Kuomintang (Wang Jingwei)

Officiellement appelé « Kuomintang » (chinois traditionnel : 中國國民黨; chinois simplifié : 中国国民党 ; pinyin : Zhōngguó Guómíndǎng), le parti nationaliste chinois de Wang Jingwei était, durant la seconde guerre sino-japonaise, un parti collaborateur pro-japonais. Fondé par Wang Jigwei, un politicien chinois qui avait collaboré avec les Japonais, le Kuomintang (WJ) se voulait une scission rivale du Kuomintang dirigé par Tchang Kaï-chek. Si le parti de Tchang avait sa capitale à Chongqing, le Kuomintang de Wang avait pour capitale Nankin. Le Kuomintang de Wang Jingwei (KWJ) était le parti unique du Gouvernement national réorganisé de la république de Chine[1].

Création

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Du 28 au , Wang Jingwei convoqua secrètement le 6e Congrès national du Kuomintang à Shanghai[2]. Il s'autoproclama président provisoire de la conférence et présenta un rapport politique sur la situation du pays dans le contexte de la seconde guerre sino-japonaise[3]. L'Assemblée générale adopta alors la « Résolution sur la réorganisation des affaires du Parti » et déclara caduques toutes les résolutions et ordonnances du Kuomintang de Tchang Kai-shek à Chongqing. Juste après fut élut Wang Jingwei au poste de président du Comité exécutif central. Conformément à l'objectif de « construction pacifique de la nation anticommuniste », le congrès adopta ensuite la « Révision du programme politique du Kuomintang », proclama une « Décision relative à la politique nationale fondamentale anticommuniste » et procéda à des ajustements fondamentaux en vue de la reprise des relations diplomatiques sino-japonaises[3].

Le , Wang Jingwei assista à la cérémonie de retour du gouvernement national à la capitale et établit un gouvernement fantoche à Nankin. L'État fut nommé « Gouvernement national réorganisé de la République de Chine »[2]. Wang occupa les fonctions de président du Yuan exécutif et de président du gouvernement national (chinois : 行政院長兼國民政府主席). Il publia les « Dix programmes politiques pour la construction pacifique de la nation » et fit du Kuomintang le seul parti autorisé. L'empire du japon gouvernait le pays directement sous l'autorité de Wang Jingwei, instaurant de facto une dictature à parti unique, et participant nominalement à la gestion du Comité des affaires politiques de Chine du Nord et du Gouvernement autonome uni de Mengjiang[4].

Direction

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Au début de sa création, le Kuomintang de Wang reconnaissait encore Lin Sen, nommé par Tchang Kai-shek, comme président du Gouvernement national[4]. Peu après, Wang Jingwei s'autoproclama « président par intérim », cumulant les fonctions de chef de l'exécutif et de président du Comité permanent du Comité exécutif central[3].

Le , Wang Jingwei décéda à Nagoya[5]. Le , le « Comité politique central » de Nankin tint une réunion d'urgence et décida que Chen Gongbo serait président du Comité exécutif, président par intérim du Gouvernement national et président du Comité militaire. Chen entra officiellement en fonction le . Dès sa prise de fonctions, il déclara qu'il s'en tiendrait à la politique définie par Wang Jingwei et qu'il ne dévierait pas de sa ligne de conduite, quelles que soient l'évolution de la guerre ou l'urgence de la situation. Après Chen Gongbo, Zhou Fohai devint maire de Shanghai en .

Dissolution

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Après la capitulation du Japon le , Chen Gongbo et Zhou Fohai convoquèrent une réunion provisoire du Comité politique central à Nankin à 16 heures le , annonçant la suppression du gouvernement national réorganisé et de toutes ses institutions.

(en) Cet article est issu de l'article anglophone intitulé "Kuomintang (Wang Jigwei)"

  1. « 汪伪国民政府始末(五) - 伪政权 - 抗日战争纪念网 », sur www.krzzjn.com (consulté le )
  2. 1 2 « 汪伪国民党“六大”--《历史教学》1994年04期 » [archive du ], sur www.cnki.com.cn (consulté le )
  3. 1 2 3 Dawei Chen, Wang Jingwei da zhuan =: Wangjingwei da zhuan, Hua wen chu ban she, (ISBN 978-7-5075-3111-4)
  4. 1 2 George F. Botjer, A short history of Nationalist China, 1919-1949, Putnam, (ISBN 978-0-399-12382-5)
  5. (en) Jeremy E. Taylor, « FROM TRAITOR TO MARTYR: DRAWING LESSONS FROM THE DEATH AND BURIAL OF WANG JINGWEI, 1944 », Journal of Chinese History 中國歷史學刊, vol. 3, no 1, , p. 137–158 (ISSN 2059-1632 et 2059-1640, DOI 10.1017/jch.2017.43, lire en ligne, consulté le )