatrice Marina Cvetkovic, le joyau en est la collection de kilims de Pirot, la plus importante du genre en Serbie.

Le musée du Ponisavlje situé à Pirot abrite pour sa part dans une très belle demeure ottomane construite en1848, une remarquable collection de 260 kilims, tous tissés à Pirot. Le musée dispose également de toute la documentation nécessaire relative au maintien et au respect du style Pirot et en est le conservatoire.

Parallèlement à ces deux rendez-vous institutionnels incontournables, certaines expositions temporaires de haut niveau ont également pu être organisées en Serbie ou à l'étranger grâce au soutien d'amateurs fortunés férus de cet artisanat ayant accepté de mettre gracieusement leur collection privée à la disposition du public. C'est ainsi qu'une exposition temporaire[20] très remarquée, riche d'environ soixante kilims[21] de Pirot de grande taille, a pu être organisée en 2023 grâce au support de la famille Nikolic, dans un espace tout à fait original situé dans les anciens silos[22] à grains sur les quais du Danube.

Situé hors de Serbie, en Grèce dans la péninsule du Mont Athos le monastère de Hilandar abritait dans son trésor une collection de kilims considérable et précieuse constituée au fil du temps par les dons des pèlerins Serbes, celle ci à été largement détruite en 2004 par un incendie d'origine inconnue. Ce monastère animé par des moines orthodoxes serbes bénéficie depuis cette date du soutien constant du public serbe et plus particulièrement de celui de la région de Pirot. Celui-ci, très ému par la catastrophe, s'est employé à remplacer les oeuvres détruites. C'est ainsi qu'en 2008 vingt-et-un kilims[23] offerts par les artisans de Pirot purent être livrés comme témoignages de la dévotion du peuple serbe à ce monastère. Cet effort en faveur du monastère semble s'inscrire dans une certaine durée. C'est ainsi que la ville de Pirot confirma son soutient en 2022 et entrepris le tissage d'un kilim galerie de grande dimension orné des motifs traditionnels et le destina à Hilandar.

Voir liens externes

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Un documentaire de Nemanja Jovanovic¨Art of Mastery presents the Pirot carpet weavers of Serbia (entretien avec la directrice de la coopérative de Pirot ) https://www.youtube.com/shorts/s2YTTef343

Documentaires (2) sur le tissage à Chiprovtsi Bulgarie

https://youtu.be/Cy9PVQQZ68g?is=nFsEo8D1-xrGTYu-

https://www.youtube.com/watch?v=YT2Osv9c2ns&t=137s

Galerie

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Bibliographie

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  • Peter Bausback, 1983: Kelim. antike orientalische Flachgewebe. Klinkhardt & Biermann, München. (ISBN 3-7814-0206-1)
  • Marina Cvetković, 2008: Игра шарених нити : колекција пиротских h̄илима Етнографског музеја у Београду (The Play of Varicolored filaments - collection of the Pirot Kilims in the Ethnographic Museum in Belgrade). Ethnografski muzej u Beogradu, Belgrad. (ISBN 8678910399)
  • Alastair Hull & José Luczyc-Wyhowska, 1993: Kilim - the complete guide: History, pattern, technique, identification. Thames and Hundson, London. (ISBN 0-8118-0359-7)
  • Milica Petković & Padmila Vlatković, 1996: Пиротски ћилим (Pirotski ćilim). Srpska akademija nauka i umetnosti, Narodna biblioteka Srbije, Belgrad.
  • Yanni Petsopulos, 1980: Der Kelim. Prestel Verlag, München. (ISBN 3-7913-0474-7)
  • Dobrila Stojanovic 1987: Пиротски ћилими (Pirotski ćilimi). Muzejske zbirke VIII, Museum of Applied Arts (Muzej primenjene umetnosti), Belgrad.YU (ISBN 86-7415-001-2) sr en
  • Amila Smajovic, 2025 The Spirit of the Bosnian Kilim UNIKOD Invest Sarajevo 421p (ISBN 9-789926-900-908)
  • Jacob van Beelen 2024 Des histoires en couleur 350 ans de tradition bulgare du kilim, institut culturel bulgare 28, rue de la Boétie 75008 Paris 110 p (ISBN 9 791041 543410)
  • Milena Vitković-Žikić, 2001: Les Kilims de Pirot. Musée des Arts Décoratifs, Narodna biblioteka Srbije, Belgrad. (ISBN 86-7415-068-3)
  • Milica Zivadinovic :Ornaments of Serbia.The pirot kilim. 2022 272 p (ISBN 978-86-521-4625-3) Laguna, Belgrad
  • Milica zivadinovic :The Magic of the Pirot kilim 2023 monographie collection de la famille Nikolic catalogue de l' exposition Silosi Belgrade JUIN JUILLET 2023 Kosmik Art. 140 p (ISBN 978-86-82240-01-3)

