Konstantin Bogomolov

Konstantin Iourievitch Bogomolov (en russe : Константи́н Ю́рьевич Богомо́лов), né le à Moscou, est un metteur en scène, acteur, dramaturge, scénariste et réalisateur de clips musicaux russe. Directeur artistique du Théâtre sur Malaïa Bronnaïa depuis 2019[1].

Konstantin Bogomolov
Description de cette image, également commentée ci-après
Bogomolov reçoit un Masque d’or en 2014.
Naissance (51 ans)
Moscou
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Nationalité Drapeau de la Russie Russie
Activité principale metteur en scène
Activités annexes acteur
Années d'activité 2002-
Maîtres Andreï Gontcharov

Biographie

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Fils du critique de cinéma Yuri Bogomolov, Konstantin naît le à Moscou[1]. A l'âge de douze ans, il fait une apparition dans Gobseck d'Aleksandr Orlov, en incarnant Ernest de Restaud.

En 1997, il est diplômé du département de philologie russe de la faculté de philologie de l'Université d'État de Moscou, avec une thèse intitulée Les motifs du conte de fées dans "La Fille du capitaine". Il intègre ensuite la classe d'Andreï Gontcharov à l'Institut russe des arts du théâtre (GITIS), dont il sort diplômé en 2003[1].

En 2002, il met en scène la pièce Conférence sur les bienfaits du meurtre, ou Six cadavres en quête d'action d'après les oeuvre de Sławomir Mrożek et Fernando Arrabal au GITIS.

A partir de 2007, il collabore avec le théâtre d'Oleg Tabakov, la Tabakerka. Le Prix Tchaïka lui est décerné en 2007, pour la pièce Beaucoup de bruit pour rien pour l'interprétation originale de l'œuvre classique[2]. Nommé en 2010 au Masque d’or pour Le Fils ainé d'Alexandre Vampilov, il s’est vraiment fait remarquer l’année suivante avec Wonderland 80 d’après Lewis Caroll et Sergueï Dovlatov. Il se forge la réputation d'artiste controversé après sa mise en scène de Lear d’après Shakespeare au théâtre l’Abri des comédiens, à Saint-Petersbourg en 2012. Ce spectacle connait un rapide succès en Pologne au festival Shakespeare, puis au festival Da!da!da! de Varsovie en 2014[1].

Au Théâtre de Liepāja, il met en scène Stavanger (Pulp People) inspiré d'une pièce de Marina Krapivina, récompensé par le prix du meilleur spectacle d'art dramatique au festival Spēlmaņu nakts en 2013 et représenté au Festival de Vienne et au festival Kontakt de Toruń en 2014[3],[4].

Son adaptation audacieuse de Gargantua et Pantagruel de François Rabelais est présentée au Théâtre des Nations en 2014. Les autorités exercent une pression croissante sur les arts, cherchant à influencer non seulement le contenu, mais aussi la forme[5]. La mesure la plus célèbre est la loi interdisant toute obscénité sur scène et à l'écran. Bogomolov évite d'employer des grossièretés directes dans sa mise en scène, mais il multiplie les jeux de mots, les situations et les bruits qui ne manqueront pas d'en choquer plus d'un[6].

Il fait plusieurs apparitions dans les séries télévisée à partir de 2019, et s'illustre en tant que réalisateur.

Filmographie partielle

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Réalisateur

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Christine Hamon-Sirejols, « « Le rire est le meilleur remède contre la peur ». Constantin Bogomolov, « enfant terrible » de la scène russe », OpenEdition Journals, (lire en ligne)
  2. (ru) Ольга Фукс, « «Чайки» полетели к лауреатам », sur Moscou-Soir,
  3. (lv) Zanda Borga, « „Stavangeru” Vīnē uzņem ar ovācijām, Toruņā 2.vieta »,
  4. (ru) « Константин Богомолов получил главную театральную премию Латвии », sur Lenta.ru,
  5. MarieChristine Autant Mathieu, « Le théâtre russe face à la mondialisation culturelle : des choix difficiles et risqués », La Revue russe, , p. 105-120 (lire en ligne)
  6. (en) John Freedman, « Bogomolov Shows Why He's Moscow's Most Popular Director », The Moscow Times, (lire en ligne)

Liens externes

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