LGBT sur Internet
La présence LGBT sur Internet est l'ensemble des communautés et personnes LGBT sur Internet.
Histoire
modifierLes personnes LGBTQ sont parmi les premières à adopter Internet et sont encore représentées par un pourcentage élevé sur les médias sociaux[1]. En 2009, 55% des personnes LGBTQ déclarent lire des blogs (51% en et 32% en [2]), contre 38% des répondants hétérosexuels[3].
En 2012, certaines bibliothèques et écoles, notamment le district scolaire de Camdenton, dans le Missouri, reçoivent l'ordre de supprimer les logiciels de filtrage Internet qui bloquaient l'accès aux sites web LGBTQ-friendly vers lesquels les adolescents se tournent souvent pour obtenir de l'aide[4].
Objectifs
modifierInternet peut souvent avoir une influence sur les jeunes qui recherchent des informations sur la santé, le coming out, ou pour trouver une communauté[5]. Une étude de Lisa M. Diamond et Sarah Lucas en 2004 montre que la révélation de son orientation sexuelle peut souvent entraîner une perte d'amitié, ce qui pousse les jeunes à chercher refuge sur des plateformes en ligne[6].
Il peut également servir d'espace militant[7] ou d'espace d'expression pour les communautés et organisations insensibilisées (comme les clubs sportifs LGBT[8]).
Dangers
modifierInternet peut exposer les adolescents à des risques de cyberintimidation ou de harcèlement[5].
Web-séries
modifierLes web-séries sont des outils privilégiés pour la représentation des identités LGBTQ+ dans des espaces où les médias traditionnels manquent parfois de diversité ou de profondeur. Elles permettent une production indépendante et ciblée, capable de toucher des communautés spécifiques tout en explorant des réalités culturelles complexes.
Un exemple notable est la web-série australienne I Luv U But. À travers dix-neuf épisodes, cette fiction aborde les expériences de la diaspora libanaise sous le prisme queer. En mettant en scène Mouna et Sam, deux personnages ayant recours à un mariage lavande, la série propose un regard nuancé sur la vie cachée. Elle se distingue par sa volonté de montrer que l'absence de coming-out public ne constitue pas nécessairement une honte, mais peut s'inscrire dans un mode de vie joyeux et affirmé[9].
Références
modifier- ↑ (en) Ellen Greenblatt, Serving LGBTIQ Library and Archives Users : essays on outreach, service, collections and access, McFarland & Company, Inc., , 346 p. (ISBN 978-0-7864-4894-4).
- ↑ (en-US) « Gay & Lesbian more frequent Blog Readers. », sur hispanicad.com, (consulté le )
- ↑ (en-US) Gary Kopycinski, « Gay and Lesbian Adults More Likely to Read Blogs and Use Social Networking Tools », sur enewspf.com, (consulté le )
- ↑ (en) Michael Winerip, « Missouri School District Told to Replace Filter Blocking Pro-Gay Sites », New York Times, (lire en ligne [html], consulté le ).
- 1 2 (en) Kelly Czarnecki, « Recent GLBT Teen Tragedies - What Can We Do? », sur yalsa.ala.org, (consulté le ).
- ↑ (fr-CA) Sarah Langot, « Les réseaux sociaux comme moyen d’émancipation pour la jeunesse LGBTQ+ », sur refletdesociete.com, (consulté le )
- ↑ « Militantisme LGBTQI+, comment on existe sur Internet et les réseaux ? », sur France Inter, (consulté le )
- ↑ Christelle Méha et Antoine Le Blanc, « La place des réseaux sociaux dans la communauté sportive LGBT en France : entre construction identitaire et ouverture », Cahiers de la LCD, vol. 4, no 2, , p. 71–84 (ISSN 2496-4956, DOI 10.3917/clcd.004.0071, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Nicole Fares, « I Luv U But (2012-2014, Fadia Abboud) », dans Global encyclopedia of lesbian, gay, bisexual, transgender, and queer (LGBTQ) history, Galea Cengage Company, (ISBN 978-0-684-32553-8, 978-0-684-32555-2 et 978-0-684-32556-9) (consulté le )