L'Âge heureux
L'Âge heureux est un feuilleton télévisé français en huit épisodes de 26 minutes, en noir et blanc. Créé par Odette Joyeux d'après son roman Côté jardin, Mémoires d'un rat (1951), réalisé par Philippe Agostini avec des chorégraphies de la danseuse étoile Claude Bessy, il est diffusé à partir du sur la première chaîne de l'ORTF.
| Type de série |
Feuilleton télévisé (pour la jeunesse) |
|---|---|
| Titre original | L'Âge heureux |
| Genre | Drame psychologique |
| Création | Odette Joyeux |
| Production | Maintenon Films, Roger Van Mullem et Colette Fleury |
| Acteurs principaux |
Delphine Desyeux Odette Joyeux Françoise Rosay Pierre Mondy |
| Pays d'origine |
|
| Chaîne d'origine | ORTF |
| Nb. de saisons | 1 |
| Nb. d'épisodes | 8 (4) |
| Durée | 26 (52) minutes |
| Diff. originale |
Après le succès du feuilleton, une suite est diffusée en 1975 sous le titre L'Âge en fleur.
Au Québec, la série est diffusée à partir du à la Télévision de Radio-Canada.
Synopsis
modifierDelphine Nadal est petit rat à l'Opéra de Paris. Elle est choisie pour interpréter le rôle-titre du prochain ballet Galatée. Première de la classe, Julie Alberti en conçoit une vive jalousie. Delphine enfreint l'interdiction de monter sur les toits de l'Opéra et y entraîne ses camarades. Malgré sa faute, elle refuse de dénoncer ses camarades. Elle frôle le pire avant que tout rentre dans l'ordre.
Distribution
modifier- Delphine Desyeux : Delphine Nadal
- Odette Joyeux : Thérèse Nadal, sa mère
- Louis Velle : Frédéric Aubry, ami de Thérèse Nadal
- Françoise Rosay : Mme Aubry, mère de Frédéric
- Pierre Mondy : Monsieur Dumontier surnommé « Dudu », régisseur
- Jean-Pierre Bonnefous : Ivan Barlof, danseur étoile et maître de ballet
- Christiane Vlassi (it) : danseuse étoile
- Jacqueline Moreau : professeur de danse
- Danièle Lebrun : Mlle Aubert, institutrice
- Annie Cariel : habilleuse
- Anne Rongière : Bernadette Morel, meilleure amie de Delphine
- Jessica Sordoillet : Julie Alberti, camarade et rivale de Delphine
- Roger Van Mullem : administrateur de l'Opéra
- Anne Marie Mailfer : inspectrice de police
- Gilberte Géniat : épicière
- Marthe Villalonga : concierge de l'immeuble voisin des Nadal
- Camille Fournier : Mlle Pigeon, responsable d'une agence de secrétariat
Scénario
modifierÉpisode 1
modifierLa porte interdite — La faute
À l'école des petits rats de l'Opéra de Paris, le maître de ballet Ivan Barlof prépare la prochaine représentation de Galatée. Pour le rôle éponyme il choisit Delphine Nadal, âgée de douze ans, en raison de son tempérament. Or ce rôle revient de droit à Julie, première de la classe et soutenue par sa professeure de danse. Un accord est trouvé : Julie sera la remplaçante de Delphine. Mais cette éviction inspire à Julie un vif ressentiment.
Des travaux de peinture ont lieu dans les locaux de l'Opéra. Une « porte interdite » a été laissée ouverte par les deux ouvriers. Delphine en profite pour explorer les toits avec sa meilleure amie, Bernadette Morel. Lorsqu'elles reviennent, la clé de la porte tombe dans un pot de peinture. Plus tard, elles racontent l'aventure à leurs camarades et leur donnent rendez-vous pour le soir même, avant le spectacle.
Delphine rentre chez elle, sur l'Île Saint-Louis. Sa mère Thérèse, veuve depuis une décennie, effectue des travaux de dactylographie en attendant un emploi stable. Elle apprend avec joie qu'une belle carrière se présente à Delphine, qui accomplira les rêves qu'elle n'a pu réaliser. Elle entretiant une liaison amoureuse avec Frédéric Aubry, un violoncelliste de l'Opéra qui vit à l'étage au-dessus et ramène Delphine en voiture chaque soir. Mais elle diffère le moment de l'épouser pour se consacrer à Delphine.
Pendant l'entracte, Delphine et ses camaradees récupèrent la clé avec une pince après avoir transvasé le pot de peinture. Elles ouvrent la porte interdite et montent sur les toits. Jouant à une murder party, elles ne voient pas le temps passer. L'une d'elles vient les avertir que le défilé va commencer. Mais Delphine et Bernadette sont en retard. Saisissant l'occasion de se venger, Julie referme la porte à clé. Désappointées, Delphine et Bernadette cherchent un autre accès. En cassant un carreau de la salle de répétition, Bernadette se blesse et tombe sur le toit. Delphine court demander l'aide du régisseur Monsieur Dumontier, un homme bourru que les petits rats surnomment « Dudu ». Bernadette s'est cassé la jambe et est conduite d'urgence à l'hôpital.
