Kuh-e-Namak
La Kuh-e-Namak (persan : کوه نمک), ce qui signifie « montagne de sel » en persan, ou Jashak (persan : گنبد نمکی دشتی) est un diapir salifère de près de 400 mètres de hauteur[1] situé au sein des monts Zagros, dans le sud de l'Iran. Il fait partie de la préfecture de Dachti (en), dans la province de Bouchehr.
| Kuh-e-Namak | ||
Vue aérienne des monts Zagros ; le dôme de sel (Jashak) est la zone blanche au centre. | ||
| Géographie | ||
|---|---|---|
| Altitude | 1 496 m | |
| Massif | Monts Zagros | |
| Coordonnées | 28° 15′ 21″ nord, 51° 41′ 50″ est | |
| Administration | ||
| Pays | ||
| Province | Bouchehr | |
| Préfecture | Dachti (en) | |
| Géologie | ||
| Roches | Évaporites, roches sédimentaires | |
| Type | Dôme de sel | |
| Géolocalisation sur la carte : Iran
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Géographie
modifierCe site est l’un des dômes de sel d'Iran qui figurent parmi la liste indicative des sites du patrimoine mondial de l'Iran[2].
À cet endroit, les dômes de sel se comportent comme de véritables glaciers salins. Le dôme, poussé par la montée continue de nouveau sel (à une vitesse qui peut aller jusqu'à 8 cm/an), s'écoule latéralement le long des dépressions qui le bordent. Une langue de sel longue de plusieurs kilomètres s'avance, charriant les blocs de roche arrachés sur son passage, se déformant sous l'influence des irrégularités du terrain à la manière des glaciers (avec des fissures de type sérac par exemple)[3]. La vitesse d'écoulement varie selon les conditions météorologiques, mais peut atteindre jusqu'à 50 cm/jour durant la saison des pluies[1].
- Paysages du Kuh-e-Namak
Notes et références
modifier- 1 2 Patrick De Wever et Jean-Marie Rouchy, Le sel, saveur de la Terre, France, EDP Sciences, coll. « Terre à portée de la main », , 96 p. (ISBN 978-2-7598-2049-8), p. 61-62.
- ↑ (en) « Salt Domes of Iran », sur UNESCO World Heritage Centre (consulté le ).
- ↑ (en) Martin P.A. Jackson et Michael R. Hudec, Salt Tectonics : Principles and Practice, Cambridge University Press, , 498 p., livre numérique (ISBN 978-1-316-78511-9, lire en ligne), p. 123.