Kim Yong-nam
Kim Yong-nam (hangeul : 김영남 ; hanja : 金永南 ; RR : Gim Yeongnam ; MR : Kim Yŏngnam), né le à Pyongyang et mort le dans la même ville[1], est un homme d'État nord-coréen. Il est président du présidium de l'Assemblée populaire suprême de 1998 à 2019, faisant de lui le chef d'État cérémoniel de la Corée du Nord. Il sert les trois générations de la famille Kim durant sa carrière.
| Kim Yong-nam | ||
Kim Yong-nam en 2014. | ||
| Fonctions | ||
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| Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême de la république populaire démocratique de Corée (Chef de l'État) | ||
| – (20 ans, 7 mois et 6 jours) |
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| Premier ministre | Kim Yong-il Choe Yong-rim Pak Pong-ju |
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| Dirigeant suprême | Kim Jong-il Kim Jong-un |
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| Prédécesseur | Yang Hyong-sop (président du Comité permanent de l'Assemblée nationale) | |
| Successeur | Choe Ryong-hae | |
| Ministre des Affaires étrangères | ||
| – (14 ans, 9 mois et 4 jours) |
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| Premier ministre | Li Jong-ok Kang Song-san Li Gun-mo Yon Hyong-muk Kang Song-san Hong Song-nam |
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| Prédécesseur | Ho Dam | |
| Successeur | Paek Nam-sun | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Kim Myong-sam | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Pyongyang (Corée japonaise) ou Xian autonome mandchou de Kuandian (Chine) | |
| Date de décès | (à 97 ans) | |
| Lieu de décès | Pyongyang (Corée du Nord) | |
| Nationalité | Nord-Coréenne | |
| Parti politique | Parti du travail de Corée | |
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| Dirigeants nord-coréens | ||
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Biographie
modifierEnfance, études et carrière
modifierLes sources sont contradictoires sur son lieu de naissance. Alors qu'il est officiellement né à Pyongyang, il serait plutôt né, selon l'historien spécialiste de la Corée du Nord Fyodor Tertitskiy (en), sous le nom de Kim Myong-sam dans le village chinois de Dapu Shihe, dans le xian autonome mandchou de Kuandian à Dandong au Liaoning, au sein d'une famille issue de la diaspora coréenne en Chine[2],[3]. Il fait partie du clan Kim de Jeonju (en), faisant de lui un cousin éloigné de plusieurs générations de la dynastie Kim[4].
Selon les médias nord-coréens, sa famille fait partie des résistants contre l'occupation japonaise de la Corée. Il participe à la guerre de Corée comme recrue volontaire au sein de l'armée populaire de libération et, après la guerre et la partition définitive de la Corée à la fin des hostilités, décide de faire sa vie en Corée du Nord[3]. Kim Yong-nam étudie à l'université Kim Il-sung puis obtient en 1953 un diplôme en relations internationales à l'université de Moscou[5].
De 1956 à 1962, il est chef de section au sein du département des affaires étrangères du Comité central du Parti du travail de Corée. En 1962, Kim Yong-nam devient vice-ministre des Affaires étrangères. Il devient en 1972 président du département des Affaires étrangères du Comité central du PTC et est élu à l'Assemblée populaire suprême. Bénéficiant de la confiance de Kim Il-sung, il devient en 1974 membre alternatif du Politburo, puis membre à part entière en 1978. Il siège au Politburo comme membre permanent durant 41 ans, de 1978 jusqu'à sa retraite en 2019, ce qui constitue un record dans l'histoire nord-coréenne. En 1980, il est nommé dans un poste de secrétaire du parti. De 1982 à 1998, il est ministre des Affaires étrangères[4].
Président de l’Assemblée populaire suprême (1998-2019)
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Bénéficiant de la confiance de Kim Jong-il, fils et successeur de Kim Il-sung, Kim Yong-nam est nommé président du présidium de l'Assemblée populaire suprême le . L'Assemblée étant, selon la Constitution nord-coréenne, « l'organe suprême du pouvoir de la république populaire démocratique de Corée »[6], le président de son Présidium est l'équivalent juridique du chef de l'État de la Corée du Nord[7]. Le « Dirigeant suprême de la république populaire démocratique de Corée » est cependant, toujours selon la Constitution, le président du Comité de la défense nationale (de à ) puis de la Commission des affaires de l'État (depuis ), poste occupé par Kim Jong-un. Les analystes occidentaux considèrent généralement Kim Yong-nam comme ayant été le no 2 du régime du temps de Kim Jong-il ; après la mort de ce dernier, Kim Jong-un a été proclamé « chef suprême » du pays, Kim Yong-nam demeurant à son poste.

