La Manekine

roman de Philippe de Rémi père

La Manekine est un roman en 8591 vers octosyllabes, écrit par Philippe de Remy, vers 1240, en ancien français. Jean Wauquelin en a fourni une mise en prose.

La Manekine
Formats
Langue
Auteur
Genre
Date de parution
XIIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Œuvre dérivée
La filla del rei d’Hungria (d)
La Manequine (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Présentation

modifier

Le roi de Hongrie promet à son épouse mourante de se remarier si nécessaire uniquement à une femme qui lui ressemblerait. Une longue recherche montre que seule leur fille unique, Joïe, correspond à de tels critères. L'opposition du roi (et de la jeune femme) à un tel mariage est balayée par les seigneurs et le clergé qui se chargent d'un tel péché. Le jour des noces, elle finit par se présenter "incomplète" : elle s'est coupée la main gauche. Une signification du surnom Manekine est manchote.

Le roi entre en fureur et ordonne qu'elle soit brûlée vive...

Études

modifier

Christiane Marchello-Nizia[1] offre en 1980 une nouvelle mise en français moderne, avec en postface une brève étude : Entre Œdipe et Carnaval de ce conte populaire aux allures de roman chrétien édifiant, mais également amoureux et courtois : désir paternel incestueux, mutilation de la fille trop aimée...

Donatien Laurent, dans sa préface, en 1980, affirme que le thème de la fille aux mains coupées, conte-type n° 706 (Aarne et Thompson), se retrouve dans environ 450 variations du folklore ouest-européen.

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Références

modifier
  1. Philippe de Beaumanoir, La Manekine, roman du XIIIe siècle, traduction et présentation de Christiane Marchello-Nizia, préface de Donatien Laurent, Stock 1980