Références

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  1. 1 2 Ministry of Culture and Information, « List of elements of intangible cultural heritage of the Republic of Serbia »
  2. (en) Ivanov, « Importance of zackel sheep breeds in development of Pirot and Chiprovitsi kilim brand in the Stara Planina région », workshop 7-9 september 2011, Reykjavic Iceland, septembre 9 2011, p.7, 25 p (lire en ligne [PDF])
  3. Bulgarian National Radio, « Tracing the Bulgarian Cultural Heritage in Pirot »
  4. (en) Amila Smajovic, The Spirit of the Bosnian Kilim, Sarajevo ,Bosnie, UNIKOD, , 421 p. (ISBN 978-9926-9009-0-8), p. 216 p. 234
  5. (fr + en) Jacob van Beelen, Des Histoires en Couleurs 350 ans de tradition Bulgare du kilim, Paris, Institut culturel Bulgare de paris 28, rue de la Boétie. 75008 Paris, , 110 p. (ISBN 979-10-415-4341-0), p. 8
  6. (sr + en) Milica Zivadinovic, Ornaments of Serbia the Pirot kilim, Beograd, Laguna, , 271 p. (ISBN 978-86-521-4625-3), p. 27
  7. Vladimir Maric, directeur, (Office de la propriété intellectuelle de la République de Serbie), « Protéger le patrimoine culturel de la Serbie: le cas du kilim de Pirot », Magazine de l'ompi, (lire en ligne)
  8. A.H.Millet (trad. du français), A travers la Serbie libérée (1918) (souvenirs), Paris, Charles-Lavauzelle, , 118 p. (ISBN 9782702511954)
  9. (sr + en) Milica Zivadinovic (trad. du serbe), The magic of the Pirot kilim (catalogue The collection of Pirot kilims of Nikolic Family), Belgrade, KosmikArt, , 140 p. (ISBN 978-86-82240-01-3), p. 13
  10. Vladimir Maric, directeur (Office de la propriété intellectuelle de la République de Serbie),), « Protéger le patrimoine culturel de la Serbie: Le cas du kilim de Pirot », Magazine de l' OMPI, (lire en ligne)
  11. (en + fr) Ivanov S, « vStevanovic ON, Stojiljkovic M, Trailovic R, Ivanov S, Nedic DN. Caractérisation phénotypique primaire du mouton Pirot de Stara Planina, République de Serbie : peut-on sauver le zackel oublié ? Ressources génétiques animales/Ressources génétiques animales/Recursos genéticos animales . 2016. », Animal genetic resources, no 59, , p 63-72 (lire en ligne)
  12. (sr + en) Milica Zivadinovic, Ornaments of Serbia the Pirot kilim, Beograd, Laguna, , 271 p. (ISBN 978-86-521-4625-3), p. 35
  13. (fr + en) Jacob van Beelen, Des histoires en couleurs 350 ans de tradition bulgare du kilim, Paris, institut culturel bulgare de Paris 28 rue de la Boétie 75008 Päris, , 110 p. (ISBN 9 791041 543410), p. 10
  14. (sr) Prédrag ¨Pésic (Directeur du musée de Pirot) (trad. du serbe), Protection de l' indication géographie d' origine protégée (AOP) Statistiques, rapports,et aperçus des indications géographiques, Pirot sr, Musée du Ponisavlje, 111 p. (lire en ligne)
  15. (sr) Mita Zivkovic (trad. du serbe), Album de kilims de Pirot (Catalogue), Pirot, Narodna bibliotéka, , 27 p. (lire en ligne)
  16. (en + fr) Bratislava Idvoréan-Stéfanovic, « La tradition serbe de la culture textile-Découvrez les techniques de la teinture végétale des textiles. Un élément important du patrimoine culturel et écologique de la Serbie. », blog BRANKA ON TEXTILES, (lire en ligne)
  17. (fr + en) Rada Kaneva, « Préserver la couleur et la culture: un entretien avec l'artiste textile: Eleonora Edreva », Fulbright Bulgaria, (lire en ligne)
  18. Solenn Cordroc'h, « M le magazine du monde », Hebdomadaire, 07 février 2019 à 18h15 (lire en ligne)
  19. (en) Milica Zivadinovic, Ornaments of Serbia, Belgrade, Laguna, , 272 p (ISBN 978-86-521-4625-3)
  20. (en + sr) Milica Zivadinovic (trad. du serbe par Zeljco Stanimirovic), Magic of the Pirot kilim (catalogue exposition juin-juillet 2023 monographie famille Nikolic), Belgrade, KosmikArt, , 140 p. (ISBN 978-86-82240-01-3)
  21. (sr) Gaia pokret. (Sva prava zadržana. 2024. Gaia pokret.), « Otvaranje "Magije pirotskog ćilima" u beogradskim Silosima », Silosi Beograd .,
  22. (en + fr) MOUVEMENT GAIA (Gaia pokret production), « La magie du kilim de Pirot »,
  23. (sr + en) Milica Zivadinovic (trad. Zeljko Stanimirovic), Ornaments of Serbia the Pirot kilim, Laguna, , 271 p. (ISBN 978-86-521-4625-3), p. 176