Kye Allums

joueur de basket-ball américain

Kye Allums (né le 23 octobre 1989) est le premier athlète universitaire de première division ouvertement transgenre[1],[2],[3],[4]. Allums est un militant LGBT, conférencier, artiste et ancien joueur de basketball américain.

Kye Allums
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Voir et modifier les données sur Wikidata (36 ans)
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George Washington Revolutionaries women's basketball (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

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Enfance

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Kye Allums naît en Floride le 23 octobre 1989, et grandit à Saint Paul dans le Minnesota[5]. Il va ensuite au lycée Centennial à Circle Pines, aux États-Unis. Il se décrit, dans son enfance, comme un « garçon manqué »[3].

Il reçoit une bourse sportive de la part de de l'Université George Washington (GWU) de Washington et commence ses études en 2008[5]. Pendant trois saisons, il est meneur dans l'équipe féminine de basketball : les Colonials[6]. Ses coéquipières l'appellent « Kay-Kay », son surnom d'enfance[2],[3]. Allums demande qu'on l'appelle « Kye »[7] puis fait son coming out trans à son équipe, ses coach et sa mère[3].

Basketball et coming out public

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En 2010[8], il fait un coming out public via le magazine spécialisé Outsports[2]. La même semaine, GWU publie un communiqué de soutien[2]. Ses coéquipières, le corps enseignant et l'université acceptent la transidentité d'Allums sans difficulté apparente[1]. L'équipe de basketball se voit comme « une famille »[8],[9] et félicite Kye pour « son courage »[1],[2]. Sa mère le soutient également[2].

Loin des projecteurs, ses coéquipières expriment cependant le regret qu'il n'ait pas attendu la fin de sa carrière universitaire pour faire son coming out. Elles considèrent que les débats autour de l'identité d'Allums détournent l'attention de leurs propres prouesses sportives[10]. Allums signale plus tard lui-même qu'il est important de ne pas voir les personnes trans uniquement à travers le prisme de leur transidentité, mais, dans son cas, de se rappeler qu'il est avant tout un athlète[7].

Il n'est pas autorisé à commencer une transition médicale tant qu'il joue en compétition[1], sous peine de perdre sa bourse[3]. Il continue donc de jouer pour l'équipe féminine pour l'année scolaire 2010-2011[1].

Durant cette saison, il souffre de plusieurs traumatismes crâniens qui l'empêchent de jouer plus de 8 matchs[5],[11].

En 2011, une vague de harcèlement transphobe à l'encontre d'Allums éclate à la suite d'un article écrit à son sujet par ESPN[12]. L'article insinue qu'Allums évite la transition médicale dans le seul but de garder sa bourse sportive, et insiste sur son « manque de sincérité » (en 2010, un an d'études à GWU sans bourse coûte environ 50.000 dollars)[13]. En 2013, il déclare que les plus grosses difficultés liées à son coming out ne proviennent pas de l'université, ni de ses adversaires sur le terrain, mais du public et des médias[7],[8]. En 2014, Allums avoue au Huffington Post qu'il a tenté de se suicider en 2011 à cause du harcèlement qu'il a subi[12].

Fin de la carrière de basketteur

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En mai 2011, Allums décide de quitter l'équipe de basketball de la GWU[11]. Il obtient un Bachelor's en design d'intérieur (équivalent de la licence) à la GWU en 2011[9],[13],[14].

En 2014, il annonce qu'il veut retourner à l'université pour obtenir un Master d'Études de genre[9].

Statistiques de jeux dans l'équipe féminine de GWU

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Année Équipe Match terminés Points Efficacité du tir à plus de 3 points Efficacité du tir à 3 points Efficacité du tir en free throw Rebonds par match Passes décisives par match Intercep-tions par match Contres par match Points par match
2008–09 George Washington 11 35 28.6 18.8 38.1 2.2 1.3 0,2 0,1 3.2
2009–10 George Washington 26 193 37,8 37.1 75,0 4.6 1.1 0,8 0,2 7.4
2010–11 George Washington 8 54 47,4 30.0 63.2 3.4 0,6 0,6 0,3 6.8
Carrière George Washington 45 282 37,7 32,7 62,5 3.8 1.0 0,6 0,2 6.3

Militantisme

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Allums commence à parcourir le pays pour parler de son expérience en tant que personne transgenre une fois son diplôme obtenu[7],[8],[9]. Il est invité dans des lycées, des collèges et des universités[5],[9] pour montrer à tous qu'il est possible d'être trans et de faire partie d'une équipe sportive[16]. Il se positionne contre l'idée essentialiste selon laquelle les athlètes trans auraient un « avantage déloyal » en raison de leur taux de testostérone[8]. Il donne des conseils sur la façon de faire face au harcèlement transphobe[7]. Son objectif est de sensibiliser et informer les professionnels de l'éducation et les adolescents[5],[7]. Cette activité prend fin en 2014[9].

