La Célestine (film)
La Célestine (La Celestina P… R…) est un film italien réalisé par Carlo Lizzani, sorti en 1965.
| Titre original | La Celestina P… R… |
|---|---|
| Réalisation | Carlo Lizzani |
| Scénario |
Carlo Lizzani Sandro De Feo Massimo Franciosa Luigi Magni Assia Noris Giorgio Stegani |
| Pays de production |
|
| Genre | comédie |
| Sortie | 1965 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il s'agit d'une adaptation de La Célestine, un roman médiéval espagnol écrit par Fernando de Rojas[1],[2].
Synopsis
modifierDans une Italie moderne des années 1960, Célestine (interprétée par Assia Noris) est une femme d’affaires influente opérant dans le secteur des relations publiques (« P.R. » du titre pour Public Relations), mais son activité dissimule un autre commerce : elle met en relation des hommes puissants (banquiers, industriels, politiciens) avec de jeunes femmes séduisantes, en leur promettant des liaisons discrètes. Son rôle d’entremetteuse est cynique : elle recrute ces jeunes femmes, les présente comme des « vertueuses » vierges à ces hommes fortunés, et s’assure des gains importants par des commissions.
Tout semble fonctionner parfaitement pour Célestine, qui cultive un pouvoir non seulement économique, mais aussi social : ses clients lui font confiance, et son réseau la protège. Cependant, un scandale surgit lorsqu’un homme influent la met en cause. Désormais, ses manœuvres et ses liaisons secrètes commencent à attirer l’attention des médias.
Au cœur de cette crise, Célestine doit faire face aux conséquences de ses actes. Elle organise notamment un faux enlèvement du mari d’une amie, qui possède un gros capital qu’elle veut transférer à l’étranger. Or cette machination dérape, déclenchant des tensions et menaçant de révéler publiquement ses activités illicites.
Malgré le risque, Célestine réussit à éviter la prison grâce à ses relations : un politicien puissant intervient pour étouffer le scandale. Elle bénéficie d’un « exil doré » à Paris, comme moyen de se protéger tout en sauvegardant sa réputation.
Plus qu’une simple comédie, le film de Lizzani est une satire sociale critiquant la montée du capitalisme et la marchandisation des relations humaines, tout en interrogeant les rapports de pouvoir entre les sexes. Selon certains analystes, Célestine symbolise un mélange de cupidité, de sexe et d’influence. Elle manipule les désirs, tire profit des ambitions et use de son charme comme d’un pouvoir.
Esthétiquement, le réalisateur Carlo Lizzani mélange des plans réalistes avec des extérieurs urbains et des scènes plus élégantes et artificielles (fêtes, salons mondains), soulignant le contraste entre la façade brillante de la haute société et son hypocrisie profonde.
En conclusion, La Célestine de Carlo Lizzani transpose librement le personnage littéraire de Fernando de Rojas dans le contexte socio-économique de l’Italie contemporaine des années 60, pour en faire une comédie amère sur le pouvoir, la sexualité et la corruption.
Fiche technique
modifier- Titre français : La Célestine[3]
- Titre original : La Celestina P… R…
- Réalisation : Carlo Lizzani
- Scénario : Carlo Lizzani, Sandro De Feo, Massimo Franciosa, Luigi Magni, Assia Noris et Giorgio Stegani
- Photographie : Oberdan Troiani
- Musique : Piero Umiliani
- Pays d'origine : Italie
- Genre : comédie
- Date de sortie :
Distribution
modifier- Assia Noris : Celestina
- Venantino Venantini : Carlo
- Beba Loncar : Luisella
- Raffaella Carrà : Bruna
- Marilù Tolo : Silvana
- Daliah Lavi : Daniela
- Goffredo Alessandrini : Montesti
- Massimo Serato : Marcello
- Franco Nero : Fabrizio
- Ettore Mattia : Cantelli
- Mirella Maravidi : Anna
Notes et références
modifier- ↑ Gianni Rondolino, Storia del cinema: Dizionario dei film, UTET, 1996, (ISBN 8802049440)
- ↑ Rafael Utrera Macías, Literatura y cine. Adaptaciones, Editorial Padilla Libros, 2007, (ISBN 978-8484344278)
- 1 2 « La Célestine », sur encyclocine.com
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :