Kotto Bass
Kotto Bass, de son vrai nom Nyamsi Theodore Auger, est un musicien camerounais né le .
| Nom de naissance | Nyamsi Theodore Auger |
|---|---|
| Naissance | |
| Décès |
(à 33 ans) Douala (Cameroun) |
| Nationalité |
|
| Activité principale | Chanteur |
| Genre musical | Makossa, rumba, world music |
| Instruments | Guitare basse |
Bassiste réputé, chanteur, choriste reconnu, requin des studios confirmé et arrangeur de génie, il proposait un style mêlant rumba congolaise et makossa[1]. Il était bien parti pour dominer la musique camerounaise avant de mourir précocement à l’âge de 33 ans.
Biographie
modifierKotto Bass est né le . Il avait à peine deux ans lorsqu'il est diagnostiqué atteint de la poliomyélite[2]. C'est cette maladie qui va paralyser l’une de ses jambes. Handicapé moteur, il se déplaçait en s'appuyant sur une canne qu’il avait fait peindre aux couleurs du drapeau des États-Unis[3].
Son handicap n'a pas contenu l'enthousiasme et l'entrain du jeune garçon très tôt passionné par la musique.
À l'école primaire du Camp Berteau à Douala, il montre sa prédisposition pour la musique en jouant au sein des orchestres scolaires[4]. À l’âge de 17 ans, il est déjà un excellent bassiste.
Carrière
modifierSon instrument fétiche est la guitare basse, d'où son nom d'artiste « Kotto Bass »[5].
Il commence à la fin des années 1980 à travailler au Makassi Studio de Sam Fan Thomas et, peu de temps après, il devient le chef d'orchestre de la MBC (la Makassi Band Corporation)[4].
En 1996, paraît son premier album solo « Edith ndol'a ngo ». Il décroche un disque d’or avec ce premier album solo[5].
Son second album paraît avec des titres phares comme « Yes Bamenda », « Concours de patience », etc.
Il a accompagné de nombreux artistes de renom comme Lapiro de Mbanga et de nombreux chanteurs de makossa lors de tournées[6].
Sa mort soudaine le provoque un véritable choc au Cameroun et est accueillie avec beaucoup de tristesse. Les circonstances de sa mort restent non clarifiées[7] ,[8].
Le jour de son enterrement, une foule immense est sortie pour accompagner son corps à sa dernière demeure au cimetière de Bonaberi[9] à Douala.
Notes et références
modifier- ↑ Sylvie Clerfeuille, « Kotto Bass », sur Afrisson,
- ↑ Jeanne Nlend, « Nécrologie : Kotto Bass, 22 ans après », sur Cameroon Radio Television, (consulté le )
- ↑ Alain NJIPOU, « 12 ans après son décès, Kotto Bass reste le virtuose immortel pour ses fans », Le Messager, (lire en ligne
) - 1 2 Arol Ketchiemen, Les icônes de la musique camerounaise, Toulouse, les Éditions du Muntu, , 571 p. (ISBN 978-2-492170-09-6)
- 1 2 Joseph Tsala Adah, « Kotto Bass sera inhumé dimanche à Douala », Cameroontribune,
- ↑ Lebogo Ndongo, « Kotto Bass arraché à la vie », Cameroontribune, , page 16
- ↑ Ekum’a Mbella Bwelle, L’Amour assassin, Éditions Ifrikya,
- ↑ Danielle Eyango, Kotto Bass : Comme un oiseau en plein envol, Editions du Protocole, , 188 pages
- ↑ Joseph Tsala Adah, « Émouvants adieux à Kotto Bass », Cameroontribune,
Bibliographie
modifierDanielle Eyango, Kotto Bass, comme un oiseau en plein vol, Protocole, , 188 p.[1]
Liens externes
modifier- ↑ Acolitt, « Littérature : Qui est l’auteure Danielle Eyango ? », sur Linelitt' et les arts, (consulté le )
