L'Angérien libre
L’Angérien libre (ISSN 1148-5035) est un hebdomadaire local français édité à Saint-Jean d’Angély, dans le nord-est de la Charente-Maritime, par le groupe Presse et Médias du Sud-Ouest (PMSO).
| L'Angérien Libre | |
| Pays | France |
|---|---|
| Zone de diffusion | Charente-Maritime |
| Langue | Français |
| Périodicité | Hebdomadaire |
| Genre | Presse généraliste |
| Prix au numéro | 1,60 € |
| Date de fondation | 1944 |
| Éditeur | Presse et Médias du Sud-Ouest (PMSO) |
| Ville d’édition | Saint-Jean-d'Angély |
| ISSN | 1148-5035 |
| Site web | https://www.langerienlibre.fr/ |
| modifier |
|
Il couvre l’actualité générale, politique, associative et culturelle des communes de l’arrondissement de Saint-Jean d’Angély, correspondant à l’entité administrative dénommée - depuis 2014 - Vals de Saintonge Communauté. Il s’ouvre régulièrement à l’actualité régionale ou nationale, et publie aussi les annonces légales.
Antécédents
modifierEn 1919, André Brisson (1880-1944) fonde à Saint-Jean d’Angély l’imprimerie Brisson[1],[2], installée d’abord rue Gambetta, puis à partir de 1927 rue des Maréchaux[2],[3].
En 1936, André Brisson fonde un bimensuel de quatre pages, La Gazette angérienne[1],[4],[5].
Fin , La Gazette angérienne est interdite par les autorités d’occupation et remplacée par La Boutonne, publiée sous contrôle allemand[2],[3],[5].
Le André Brisson, qui participe depuis 1940[5] au réseau de résistance gaulliste de Saint-Hilaire de Villefranche, est arrêté par la Gestapo, emprisonné à Lafond près de La Rochelle[5] et torturé[1]. Le , il meurt des suites des sévices, cinq jours après avoir été libéré[2],[5]. Ses fils Gaston (1905-1983) et Maxime Brisson (1913-2005) lui succèdent alors[4],[5].
L'Angérien libre
modifierLe lundi Saint-Jean d’Angély est libéré[2]. Le samedi parait, sous le contrôle du Comité cantonal de Libération[1], le premier numéro de L’Angérien libre, une simple feuille recto-verso[1],[2],[4]. Le n° 2, paru le samedi , compte déjà quatre pages.
En , le journal devient la propriété exclusive de l’imprimerie Brisson & Fils[6]. Les frères Brisson le reprennent en main, et ouvrent ses colonnes non seulement aux nouvelles locales, mais aux Lettres et à l’Histoire[5]. Il compte parmi ses premiers rédacteurs l’écrivaine Noël Santon, qui est aussi l’auteur du graphisme du titre[1],[2]. Le journal obtient bientôt un grand succès non seulement auprès des résidents de l’arrondissement mais également auprès des abonnés expatriés[5].
Dans les années 1960 et 70, L’Angérien libre publie en feuilleton l’Inventaire archéologique de l’arrondissement de Saint-Jean d’Angély, oeuvre posthume du docteur Jean Texier, restée la référence sur le sujet[7].
En 1978, le journal est repris par les fils de Gaston : Joseph (1931-) et André (1933-) Brisson[1],[5],[8], qui le font passer à l’impression en offset[2],[3]. En 1997, le jour de parution passe du samedi au vendredi[9].
En 2004 le journal passe aux mains de Véronique Faure, fille de Joseph[5], qui poursuit la modernisation en adoptant la publication assistée par ordinateur (PAO)[1].
En 2009, le nouveau directeur est Olivier Lepoutre, qui fait déménager les locaux avenue du Général Leclerc[1]. Le journal se professionnalise, les articles s’étoffent. En 2013, L’Angérien rachète L’Hebdo de Charente-Maritime, basé à Surgères[1].
En 2018 Valérie Bourbotte en prend la direction. En , L’Angérien libre est racheté par le groupe régional PMSO (Presse et médias du Sud-Ouest) dont le président Vincent David devient directeur du journal[1],[2].
De à , pour le quatre-vingtième anniversaire, une double exposition de unes du journal au fil des décennies se tient au Musée des Cordeliers et à la médiathèque de la ville[10].
En , suite au départ de Valérie Bourbotte, Amaury Legrand est nommé éditeur et rédacteur en chef[11].
Le jeudi , L’Angérien publie son n° 5000[12].
En 2026, la diffusion est d'environ 3 000 exemplaires par semaine[13].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 « La liberté en étendard, l’ADN de L’Angérien libre », in L’Hebdo de Charente-Maritime, 09 septembre 2024.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « La Liberté en étendard, l’ADN de notre journal depuis 80 ans », in L’Angérien libre, 05 septembre 2024.
- 1 2 3 « Une imprimerie centenaire », in L’Angérien libre, 28 novembre 2019.
- 1 2 3 Les écrivains de Saint-Jean : inventaire littéraire et biographique, par Noël Santon, Imprimerie Brisson, 1954, p. 132-135.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Notice "Brisson, André", in Dictionnaire biographique des Charentais, dirigé par François Julien-Labruyère, Paris : Le Croît vif, 2005.
- ↑ Yves Guillauma, "La presse des comités cantonaux de Libération en Charente-Maritime : L’Angérien libre, La République de Marennes, La Voix jonzacaise et Libération rhétaise", in Revue de la Saintonge et de l’Aunis, tome XLIII, 2017/2018.
- ↑ Cet Inventaire sera ensuite publié par le même imprimeur en une série de onze fascicules parus de de 1963 à 1982, plus un douzième (Index) en 1995.
- ↑ Sur les frères Joseph et André Brisson, voir Angériens, par François-Xavier Seren, St-Jean d'Angély, Imprimerie Bordessoules, 2000, pages 34-37.
- ↑ « Les années 1980 et 1990 se racontent avec les unes de l'Angérien libre », par Théo Chiramberro, in L’Angérien libre, 01 mars 2025.
- ↑ « Deux expositions durant 8 mois pour découvrir les unes du journal », in L’Angérien libre, 05 septembre 2024.
- ↑ « À Saint-Jean-d’Angély, l'Angérien libre a fêté en grande pompe son 80e anniversaire », par Kevin Le Gouguec, in L’Angérien libre, 13 septembre 2024.
- ↑ « Déjà 5 000 numéros de L'Angérien libre à Saint-Jean-d’Angély », par Kevin Le Gouguec, in L’Angérien libre, 13 septembre 2024.
- ↑ « Angérien Libre », sur Alliance Presse (consulté le )