Le Kodak Vest Pocket (VPK), également connu sous le nom de « Soldier's Kodak », est une gamme d'appareils photo pliants compacts lancée par Eastman Kodak en avril 1912[1] et produite jusqu'en 1934, date à laquelle il a été remplacé par le Kodak Bantam. Comme le VPK utilise une pellicule au format 127, il est plus compact que les appareils pliants contemporains utilisant la pellicule au format 120 et les formats de pellicule en feuille plus grands proposés par Kodak ; mesurant environ 12 × 6,3 × 2,7 cm une fois replié, il pouvait se glisser dans la poche d'un gilet, comme son nom l'indique.

Sorti juste avant la Première Guerre mondiale, il est surnommé le « Kodak des soldats » par la publicité[2]. Il s'en vendra près de deux millions d'exemplaires[3],[4],[5],[6],[7].

Kodak Vest Pocket.

Conception

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La conception de base du Vest Pocket Kodak consiste en un objectif monté sur une plate-forme plate qui s'avance manuellement depuis le boîtier, protégée par un soufflet étanche à la lumière[8]. Plusieurs objectifs différents étaient proposés ; les appareils équipés d'objectifs haut de gamme portaient le nom de « Vest Pocket Kodak Special », et il existe de nombreuses variantes esthétiques. Les appareils photo concurrents les plus populaires à l'époque étaient les Houghton Ensignettes, qui utilisaient des films de format similaire mais non identique, désignés par les numéros 128 et 129. Le Vest Pocket Kodak a supplanté les Ensignettes, et Houghton a lancé un nouveau modèle utilisant le film 127, presque identique à ses prédécesseurs, appelé Vest Pocket Ensign[9].

Personnalités

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Frank Hurley, photographe officiel de l’expédition Endurance de Sir Ernest Shackleton en 1914, a récupéré un VPK et trois rouleaux de pellicule lors du naufrage du navire d’expédition Endurance, qui lui a coûté la perte de la majeure partie de son matériel photographique. Il s’en est servi pour prendre 38 clichés du retour réussi de l’expédition vers la civilisation[10].

Un VPK a été emporté lors de l'expédition britannique à l'Everest de 1924 et pourrait constituer la preuve que les alpinistes George Mallory et Andrew Irvine ont atteint le sommet, mais il n'a jamais été retrouvé[11],[12].

Notes et références

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  1. ↑ Todd Gustavson (trad. de l'anglais, préf. Anthony Bannon), 150 ans d'appareils photo : histoire de la photographie, Paris, Eyrolles, , 360 p. (ISBN 978-2-212-12772-0), p. 178
  2. ↑ Johann Willsberger 1982, p. 112.
  3. ↑ Brian Coe 1978, p. 104.
  4. ↑ Constantin Parvulesco 2011, p. 47.
  5. ↑ Todd Gustavson 2013, p. 198.
  6. ↑ Kate Rouse 1999, p. 36.
  7. ↑ Jean-Paul Bouchet 2022, p. 52.
  8. ↑ Michael Pritchard, A history of photography in 50 cameras, London, Bloomsbury Visual Arts, , 74–79 p. (ISBN 978-1-4725-7538-8, lire en ligne Inscription nécessaire), « 17: The Vest Pocket Kodak »
  9. ↑ Adrian Richmond, « The Ensignette Camera » [archive du ],
  10. ↑ (en) Alasdair McGregor, A photographer's life, Camberwell, Viking, (ISBN 9780670888955)
  11. ↑ (en) Óscar Gogorza, « Everest’s enduring mystery: Were Mallory and Irvine first to conquer world’s highest peak? », sur El País, (consulté le ).
  12. ↑ (en) « Lost on Everest », PBS Online, (consulté le )

Bibliographie

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  1. Jean-Paul Bouchet, 300 appareils pour la photographie argentique, Vaulx-en-Velin, Club Niepce Lumière, , 264 p. (ISBN 979-10-91258-16-6)
  2. Brian Coe, L'appareil photo, une histoire illustrée, Gothenburs, Sweden, A.B. Nordbok, , 240 p. (ISBN 0517533812)
  3. Todd Gustavson, 500 appareils photo de légende 170 ans d'innovations photographiques, Paris, Eyrolles, , 472 p. (ISBN 978-2-212-13767-5, lire en ligne)
  4. Constantin Parvulesco, Appareils photo classiques, 1816-1976, Antony, E.T.A.I., , 176 p. (ISBN 978-2-84102-138-3, lire en ligne)
  5. Kate Rouse, Appareils photo, Paris, Books & Co, , 80 p. (ISBN 2-84509-045-5, lire en ligne)
  6. Johann Willsberger, Appareils anciens, Paris-Gembloux, Duculot, , 150 p. (ISBN 2-8011-0384-5)