Kim Du-bong
Kim Du-bong (김두봉, Kim Tu Pong selon la romanisation en vigueur en Corée du Nord[1], 1886-1958 ?), est un homme d'État nord-coréen. Il a été le premier chef d'état de la Corée du Nord en tant que président du comité permanent de l'Assemblée populaire suprême de 1948 à 1957. Il a auparavant lutté contre la colonisation de la Corée par le Japon et est un des premiers linguistes de la langue coréenne.
| Kim Du-bong | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire suprême de Corée du Nord (chef de l'État, de facto) | |
| – (9 ans et 11 jours) |
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| Premier ministre | Kim Il-sung |
| Prédécesseur | Poste créé |
| Successeur | Choi Yong-kun |
| Président du Parti du travail de Corée du Nord | |
| – (2 ans, 10 mois et 2 jours) |
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| Prédécesseur | Poste créé |
| Successeur | Kim Il-sung (Parti du travail de Corée) |
| Président du Nouveau Parti populaire de Corée | |
| – (6 mois et 12 jours) |
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| Prédécesseur | Poste créé |
| Successeur | Poste supprimé |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Busan |
| Date de décès | 1958 ou après (à 72 ou 75 ans) |
| Nationalité | nord-coréenne |
| Parti politique | Parti du travail de Corée |
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| Dirigeants nord-coréens | |
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Biographie
modifierKim Tu-bong est généralement donné comme né le 16 février 1889 à Busan tout au sud de la péninsule coréenne. Il participe au Mouvement du 1er mars (Samil) en 1919, puis fuit en Chine et s'installe à Shanghai après la répression japonaise du mouvement. À Shanghai, il se consacre notamment à la linguistique tout en participant à la vie politique de la communauté coréenne en exil[2]. Après son arrivée à Yan'an, il rejoint le mouvement communiste chinois et devient l'un des principaux dirigeants coréens du groupe de Yan'an À Yan'an, il dirige la Ligue d'indépendance de Corée du Nord de Chine, tandis que l'Armée des volontaires coréens constitue sa branche militaire l'un des principaux dirigeants du groupe de Yan'an, notamment reconnu pour ses travaux en linguistique[2].
Kim Du-bong fonde la ligue de l'indépendance coréenne en puis, après la capitulation du Japon en 1945, le Nouveau Parti populaire de Corée qui fusionne plus tard avec le parti communiste coréen pour former le parti du travail de Corée du Nord, le prédécesseur du parti du travail de Corée. Kim était le président de ce nouveau parti. De 1947 à 1948, il était par ailleurs président du comité populaire provisoire de Corée du Nord.
Après la proclamation de la république populaire démocratique de Corée en 1948, il devient membre du bureau politique du parti du travail de Corée. De 1948 à 1957, il est président du comité permanent de l'Assemblée populaire suprême et donc formellement chef de l'État, un poste essentiellement honorifique.
En , à la suite de l'incident de la faction d'août, Kim Du-bong fut soupçonné d'être l'un des instigateurs et est critiqué lors du congrès du parti, libéré de toutes ses fonctions et exclu du parti. En raison de son âge avancé, Kim Du-bong échappe à la peine de mort publique. Comme de nombreux responsables politiques victimes des purges menées sous Kim Il-sung, il disparaît ensuite de la vie publique et aucune information officielle n’est publiée sur son sort. Les recherches historiques le situent généralement dans une ferme coopérative implantée dans une région montagneuse du comté de Sunan, dans la province du Pyongan du Sud, où il aurait été affecté à des travaux agricoles et à des travaux forcés. Les circonstances de sa mort demeurent incertaines : la plupart des travaux la situent vers 1961, probablement à la suite d’une maladie, tandis que d’autres avancent qu’il aurait été exécuté ou serait mort en détention au début des années 1960[3].
La chute de Kim Du-bong faisait partie d'une grosse opération de nettoyage menée à la fin des années 1950 envers les communistes revenus de Chine, d'URSS ou bien originaires du sud. Le premier ministre Kim Il-sung qui cherchait alors à consolider son pouvoir se méfiait de ces groupes qui avaient tenté de le destituer lors du congrès de 1956.
Œuvres
modifier- Joseon malbon (조선말본)
- Gipdeo Joseon malbon (깁더 조선말본)
- Malmoi (말모이)
- Jejudo silgi (제주도실기)
Notes et références
modifier- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Kim Du-bong » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) « The Rules of Latin Alphabetic Transcription of Korean Language » [PDF] (consulté le ).
- 1 2 (en) Andrei Lankov, "Kim Tu-bong and Historical Linguistics", The Korea Times, le 2 septembre 2007.
- ↑ (en) Andreĭ Nikolaevich Lanʹkov, From Stalin to Kim Il Song: The Formation of North Korea, 1945-1960, Hurst & Company, (ISBN 978-1-85065-563-3, lire en ligne)
