La Belle-mère

film sorti en 1973

La Belle-mère (Мачеха, Matchekha) est un film soviétique réalisé par Oleg Bondariov, sorti en 1973.

La Belle-mère
Titre original Мачеха
Matchekha
Réalisation Oleg Bondariov
Scénario Maria Khalfina (ru)
Sergueï Smirnov
Acteurs principaux Tatiana Doronina
Leonid Nevedomski (ru)
Sociétés de production Mosfilm
Pays de production Drapeau de l'URSS Union soviétique
Genre drame
Durée 84 minutes
Sortie 1973

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Tatiana Doronina joue dans ce film l'un de ses rôles les plus célèbres au cinéma. À l'issue d'un sondage réalisé auprès des lecteurs du magazine Sovietski ekran, le film est élu meilleur film de 1973 et Tatiana Doronina meilleure actrice de l'année, avec 43,7 % des voix[1]. L'actrice remporte également un prix spécial pour son rôle féminin au Festival international du film de Téhéran en 1973[2].

Le film figure parmi les vingt films soviétiques les plus populaires en salles : il a été vu par 59,4 millions de spectateurs et distribué en 876 copies[3].

Synopsis

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Choura vit avec son mari bien-aimé Pavel dans un sovkhoze. Tout va bien dans sa vie : son mari est conducteur de moissonneuse-batteuse, ils ont un employé précieux, ses deux enfants (un fils et une fille) sont en bonne santé, ils ont reçu un nouvel appartement, elle travaille sans relâche à la maison et ce travail lui procure beaucoup de joie. Mais surtout, Choura a un cœur exceptionnellement bon et aimant, qui l'aide à être heureuse.

Mais voilà qu'une nouvelle inattendue arrive : dans une ville lointaine du nord, la femme avec laquelle Pavel avait vécu est décédée. Ils s'étaient séparés depuis longtemps, Choura n'en savait rien, et Pavel lui-même n'avait aucune idée qu'il avait une fille de huit ans, Sveta.

Il faut maintenant décider quoi faire de l'enfant. Pavel, homme bon et honnête, sans hésiter une seconde, dit qu'il reconnaît sa fille et qu'il s'efforcera de prendre soin d'elle, même si sa famille ne le soutient pas dans cette décision. Il ne doute pas un instant que l'enfant est le sien et dit franchement qu'il aimait beaucoup cette femme et voulait l'épouser, sans savoir encore qu'un enfant allait naître, mais elle-même ne voulait pas l'épouser, car elle était beaucoup plus âgée que Pavel et en mauvaise santé.

Choura surmonte son ressentiment et décide que la petite fille doit vivre avec eux. Ils partent ensemble chercher Sveta. La petite fille, qui vient de perdre sa mère, est accablée par le chagrin et la peur de son avenir. Elle refuse de parler à son père, qui vient de réapparaître, et encore moins à la femme qui va devenir sa belle-mère.

Chez Choura, tout va désormais de travers : il faut oublier les projets mûris depuis si longtemps pour aménager joliment le nouvel appartement ; la mère de Choura, femme obstinée et bornée, est en colère contre sa fille et ne veut rien savoir d'un nouvel enfant (« Ton mari reçoit des lettres, et tu les jettes sur la commode sans même les regarder ? Je les ai lus, je les ai jetés dans le poêle, et il n'y a plus rien ! »). Son petit fils harcèle sans cesse sa nouvelle sœur, les voisins la regardent de travers, Pavel, qui a lui-même initié l'adoption, reste taciturne, incapable de montrer à sa nouvelle fille l'attention et les soins qu'elle mérite. Sveta continue de se détourner et de ne pas répondre.

Mais Choura, contre toute attente, croit que l'amour et la tendresse qui l'ont aidée toute sa vie l'aideront à surmonter cette situation difficile. Quelques mois passent, Sveta commence à considérer sa nouvelle famille comme la sienne et s'adresse enfin pour la première fois à Choura en l'appelant « maman ».

Fiche technique

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Distribution

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Notes et références

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  1. (ru) Конкурс «СЭ-73». Итоги // Советский экран. — 1974. — № 9. — С. 18-19.
  2. (ru) Кудрявцев С. Своё кино. — М.: Дубль-Д, 1998. — 496 с. — С. 455.
  3. (ru) Кудрявцев С. Своё кино. — М.: Дубль-Д, 1998. — 496 с. — С. 101.
  4. « La Belle-mère », sur kinoglaz.fr (consulté le )

Liens externes

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