En 2013, Allums lance une campagne intitulé « Je me suffis à moi-même » (« I Am Enough »), pour encourager les personnes LGBT à révéler leur identité et à partager leur expérience[17]. La campagne compte parmi ses participants le musicien Sampson McCormick, le poète Zyon Gray et la musicienne Jay-Marie Hill. Le projet prend la forme d'appel à témoignage où tout le monde peut participer. L'objectif est de montrer aux personnes confrontées à la difficulté du coming out qu’elles ne sont pas seules[18].

En 2014, Allums participe au documentaire de Laverne Cox, The T Word[8], qui suit de jeunes personnes trans et explique ce qu'elles vivent au quotidien[19].

En 2015, il est intronisé au LGBTQ Sports Hall of Fame[20].

Publications

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  • (en) Kye Allums, Who Am I?: poems and letters, Kindle Edition, , 23 p.

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Kye Allums » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 (en) « First transgender athlete to play in NCAA basketball », CNN, (lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) Erik Brady, « Transgender male Kye Allums on the women's team at GW », USA Today, (lire en ligne)
  3. 1 2 3 4 5 (en) « LGBT History Month: Kye Allums, first openly transgender NCAA athlete », Equality Forum, (lire en ligne)
  4. (en) « 25 Transgender People Who Influenced American Culture », Time, (lire en ligne)
  5. 1 2 3 4 5 (en) « Transgender Athlete Kye Allums to Speak at Carleton College », Carleton.edu, (lire en ligne)
  6. (en) « Kye Allums », sur GW Sports (consulté le )
  7. 1 2 3 4 5 6 (en) Elliott Moore, « Kye Allums Discusses his Personal History as a Transgender Athlete », Glaad, (lire en ligne)
  8. 1 2 3 4 5 6 (en) Katy Steinmetz, « Meet The First Openly Transgender NCAA Division I Athlete », Time, (lire en ligne)
  9. 1 2 3 4 5 6 (en) Kevin Graeler, « Kye Allums shares experiences of being NCAA's first openly transgender athlete », Columbia Missourian, (lire en ligne)
  10. (en) Cathryn B. Lucas et Kristine E. Newhall, « Out of the Frame: How Sports Media Shapes Trans Narratives », dans Rory Magrath, LGBT Athletes in the Sports Media, Palgrave Macmillan Cham, (ISBN 978-3-030-00804-8)
  11. 1 2 (en) Michelle Garcia, « Kye Allums Leaving Basketball », The Advocate, (lire en ligne)
  12. 1 2 (en) James Nichols, « Kye Allums, Trans Sports Star, Reveals He Wanted To Kill Himself After ESPN Profile », Huff Post, (lire en ligne)
  13. 1 2 (en) Erica Rand, « Court and Sparkle: Kye Allums, Johnny Weir, and Raced Problems in Gender Authenticity », Lesbiand & Gay Studies, vol. 19, no 4, (DOI 10.1215/10642684-2279978, lire en ligne Accès payant)
  14. (en) « About », sur Kye Allums
  15. (en) « NCAA® Career Statistics » [archive du ], web1.ncaa.org (consulté le )
  16. (en) Allums, « Booking » [archive du ], Kyeallums.com (consulté le )
  17. Allums, « Who am I? » [archive du ], kyeallums.com (consulté le )
  18. (en) J Mase III, « Are You Enough? Kye Allums Thinks So », Huff Post, (lire en ligne)
  19. (en) MTV, « Laverne Cox Presents: 'The T Word' Full Documentary », sur Youtube
  20. (en) Jim Buzinski, « 9 inducted into National Gay and Lesbian Sports Hall of Fame », Outsports, (lire en ligne)

Liens externes

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Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • (en) Alexandra Klein, Amanda L. Paule-Koba et Vikki Krane, « The journey of transitioning: Being a trans male athlete in college sport », Sport Management Review, vol. 22, no 5, (lire en ligne Accès payant)