Le kushime (櫛目, litt. marque de peigne?) est une technique décorative de la céramique japonaise consistant à inciser la surface encore plastique de l'argile à l'aide d'un outil denté (souvent un peigne) afin de produire une série de lignes parallèles ou de motifs répétitifs. Employée aussi bien à des fins décoratives que fonctionnelles, cette technique est notamment utilisée pour orner des récipients et pour créer les surfaces abrasives des suribachi (mortiers en céramique)[1],[2],[3].

Étymologie

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Le terme kushime (櫛目) est composé des caractères 櫛 (kushi), signifiant « peigne », et 目 (me), désignant une marque, un motif ou une trace. Il signifie littéralement « marque de peigne » ou « motif de peigne » et désigne, en céramique, les traces laissées par un outil denté sur la surface de l'argile[3],[4].

Technique

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Le kushime est réalisé lorsque l'argile est encore suffisamment souple pour être incisée. La surface de la pièce est peignée au moyen d'un outil denté afin de former des motifs réguliers. Selon Simpson, le céramiste utilise le plus souvent un peigne en bambou ou en bois, mais il peut également employer des sections de lame de scie à métaux, dont les dents permettent d'obtenir des rainures fines et régulières.

Les lignes produites peuvent être rectilignes, courbes, concentriques ou ondulées, selon le geste du potier et la forme de la pièce[1].

Le décor est obtenu au moyen d'outils présentant plusieurs dents parallèles. Les peignes en bambou sont les plus courants, mais d'autres instruments dentés peuvent être employés, notamment des peignes en bois ou des fragments de lame de scie métallique. Le choix de l'outil détermine l'espacement, la profondeur et la régularité des rainures obtenues[1].

Utilisations

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Le kushime est principalement employé comme procédé décoratif afin d'animer la surface des récipients par des séries de lignes parallèles. Toutefois, le Historical Japanese Ceramic Comparative Collection souligne qu'il possède également une fonction utilitaire. Les rainures obtenues servent notamment à constituer la surface abrasive des suribachi, mortiers en céramique destinés au broyage des aliments, dont les stries facilitent l'écrasement des ingrédients[2].

Variantes

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Les motifs obtenus par kushime peuvent être réalisés à l'aide d'un peigne simple ou d'un peigne multiple. Selon l'orientation et le déplacement de l'outil, les rainures peuvent former des lignes parallèles, des motifs rayonnants, des chevrons, des ondulations ou des compositions plus complexes adaptées à la forme du récipient[1],[2].

Galerie

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Voir aussi

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Références

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  1. 1 2 3 4 (en) Penny Simpson, Kanji Sodeoka et Lucy Kitto, The Japanese Pottery Handbook, Kodansha International, (ISBN 978-0-87011-373-4, lire en ligne)
  2. 1 2 3 (en) evanwill, « kushime-suribachi-grinding-bowl », sur Historical Japanese Ceramic Comparative Collection (consulté le )
  3. 1 2 (en) « 櫛目 (Kushime): (Sign of) Combing », sur Kanji.Jepang.org (consulté le )
  4. (ja) デジタル大辞泉,精選版 日本国語大辞典, « 櫛目(クシメ)とは? 意味や使い方 », sur コトバンク (consulté le )