La Joyeuse Parade

film sorti en 1954

La Joyeuse Parade (There's No Business Like Show Business) est un film musical américain de Walter Lang, sorti en 1954.

La Joyeuse Parade
Titre original There's No Business Like Show Business
Réalisation Walter Lang
Scénario Phoebe Ephron
Henry Ephron
Musique Irving Berlin
Acteurs principaux Ethel Merman
Dan Dailey
Donald O'Connor
Marilyn Monroe
Mitzi Gaynor
Johnnie Ray
Sociétés de production Twentieth Century Fox
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film musical
Durée 117 minutes
Sortie 1954

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Cette comédie musicale, dont la musique a été composée par Irving Berlin, a pour principaux interprètes Ethel Merman, Dan Dailey, Donald O'Connor, Marilyn Monroe, Mitzi Gaynor et Johnnie Ray.

Synopsis

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Molly, Terence Donahue et leurs trois enfants, Tim, Steve et Kathy, sont des vedettes de music-hall sous le nom des « cinq Donahue ». L'arrivée de Vicky, une chanteuse de cabaret dont Tim tombe amoureux, menace la cohésion du groupe. Après avoir tenté de l'évincer, les parents décident d'intégrer Vicky au nouveau spectacle qu'ils préparent.

Fiche technique

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Costume de Marilyn Monroe conçu par William Travilla pour le numéro musical Heat Wave.

Distribution

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Production

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En 1953, Irving Berlin, alors au faîte de sa gloire, propose à la Twentieth Century Fox le projet de ce qui deviendra There's No Business Like Show Business (La Joyeuse Parade en VF). Le titre fait référence à la chanson composée par Berlin pour la comédie musicale Annie Get Your Gun, créée par Ethel Merman en 1946. L'idée est de construire le scénario autour d'un certain nombre de succès passés de Berlin à la manière de Chantons sous la pluie sorti l'année précédente.

Le producteur Darryl F. Zanuck confie l'écriture à Lamar Trotti, mais celui-ci meurt le alors que seule l'histoire est rédigée. Zanuck fait alors appel à un couple de jeunes scénaristes Phoebe et Henry Ephron. Ce dernier témoigne : « Je pense que c'est le travail le plus ardu que je n'ai jamais fait. »[1].

Ethel Merman est bien entendue engagée pour le rôle principal, aux côtés d'acteurs de comédies musicales sous contrat avec la Fox dont Dan Dailey, Donald O'Connor, Johnnie Ray et Mitzi Gaynor. Joseph M. Schenck, associé de Zanuck, estime que Marilyn Monroe est la nouvelle Rita Hayworth et insiste pour que lui soit confié le rôle de Vicky. L'actrice, qui à ce moment-là suspendue pour avoir refusé de tourner dans The Girl in Pink Tights, vient alors d'épouser le joueur vedette de baseball Joe DiMaggio et profite de sa lune de miel au Japon pour se produire devant les troupes américaines basées en Corée. De retour à Hollywood, une fois la sanction levée, elle n'accepte le projet qu'avec la certitude que le suivant sera Sept ans de réflexion. Elle obtient également une augmentation de 3 000 $ par semaine. Le tournage n'est toutefois pas de tout repos, car le mariage de Marilyn connaît rapidement des passes difficiles. Elle arrive régulièrement en retard sur le plateau, ce qui énerve au plus haut point Ethel Merman[2].

Le film sort le en CinemaScope. Le critique Bosley Crowther du New York Times écrit : « “Les gens du spectacle sont uniques”, comme le dit Irving Berlin. C'est un message que les professionnels du spectacle d'Hollywood s'efforcent de faire passer depuis des années. Aujourd'hui, la Twentieth Century-Fox remporte un grand succès dans ce domaine avec There's No Business Like Show Business […] On voit ici, dans toute la splendeur des couleurs et du CinemaScope — et grâce, il faut le reconnaître d’emblée, à certaines des meilleures chansons de M. Berlin — que les gens qui travaillent dans le monde du spectacle forment une race effrontée et irrépressible. »[3]. Il est en revanche beaucoup plus réservé sur l'interprétation de Monroe : « En matière de mise en valeur de leurs atouts, Miss Gaynor a une longueur d'avance sur Miss Monroe, dont les déhanchés et les contorsions sur Heat Wave et Lazy sont embarrassants à voir. »[4] Pour Variety : « Ethel Merman est bluffante. […] Les arrangements orchestraux et vocaux des standards de Berlin sont si riches qu'ils leur confèrent sans cesse une nouvelle dimension. »[5].

Autour du film

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  • Marilyn Monroe interprète elle-même quatre chansons dans ce film, mais elle a été remplacée par Dolores Gray sur l'album de la bande originale sorti chez Decca, car elle était alors sous contrat d'exclusivité avec le label rival RCA Records.
  • Le , pendant le tournage, le pianiste de jazz et compositeur Hal Schaefer, professeur de chant de Marilyn Monroe, a tenté de se suicider en absorbant des comprimés de Benzedrine et de Nembutal dissous dans de l'alcool et un produit de nettoyage pour machine à écrire. Il se savait alors filé par Joe DiMaggio, furieux d'avoir découvert que son épouse entretenait une liaison avec lui. Grâce à l'intervention d'amis, Hal Schaefer a survécu, mais son foie et ses reins ont été gravement endommagés[réf. nécessaire].

Références

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  1. Bergreen 1990, p. 517-518.
  2. Bergreen 1990, p. 518-519.
  3. (en) Bosley Crowther, « There's No Business, Etc.; And Musical at the Roxy Sets Out to Prove It », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le ).
    There are no people like show people, as Irving Berlin says. That's a point the show people of Hollywood have been struggling for years to make. Now a major success in that direction is achieved by Twentieth Century-Fox in “There's No Business Like Show Business” […] Here at last it is demonstrated, in the full bloom of color and CinemaScope—and with the help, it must quickly be acknowledged, of some of Mr. Berlin's better songs—that the people who work in show business are a brash and irrepressible breed.
    .
  4. « When it comes to spreading talent, Miss Gaynor has the jump on Miss Monroe, whose wriggling and squirming to Heat Wave and Lazy are embarrassing to behold. ».
  5. (en) Variety Staff et Variety Staff, « There’s No Business Like Show Business », sur Variety, (consulté le ).
    Ethel Merman is boffo. […] The orchestral-vocal treatments of the Berlin standards are so richly endowed as to give them constantly fresh values.

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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