L'Aigle (yacht)

yacht
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L'Aigle est le yacht que l'empereur des Français Napoléon III fait construire à Cherbourg[1] à partir de 1857 pour remplacer La Reine Hortense[2] qui était le yacht impérial jusque là. Il est mis à l'eau fin et prêt au service en décembre.

L'Aigle à Port-Saïd pour l'inauguration du Canal de Suez en novembre 1869.

Description

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Le bâtiment, construit d'après les plans de Henri Dupuy de Lôme, directeur du matériel au Ministère de la Marine, possède deux mats principaux et un plus petit d'artimon. Sa propulsion est assurée principalement par un moteur à vapeur construit par Mazeline et Comp qui actionne deux roues à aubes. Il peut atteindre 15 nœuds.

Plan du bateau.
Gravure publiée dans L'Illustration, no864, .
L'Aigle, tableau d'Adolphe-Hippolyte Couveley, 1860.

Ses caractéristiques sont[3] :

  • longueur totale : 90 m
  • flottaison : 82 m
  • largeur : 10,50 m
  • largeur aux roues : 17,50 m
  • tirant d'eau en charge : 4,40 m
  • nombre de cylindres à vapeur : 2
  • diamètre des cylindres : 2 m
  • course des pistons : 1,80 m
  • diamètre des roues hors pales : 9 m
  • puissance : 2 × 500 chevaux vapeur

Il est commandé par le contre-amiral Augustin Dupouy jusqu'en 1868, puis par le vice-amiral Jules de Surville.

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Après des essais en rade de Cherbourg à partir du , il appareille le vers Toulon où il arrive le 27. Napoléon III embarque pour se rendre à Alger, arrivée le . Le , l'empereur se rend à nouveau à Alger.

Après plusieurs voyages en mer Méditerranée, il transporte l'impératrice Eugénie en Égypte en , pour l'inauguration du canal de Suez. Le , à 8 heures du matin, l’Aigle, ayant à son bord l’impératrice, Ferdinand de Lesseps et sa famille, s’engage dans le chenal jusqu'à Ismaïlia, suivi des navires des autres souverains. Le 19 à midi, l’Aigle prend la tête du convoi jusqu'aux lacs Amers et à Suez le lendemain, d'où Lesseps envoie un télégramme à Paris : « Suez, , 11 h 30 du matin. L’Aigle a mouillé dans la mer Rouge ! »[4].

Destinée

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Il est transformé en canonnière en 1870, puis il est classé comme corvette sous le nom Le Rapide le . Le bateau est mis en réserve puis désarmé entre 1885 et 1888. Il est rayé le et vendu le pour 103 210 francs à Cherbourg pour démolition[5].

Personnalités ayant servi à son bord

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Notes et références

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  1. Cherbourg-en-Cotentin depuis 2016
  2. Ancien yacht Le Comte d'Eu de Louis-Philippe Ier.
  3. Selon l'article de L'Illustration, no858 du 6 août 1859.
  4. [https://www.wikimanche.fr/Aigle_(yacht) Article sur le site Wikimanche.fr.
  5. Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre de Colbert à nos jours, tome 1 (1671-1870).