La Chatte des montagnes
La Chatte des montagnes (Die Bergkatze) est un film allemand muet réalisé par Ernst Lubitsch, sorti en 1921.
| Titre original | Die Bergkatze |
|---|---|
| Réalisation | Ernst Lubitsch |
| Scénario |
Hanns Kräly Ernst Lubitsch |
| Acteurs principaux |
Pola Negri Victor Janson |
| Sociétés de production | Projektions-AG "Union" |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie dramatique |
| Durée | 79 minutes |
| Sortie | 1921 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
modifierLe lieutenant Alexis, grand séducteur, est pour raison disciplinaire muté dans une forteresse en pleine montagne non loin de la ville (imaginaire) de Piffkaneiro. Sur le chemin de sa nouvelle affectation, il est attaqué par une bande de brigands, et ne doit sa libération qu'à l'intervention de Rischka, la fille de leur chef, qui est tombée sous son charme. Une fois arrivé à la forteresse, Alexis est alors chargé d'une expédition contre les bandits, dont le succès lui vaut en récompense la main de Lilli, la fille du commandant. Mais Rischka, accompagnée de cinq comparses, décide de s'introduire secrètement dans la forteresse...
Fiche technique
modifier- Titre : La Chatte des montagnes
- Titre original : Die Bergkatze
- Titre américain : The Wildcat
- Réalisation : Ernst Lubitsch
- Scénario : Hanns Kräly, Ernst Lubitsch
- Directeur de la photographie : Theodor Sparkuhl
- Décorateurs : Max Kronert, Ernst Stern
- Costumes : Ernst Stern
- Assistant réalisateur : Walter F. Fichelscher
- Sociétés de production : Projektions-AG Union (PAGU)
- Producteur : Paul Davidson
- Distribution : UFA
- Pays de production :
République de Weimar - Lieu de tournage : Kreuzeck, Ufa-Atelier
- Durée : 79 minutes
- Format : Noir et blanc - 35 mm - 1,33:1 - Muet
- Genre : Comédie dramatique
- Date de sortie :
- République de Weimar : (première)
Distribution
modifier- Pola Negri : Rischka
- Paul Heidemann : le lieutenant Alexis
- Victor Janson : le commandant de la forteresse
- Wilhelm Diegelmann : Claudius, le chef des brigands, père de Rischka
- Edith Meller (en) : Lilli, la fille du commandant
- Marga Köhler : la femme du commandant
- Hermann Thimig : Pepo, le brigand timide
- Paul Biensfeldt : Dafko
- Paul Graetz : Zofano
- Max Kronert : Masilio
- Erwin Kopp : Tripo
Analyse
modifierErnst Lubitsch connut son premier flop commercial avec La chatte des montagnes : "Toute l'entreprise était novatrice, d'autant que le film avait beaucoup plus d'idées, de gags et de satire que mes autres réalisations. Mais il est sorti peu après la guerre et le public n'était pas encore prêt pour une satire de la guerre et du militarisme", analysait le réalisateur en 1947. Au-delà du propos, avec son déluge de péripéties farfelues dopé par le talent comique de la fabuleuse Pola Negri (Rikscha), ce muet méconnu se distingue aussi par son inventivité visuelle débridée. Un an après Le cabinet du docteur Caligari (1920) de Robert Wiene, Lubitsch se démarque de la noirceur de l'expressionnisme naissant en créant, avec l'appui du peintre et décorateur Ernst Stern, un contre-monde joyeux, ludique, accentué par des jeux de perspective et des cadrages géométriques inattendus – avec l'utilisation, notamment, de caches noirs ovales, ronds, déchiquetés ou ondulés[1].
Critiques
modifier- « Les cinéastes avaient alors une totale liberté, une liberté qu'ils ne retrouveront jamais plus par la suite. Il n'est donc guère étonnant que, vu aujourd'hui après presque un siècle, La Chatte des Montagnes nous apparaisse comme une comédie totalement débridée. » L'Œil sur l'écran
- « On passe son temps à se courir après dans cette œuvre de Lubitsch, qu'il s'agisse de l'armée alpine après les bandits - et vice versa - ou des femmes après les hommes - et vice versa. » shangols
- « Un film à part me semble-t-il dans la filmographie de Lubitsch. Par sa forme d'abord, le cinéaste se tourne là vers une comédie romantique fantasmagorique, plongeant les héros dans un monde totalement fabuleux (au sens littéraire du terme). » Alligator
Mises en musique
modifier- en 2000, dans le cadre d'Il Cinema Ritrovato à Bologne par Marco Dalpane et l'Ensemble Playground (enregistré sur le DVD de 2006 de la Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung et Transit Film GmbH)
- en 2009, dans le cadre du Festival du film muet des Jardins d'Argences par Éric Navet (Percussions - Batterie - Vibraphone) et Stefan Orins (Piano) du Collectif Muzzix
- en 2016, dans le cadre d'un ciné concert donné le à 20 h à Tourcoing dans la salle de concerts de l'Hospice d'Havré, sur une composition originale de Jérémie Ternoy, pianiste de Jazz et professeur au département Jazz du CRD Conservatoire de Tourcoing. Sous l'écran d'Ernst Lubitsch figuraient 8 musiciens dont une chanteuse (Léo Colin au Piano, Karim Bellarbi au Vibraphone, Pierre-Antoine Despature à la Contrebasse,Pierre Katzler à la Batterie, Sarah Butruille au Chant, Mawan Fakir au Violon, Benoît Blanc au Trombone et Claire Genet à la Clarinette), tous étudiant(e)s de 3° cycle du conservatoire. Ce ciné-concert faisait suite à la conférence de 18 h 30 "Jazz et Cinéma" donnée en ce même lieu de l'Hospice d'Havré par Patrick Louguet, Professeur émérite en études cinématographiques à Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, conseiller artistique de ce ciné-concert produit par Hugues Rousé, directeur du département Jazz du Conservatoire CRD de Tourcoing.
Notes et références
modifier- ↑ « Ernst Lubitsch (1892-1947) », sur veroniquechemla.info.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
