Kim Keon-hee
Kim Keon-hee (hangeul : 김건희), née le en Corée du Sud, est une femme d'affaires sud-coréenne, ainsi que la Première dame de Corée du Sud de 2022 à 2025, en tant que qu'épouse de Yoon Seok-youl, président de la république de Corée.
| Kim Keon-hee | ||
Kim Keon-hee en 2023. | ||
| Première dame de la Corée du Sud | ||
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| – (2 ans, 10 mois et 25 jours) |
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| Président | Yoon Seok-youl | |
| Prédécesseur | Kim Jung-sook | |
| Successeur | Choi Ah-yong (intérim) Kim Hye-kyung |
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| Biographie | ||
| Naissance | District de Yangpyeong (Gyeonggi, Corée du Sud) |
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| Nationalité | Sud-Coréenne | |
| Conjoint | Yoon Seok-youl | |
| Université | Université de Kyonggi (en) | |
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| Kim Keon-hee | |
| Hangeul | 김건희 |
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| Hanja | 金建希 |
| Romanisation révisée | Kim Geonhui |
| McCune-Reischauer | Gim Kŏnhŭi |
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Biographie
modifierJeunesse et éducation
modifierKim Keon-hee naît le dans le district de Yangpyeong, dans la province de Gyeonggi. Après l'obtention de son diplôme du secondaire, elle obtient un diplôme d'art de l'université de Kyonggi (en)[1], probablement entaché de plagiat[2].
En 2009, Kim crée la société Covana Contents, spécialisée dans les expositions artistiques, entreprise dont elle est la directrice[3].
Première dame de Corée du Sud
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Après l'élection de son mari, Kim Keon-hee déclare préférer l'appellation « épouse du président » plutôt que « Première dame de Corée du Sud »[1]. Elle déclare également son intention d'assister discrètement son mari, sans lui faire de l'ombre, afin que ce dernier puisse se concentrer au mieux sur les affaires du pays[4]. Durant son mandat, elle se rapproche des anciennes Premières dames encore en vie, comme Lee Soon-ja, Son Myung-soon, Kwon Yang-sook ou Kim Jung-sook, pour bénéficier de leurs conseils[5],[6],[7].
Vie personnelle
modifierKim Keon-hee est l'épouse de Yoon Seok-youl depuis 2012[8].
Controverses
modifierEn sa qualité de directrice de galeries, Kim Keon-hee est accusée d'avoir reçu des pots-de-vin dans le cadre de ses fonctions, afin d'exposer certains artistes[9]. Elle est également accusée de ne pas avoir payé d'impôts sur ses propriétés immobilières de Séoul, en 2019[10]. Similairement, elle est accusée d'emplois fictifs ainsi que de mensonges sur ses expériences bénévoles[11],[12].
De plus, lors de la campagne électorale de 2022, elle déclare que tous les journalistes critiques à la politique de son mari seront emprisonnés si ce dernier arrive à la Maison-Bleue[13]. Dans cette même campagne, elle est accusée de proximité avec un chaman sud-coréen, soulevant des questions d'emprise de ce dernier sur le couple présidentiel[14],[15].
Scandale de corruption et incarcération
modifierKim Keon-hee est suspectée de fraude et de manipulation boursière, ce qui conduit en l'opposition démocrate à voter au Parlement en faveur du lancement d'une enquête spéciale indépendante à son encontre. Le président Yoon décide d'user de son veto pour arrêter l'enquête[16]. De plus, elle est accusée de corruption, acceptant des sacs à main de luxe. Ces différents scandales entachent la réputation de son mari, qui subit les conséquences de ces scandales lors des élections législatives d', où son parti subi une défaite électorale[17].
Après la tentative avortée de coup d'État de 2024 puis la destitution de son mari en , le parquet de Séoul émet un mandat d’arrêt à l’encontre de Kim Keon-hee le suivant, pour un interrogatoire sur les faits de corruption et de manipulation de cours boursiers qui lui sont reprochés[18]. Elle est ainsi arrêtée et incarcérée[19].
Le , l'ancienne Première dame est condamnée à vingt mois de prison ferme. Elle est acquittée des chefs de manipulation boursière et de violation des lois de financement de campagne électorale[20].
Un tribunal sud-coréen a condamné en , Hak Ja Han, dirigeante de l'Église de l'Unification, à deux ans de prison pour avoir corrompu des fonctionnaires, dont Kim Keon Hee, afin d'obtenir des faveurs politiques[21].
Notes et références
modifier- 1 2 (ko) Jo Ara, « [단독]김건희 “‘영부인’보다 ‘대통령 배우자’ 표현이 좋아” », sur Dong-A Ilbo, (consulté le ).
- ↑ Philippe Mesmer, « En Corée du Sud, premiers interrogatoires de l’épouse et éminence grise de l’ex-président Yoon », sur Le Monde, (consulté le ).
- ↑ (ko) Ja Ga-hyeon, « [여성조선] 전시장에서 만난 윤석열 검찰총장 후보 부인 김건희 대표... 60억대 자산가 », sur Chosun Ilbo, (consulté le ).
- ↑ (en) « South Korea's new first lady: Entrepreneur Kim Keon-hee takes on new role », sur The Straits Times, (consulté le ).
- ↑ (en) Lee Haye-ah, « First lady visits wife of ex-President Kim Young-sam », sur Yonhap, (consulté le ).
- ↑ (en) « First lady meets with ex-President Moon's wife in Seoul », sur Yonhap, (consulté le ).
- ↑ (en) « (LEAD) First lady visits ex-President Chun's widow », sur Yonhap, (consulté le ).
- ↑ (ko) Koo Young-sik, « 윤석열 장모는 유독 '부동산'에 집착했다 », sur OhmyNews, (consulté le ).
- ↑ (en) Ser Myo-ja, « Choo orders Yoon to be walled off from two probes », sur JoongAng Daily, (consulté le ).
- ↑ (ko) Choi Woo-yeol, « [단독]윤석열 후보자 부인, 세금 체납으로 세차례 집 압류 », sur Dong-a Ilbo, (consulté le ).
- ↑ (en) Park Yu-na, « Presidential candidate Yoon’s wife's work experience at a gallery claimed as false », sur The Korea Herald, (consulté le ).
- ↑ (en) Bae Ji-hyun, « More false claims found on CV of wife of opposition party presidential nominee », sur Hankyoreh, (consulté le ).
- ↑ AFP, « Corée du Sud : la femme d’un candidat à la présidence menace d’emprisonner des journalistes critiques », sur Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ (en) Ko Dong-wan, « Fortune-telling and Korea's presidential election », sur The Korea Times, (consulté le ).
- ↑ (en) Bae Ji-hyun, « Kim Keon-hee in hot water over additional off-color comments », sur Hankyoreh, (consulté le ).
- ↑ « Corée du Sud: suspectée de fraude, la Première dame au cœur d'un scandale politique », sur RFI, .
- ↑ Chloé Borgnon, « Corée du Sud: l'affaire du sac de luxe qui secoue la présidence devant la justice », sur RFI, (consulté le )
- ↑ Le Monde avec AFP, « En Corée du Sud, le parquet demande un mandat d’arrêt contre l’ancienne première dame Kim Keon-hee », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ) - ↑ « L’ancienne première dame sud-coréenne accusée d’avoir accepté plus de 200.000 euros de pots-de-vin », sur Le Soir, (consulté le )
- ↑ « Kim Keon-hee, la très impopulaire ex-première dame de Corée du Sud, échappe à une lourde peine de prison », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « South Korea court gives Unification Church leader 2 years prison », france24.com, (lire en ligne, consulté le )