La Berlière

commune française du département des Ardennes

La Berlière est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

La Berlière
La Berlière
Château de La Berlière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Vouziers
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise
Maire
Mandat
Jean-Marc Louis
2026-2032
Code postal 08240
Code commune 08061
Démographie
Gentilé Berliérois, Berliéroises
Population
municipale
38 hab. (2023 en évolution de −5 % par rapport à 2017)
Densité 3,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 23″ nord, 4° 55′ 14″ est
Altitude Min. 189 m
Max. 328 m
Superficie 10,54 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vouziers
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Berlière
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La Berlière
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La Berlière

Géographie

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La Berlière est située dans une vallée formée notamment par deux ruisseaux venant du territoire de Stonne, se réunissant et constituant le ruisseau de La Berlière. Cette vallée est dominée notamment au nord - nord-est par le Mont-Damion qui s'élève à 328 mètres (les habitations du village sont à une altitude de 200 mètres, environ). Au sud du Mont-Damion, s'élève le mont du Cygne, à 260 mètres. Un autre ruisseau prend sa source à l'est du Mont-Damion, se conflue avec un ruisseau venant du bois de Saint-Pierremont, puis se réunit à Oches au ruisseau de La Berlière, pour donner le ruisseau des Bièvres[1].

Hydrographie

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La commune est dans le bassin versant de la Meuse, au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Yoncq, le ruisseau la Bièvre et le ruisseau du Petit Moulin[2],[Carte 1].

Le ruisseau de Yoncq, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Saint-Pierremont et se jette dans la Meuse à Mouzon, après avoir traversé six communes[3].

La Bièvre, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Bar à Brieulles-sur-Bar, après avoir traversé cinq communes[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de La Berlière.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 952 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Buzancy à 11 km à vol d'oiseau[11], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 862,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

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Typologie

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Au , La Berlière est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (54,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,9 %), prairies (38,9 %), terres arables (11,2 %), zones agricoles hétérogènes (7 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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Berlière se présente comme un dérivé de berle « cresson, cresson d'eau », avec le suffixe collectif -ière, d'où le sens de « lieu aux berles » ou « cressonnière » [20]. Berle est issu du bas latin berula, d'origine gauloise, qui signifie « cresson, cresson de fontaine ».

En fait l'ancien français berle désignait différentes plantes qui croissent dans les lieux humides, notamment le cresson, la berle ou ache d'eau, le mouron d'eau et la Véronique mouron-d'eau. Le sens actuel de berle inspiré par le nom scientifique latin berula ne désigne plus le cresson mais un autre genre de plantes.

Histoire

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Le Mont-Damion semble avoir été occupé à l'époque néolithique, d'après des objets trouvés sur place[1].

Ce village, dont l'origine remonte à des temps éloignés, est beaucoup moins considérable aujourd'hui qu'il le fut autrefois. On voit par d'anciens dénombrements que le nombre de ses chefs de ménages s'est élevé jusqu'à 160, ce qui pourrait offrir une population de 800 habitants (présentement 312 âmes). On peut attribuer les causes de son affaiblissement à la fréquence et aux longueurs des guerres, aux passages des troupes, aux séjours des armées, aux prises et reprises des villes frontière et aux autres désordres qui ont amené la ruine totale ou partielle de quantité de villages de cette contrée. Il est rapporté dans le mémorial des antiquités de la chartreuse du Mont Dieu, rédigé par Dom Ganneron, qu'en 1650 tous les villages des environs furent brûlés pendant la guerre de cette époque, savoir Stonne entièrement, Sy, Les Grandes Armoiries, en partie, Le Vivier (Artaise), La Berlière, Labesace, Verrière, Brieul-sur-Bar, Saint Piermont, Chemery ruiné, tellement que c'était une désolation générale, rapporte ce chroniqueur[21].

On trouve des vestiges d'anciennes habitations que contaient différents lieux-dits, comme la Chalotte, la Boquelle, la Baud Sonnerie, le Courtil-Bardeau, la Charmoge, la Place, le Courtil Billette, la Tulette, le Droelin-la-Demoiselle, le Pré la Canne, le Mont Damion ou des Daims, au-dessus de la fontaine du Muphe, les Voies de la Besace et de la Maison, les Enclos et la Guernatterie[1].

Le village est détruit à 90 % lors de l'offensive allemande de 1940. La maîtrise du Mont-Damion et de la vallée de La Berlière sont des enjeux importants pour les belligérants[22].

Politique et administration

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Administration municipale

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Élections de 2026

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Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Berlière, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[23]. 7 sièges sont à pourvoir au conseil municipal.

Une seule liste, menée par Jean-Marc Louis, maire sortant[24], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 7 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 62,86 %[25]. Jean-Marc Louis est réélu maire pour un troisième mandat le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[26],[Note 2].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1940 Edmond Hannotin Rad. ind. Sénateur
Conseiller général (1922-1940 et 1945-1958)
mars 2001 mars 2014 Robert Raguet[27]    
mars 2014 en cours Jean-Marc Louis[28]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Agriculteur
Réélu pour la mandature 2026-2032[26]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30].

En 2023, la commune comptait 38 habitants[Note 3], en évolution de −5 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
298325326297268276287314235
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
244221206202191185136145136
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
124111106868762918686
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018 2023
666041324447453838
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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Château de La Berlière avant 1904.
Église, reconstruite dans les années 1950.
  • Le château de La Berlière inscrit au titre des monuments historiques en 1984[33].
  • Église Saint-Nicolas de La Berlière. Une église est bâtie ou reconstruite en 1751[1]. À la suite de sa destruction lors de l'offensive allemande de 1940, elle est reconstruite à nouveau de 1955 à 1957, dans un projet géré par la coopérative de reconstruction immobilière des églises et édifices religieux de Paris, mandaté par la municipalité. Elle comprend des vitraux dessinés par Maurice Rocher[22].

Personnalités liées à la commune

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Voir aussi

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Notes et références

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  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La liste officielle des maires du département des Ardennes en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de la Berlière » sur Géoportail (consulté le 15 mai 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 Octave Guelliot, Dictionnaire historique de l'arrondissement de Vouziers, t. II, Charleville-Mézières, Éditions Terres Ardennaises, , 94 p. (ISBN 2-905339-41-1), « La Berlière », p. 58-61
  2. « Fiche communale de la Berlière », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  3. Sandre, « le ruisseau de Yoncq »
  4. Sandre, « la Bièvre »
  5. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  7. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  8. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  9. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  10. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre La Berlière et Buzancy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station Météo-France « Buzancy_sapc », sur la commune de Buzancy - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  13. « Station Météo-France « Buzancy_sapc », sur la commune de Buzancy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  14. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  15. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  16. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Droz, , p. 260.
  21. Annales de dom Ganneron. Les antiquités de la chartreuse du Mont-Dieu, Éditions Picard,
  22. 1 2 Michel Coistia et Jean-Marie Lecomte, Les églises des reconstructions dans les Ardennes, Louvergny, Éditiond Noires Terres, , 383 p. (ISBN 978-2-915148-61-9), « La Berlière. Une solide et séduisante église rurale », p. 273-275
  23. « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
  24. « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Maires et conseillers municipaux sortants », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
  25. « Publication des résultats au 1er tour - commune de Berlière », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
  26. 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 9 juin 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  27. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  28. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  33. Notice no PA00078347, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. 1 2 Philippe Seydoux, Gentilhommières et Maisons fortes en Champagne : Marne et Ardennes, t. 1, Paris, Éditions de La Morande, , 320 p. (ISBN 2-902091-30-3), p. 220-221

Liens externes

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