Konohana-no-Sakuya

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Ko-no-Hana, ou plus précisément Ko-no-hana-no-sakuya (木花咲耶/木花之佐久夜/木花開耶?), est, dans la mythologie japonaise, la princesse-fleur et le symbole de la vie terrestre délicate. Elle est la kami du sanctuaire Fujisan Hongū Sengen-taisha du mont Fuji. À Kyoto, elle est vénérée au sanctuaire Shikichi-jinja.

Elle est la fille du dieu Oho-Yama[1]. Elle est souvent considérée comme un avatar de la vie japonaise, en particulier en raison de son symbole, la fleur du cerisier ou sakura.

Elle est la femme de Ninigi. Elle rencontra le dieu au bord de la mer et ils tombèrent amoureux. Ninigi demanda sa main à Oho-Yama qui lui proposa sa fille aînée, Iwanaga (ja) à la place. Mais Ninigi ne jurait que par Ko-no-Hana. Compréhensif, Oho-Yama accepta et le mariage put avoir lieu. Selon le Kojiki, Ōyamatsumi révéla alors à Ninigi qu'il avait offert ses deux filles avec le vœu que la vie des empereurs serait éternelle comme la roche ; mais le retour d'Iwanaga (dont le nom signifie littéralement « princesse de roche ») aurait pour conséquence que la vie des empereurs serait désormais aussi brève que les fleurs des arbres en fleur, d'où le nom même de Konohana Sakuya hime. Selon le Nihon shoki, c'est Iwanaga elle-même qui, humiliée par ce rejet, aurait prononcé une malédiction selon laquelle les empereurs, et tous les êtres avec eux, vivraient désormais une existence aussi éphémère que l'arbre en fleur[2]. Ils eurent trois fils dont Hoderi et Hoori[3].

Notes et références

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  1. William George Aston (trad.), Nihongi: Chronicles of Japan from the Earliest Times to A.D. 697, Tuttle Publishing, édition Tra[Quoi ?], juillet 2005, livre II (ISBN 978-0-8048-3674-6), p. 71.
  2. (it) Marco Milone, Lo scintoismo, Naples, Guida Editori, (ISBN 9788868667603), p. 555
  3. Ibid., p. 73.