Dans le cadre du resserrement des liens bilatéraux entre la Corée du Nord et les autres nations asiatiques, Kim Yong-nam a conduit des délégations au Viêt Nam, au Laos et au Cambodge en , peu avant la tenue d'une rencontre de l'ASEAN au Viêt Nam, et des délégations cambodgiennes et laotiennes ont été reçues en Corée en 2002[8]. Kim Yong-nam a également été reçu en Syrie, en .
À l'occasion du 55e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la Corée du Nord, Kim Yong-nam se rend en Chine en . Cette visite permet le renforcement des relations politiques et économiques entre les deux pays, tandis que le chef de l'État nord-coréen déclare soutenir fermement la politique de la Chine dans le cadre d'une « réunification pacifique », fondée sur le principe « un État et deux systèmes », selon les comptes rendus officiels chinois[9], [10].
L'ancienne présidente indonésienne Megawati Soekarnoputri, à la tête d'une délégation du Parti démocratique indonésien de lutte, effectue un séjour à Pyongyang en , à l'invitation du président Kim Yong-nam, lors des cérémonies du quarantième anniversaire de la création de la kimilsungia[réf. nécessaire].
En , Kim Yong-nam félicite le président vénézuélien Hugo Chávez pour sa réélection[11].
Il est le chef officiel de la délégation nord-coréenne aux Jeux olympiques de Pyeongchang, notamment accompagné par la sœur de Kim Jong-un, Kim Yo-jong. D'après Yang Moo-jin, de l'Université des études nord-coréennes de Corée du Sud, Kim Yong-nam est « le numéro deux dans la hiérarchie du parti », après Kim Jong-un[5]. C'est dans son rôle de chef de l'État de la république populaire démocratique de Corée qu'il déjeunera le avec le président sud-coréen Moon Jae-in, accompagné de Kim Yo-jong. À cette occasion, Kim Yo-jong a invité officiellement le président sud-coréen pour une visite d'État au Nord au nom de son frère.
Le , âgé de 91 ans, il prend sa retraite et est remplacé à la présidence du présidium de l'Assemblée par Choe Ryong-hae.
| Kim Yong-nam | |
| Chosŏn'gŭl | 김영남 |
|---|---|
| Hanja | 金永南 |
| Romanisation révisée | Gim Yeongnam |
| McCune-Reischauer | Kim Yŏngnam |
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Notes et références
modifier- ↑ (en) Park Boram, « N. Korea says ex-titular head of parliament, Kim Yong-nam, dies at 97 », sur en.yna.co.kr, (consulté le ).
- ↑ (en) Roger East et Richard J. Thomas, Profiles of People in Power: The World's Government Leaders, Routledge, (ISBN 978-1-317-63940-4, lire en ligne)
- 1 2 (en-US) Oliver Hotham, « The great survivor: after 21 years at the top, Kim Yong Nam steps down | NK News », sur NK News - North Korea News, (consulté le )
- 1 2 (en-US) bryanbetts, « Kim Yong Nam was a rare survivor in the cutthroat world of North Korean politics | NK News », sur NK News - North Korea News, (consulté le )
- 1 2 Le Point, magazine, « Kim Yong Nam, 65 ans de loyauté au régime nord-coréen », Le Point, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ République populaire démocratique de Corée - Constitution du 5 septembre 1998., site de l'université de Perpignan
- ↑ Qui est Kim Yong-Nam ?, sur lesechos.fr. Consulté le 18 juillet 2018.
- ↑ La Corée du Nord renforce ses liens avec les pays d’Asie
- ↑ Entrevue entre le premier ministre chinois Wen Jiabao et le président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême de la RPDC Kim Yong Nam
- ↑ Conférence de presse du ministère des Affaires étrangères de Chine
- ↑ "Dépêche de l'agence officielle KCNA"