Épisode 2
modifierLe labyrinthe — Le flic
Le lendemain, Delphine retourne à l'Opéra très inquiète car la presse s'est emparée de l'affaire. La direction craint que sa responsabilité soit engagée. Une inspectrice de police spécialiste des affaires d'enfants enquête sur les circonstances de l'accident. La jeune femme interroge Delphine : a-t-elle gagné les toits par la porte ou en fracturant la vitre ? Delphine soutient la première explication mais refuse de dénoncer ses complices. La direction de l'Opéra décide de la renvoyer. Comme prévu, Julie la remplace aux répétitions.
Grâce à l'institutrice, Frédéric apprend l'incident. Il pousse Delphine à tout avouer à sa mère. Mais la fillette reste évasive. À l'hôpital, Bernadette a été opérée d'une fracture du tibia.
Épisode 3
modifierLa sanction — La clé
Le lendemain matin, Delphine intercepte la lettre destinée à sa mère annonçant son renvoi de l'Opéra. Elle part de chez elle comme d'habitude, ne sachant où aller. L'inspectrice se rend à l'hôpital pour interroger Bernadette. Mais prévenue par une lettre de ses camarades et sur avis de ses parents, l'enfant ne révèle rien d'essentiel.
Delphine retourne à l'Opéra. L'une de ses camarades l'invite à se dénoncer. Elle lui conseille de demander à Ivan Barlof d'intervenir en sa faveur auprès de la direction. Delphine va voir le maître de ballet, qui lui promet son aide. Mais le directeur refuse de revenir sur sa décision.
Delphine erre dans Paris, où le danger la guette : les voitures qui roulent à vive allure ; un satyre... Le soir, la mère de Frédéric la conduit à l'Opéra. Pendant le spectacle, la fillette s'échappe puis parcourt les rues. Incidemment, l'habilleuse trouve la clé dans les affaires de Delphine.
Épisode 4
modifierCôté jardin — Galatée
Après la découverte de la clé, plusieurs petits rats avouent avoir participé à l'escapade sur les toits. L'inspectrice veut savoir qui a refermé la porte par malveillance. Elle fait prendre des empreintes pour identifier la coupable.
Pendant une répétition, Julie s'éclipse sous prétexte d'aller prendre un vêtement au vestiaire. Elle veut récupérer la clé dans les affaires de Delphine. Surprise par l'habilleuse, elle avoue sa responsabilité.
Delphine est réintégrée mais elle l'ignore. Désespérée, elle marche sans but sur les quais, tentée de se jetter dans la Seine. Sa mère se rend à l'Opéra. Elle y apprend le renvoi de sa fille et sa réintégration. Frédéric et elle partent à sa recherche et finissent par la trouver. Thérèse explique à Delphine qu'elle n'est pas renvoyée. Tous trois partent pour l'Opéra, où Delphine assure brillamment la répétition du soir.
Commentaires
modifier- Le titre est cité au premier épisode (minute 15), quand l'institutrice répond à la surveillante, qui lui confie qu'à douze ans elle rêvait d'être une étoile : « c'est l'âge heureux ».
- Le feuilleton fait découvrir l'Opéra de Paris avec ses petits rats, la rigueur de la discipline, l'amitié et la jalousie. Mais c'est aussi un témoignage sur le Paris des années 1960 : les automobiles de l'époque ; l'intérieur d'un appartement parisien ; les autobus à plateforme et les receveurs qui compostent les tickets ; l'ancienne passerelle métallique qui relie l'Île Saint-Louis à l'Île de la Cité...
- Usage scolaire : les professeurs appellent les élèves par leur nom de famille.
- La série est tournée intégralement en studio, faute de pouvoir installer la production à l’Opéra de Paris. Philippe Agostini explique ce choix dans l’émission Au-delà de l’écran du : « On a un récit qui se déroule pendant quatre heures. Pour faire quatre heures de spectacle, qu’il soit à la télévision ou au cinéma, il faut beaucoup de temps et l’Opéra de Paris est une administration qui fonctionne nuit et jour. Et pour réaliser la durée, nous avons mis 11 semaines. On ne pouvait pas priver l’opéra de son fonctionnement normal pour profiter de ses décors ». À la même époque, la production de Belphégor ou le Fantôme du Louvre n’avait pas non plus pu filmer à l’intérieur du Louvre[1].
Livre associé
modifier- Odette Joyeux, L'âge heureux, Denoël[2].
Œuvres associées
modifier- Le Trésor des Hollandais, deuxième volet d'après le roman Elle a tort Jacinthe de se pencher comme ça d'Odette Joyeux, diffusé à partir du [3].
- L'Âge en fleur, série de 1975 par la créatrice Odette Joyeux.
Notes et références
modifier- ↑ « L'âge heureux - L'Encyclopédie des Séries TV », sur Toute la télé.com (consulté le ).
- ↑ « Livre Âge heureux, dédicace, Joyeux, Delphine, reinette », sur lageheureux.centerblog.net/, (consulté le ).
- ↑ « Le Trésor des Hollandais (1969) », sur Annuséries.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Fiche de la série sur a-suivre.org
- Images de la série sur php88.free.fr
- Photos des acteurs sur notrecinema.com
- Notice sur Madelen.ina.fr