La Boulaye
La Boulaye est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| La Boulaye | |||||
L'église Sainte-Madeleine de La Boulaye, bâtie de 1903 à 1905 d'après des plans de l'architecte Landrevault du Creusot (qui dirigeait le service d’architecture de l’entreprise Schneider). | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Autun | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Grand Autunois Morvan | ||||
| Maire Mandat |
Pierre Thomas 2020-2026 |
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| Code postal | 71320 | ||||
| Code commune | 71046 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
102 hab. (2023 |
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| Densité | 7,4 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 44′ 50″ nord, 4° 07′ 44″ est | ||||
| Altitude | Min. 256 m Max. 481 m |
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| Superficie | 13,86 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Autun-2 | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Géographie
modifierCommunes limitrophes
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| Charbonnat | Dettey | |||
| Montmort | N | Saint-Eugène | ||
| O La Boulaye E | ||||
| S | ||||
| Toulon-sur-Arroux |
Géologie
modifierHydrographie
modifierVillages, hameaux, lieux-dits, écarts
modifier(liste non exhaustive)
- La Roche-au-Bazot -
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 902 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Symphorien-de-Marmagne à 19 km à vol d'oiseau[7], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 974,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (64,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50 %), forêts (37 %), zones agricoles hétérogènes (10,9 %), terres arables (2,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierHistoire
modifierPolitique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].
En 2023, la commune comptait 102 habitants[Note 2], en évolution de +2 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Vie locale
modifierCulte
modifierLa Boulaye et son église Sainte-Madeleine relèvent de la paroisse du Bon Pasteur, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe neuf villages et dont le siège est installé à Toulon-sur-Arroux.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
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Parmi les principaux lieux et monuments de La Boulaye figurent notamment :
- l'église Sainte-Madeleine, construite entre 1903 et 1905 et qui fut financée par Charles-Prosper-Eugène Schneider (1868-1942), maître de forges du Creusot, député de Saône-et-Loire, propriétaire et héritier du château de La Boulaye[19] ;
- le temple des Mille Bouddhas ou Paldenshangpa La Boulaye, très coloré à l'intérieur, sur le modèle du monastère de Samyé[20] ;
- la maison forte de La Roche-au-Bazot, motte féodale, qui fut la propriété de Nicolas Rolin, chancelier des ducs de Bourgogne ;
- le château de La Boulaye, ancienne propriété de la famille Schneider (qui le posséda jusqu'en 1936)[21], aujourd'hui transformé en hébergements du Temple des Mille Bouddhas (château construit à l'emplacement d'un château plus ancien[22], propriété de la famille Loppin de Montmort à compter de 1752, incendié en 1824).
Personnalités liées à la commune
modifier- Odile Poisson (1935-2008), actrice de cinéma, est morte dans la commune.
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Alain Dessertenne et Françoise Geoffray, « La Boulaye d'un chef-lieu à l'autre », revue trimestrielle Images de Saône-et-Loire no 205 de , p. 12-13.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- La Boulaye sur le site de l'Institut géographique national
- Historique du site de la Roche au Bazot
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifierCartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre La Boulaye et Saint-Symphorien-de-Marmagne », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Symphorien de Marmagne », sur la commune de Saint-Symphorien-de-Marmagne - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Symphorien de Marmagne », sur la commune de Saint-Symphorien-de-Marmagne - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de La Boulaye ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Brochure de présentation de l'église Sainte-Madeleine de La Boulaye éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
- ↑ Thomas Doustaly, « Soyons zen ! Cinq endroits pour se ressourcer… Et méditer », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Les Loppin de Montmort, seigneurs de La Boulaye », article de Lucien Taupenot paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 121 de mars 2000, pages 14 et 15.
- ↑ Château qui résultait de travaux entrepris par l'architecte Edme Verniquet, à la demande de Germain-Anne Loppin, président au parlement, seigneur de Montmort. Source : Alain Dessertenne et Françoise Geoffray, « Edme Verniquet (1727-1804), un architecte classique en Saône-et-Loire », revue Images de Saône-et-Loire, n° 197, mars 2019, pages 6 à 11.
