La Motte-Ternant

commune française du département de la Côte-d'Or

La Motte-Ternant est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

La Motte-Ternant
La Motte-Ternant
Le mont Rond au printemps.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes de Saulieu-Morvan
Maire
Mandat
Laurent Choubley
2026-2032
Code postal 21210
Code commune 21445
Démographie
Population
municipale
148 hab. (2023 en stagnation par rapport à 2017)
Densité 6,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 30″ nord, 4° 20′ 00″ est
Altitude Min. 333 m
Max. 476 m
Superficie 21,32 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Semur-en-Auxois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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La Motte-Ternant
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La Motte-Ternant
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La Motte-Ternant

Forte de 148 habitants (2022), la commune est située dans le canton de Semur-en-Auxois (anciennement canton de Saulieu), l'arrondissement de Montbard, et la communauté de communes de Saulieu.

Géographie

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Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Localisation

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La Motte-Ternant se situe aux confins de l'Auxois (substrat calcaire) et du Morvan (socle granitique).

Vers l'ouest, l'ascension des marches de Saulieu, parfois désignées comme le Bas Morvan oriental, annonce les reliefs plus prononcés du Haut Morvan[1].

Vers l'est, le mont Rond constitue un exemple caractéristique des buttes témoins de l’Auxois[2].

Située sur le rebord oriental du Morvan, la commune présente un relief de collines et de buttes marquant la transition entre les terrains granitiques morvandiaux et les plateaux calcaires de l’Auxois. L’altitude varie d’environ 330 m dans les vallons du Serein et de ses affluents à 476 m au mont Rond, point culminant de la commune.

Le bourg occupe une position de crête légèrement en retrait du mont Rond, dominant plusieurs vallons qui convergent vers la motte castrale.

Le paysage alterne pentes modérées, croupes arrondies, petits plateaux ouverts et boisements continus, typiques du Bas Morvan oriental.

La Motte‑Ternant est accessible par des routes départementales secondaires reliant le village aux communes voisines de l’Auxois et du Morvan.

Les axes les plus proches sont la D15 et la D117, permettant de rejoindre Saulieu, Précy‑sous‑Thil et Mont‑Saint‑Jean.

Communes limitrophes

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Hydrographie

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Trois cours d'eau structurent le territoire communal:

La Baigne et le Brazon sont des affluents du Serein, qui poursuit son cours vers le nord. Leurs vallons entaillent légèrement les plateaux et convergent vers la motte castrale, élément topographique central du site.

La commune fait partie du sous-bassin versant du Serein, qui contribue, à l'échelle départementale, au bassin versant "Serein - Argentalet - Romanée - Tournesac - Vernidard", qui contribue à son tour, à l'échelle nationale, au bassin Seine-Normandie[4].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5].

En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 989 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pouilly-en-Auxois à 18 km à vol d'oiseau[11], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 859,1 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,2 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels

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Le territoire est dominé par une mosaïque de prairies bocagères, de boisements feuillus et de zones humides dans les fonds de vallons.

La commune se situe dans l’aire d’influence écologique du Parc naturel régional du Morvan, dont elle partage les caractéristiques paysagères : haies, pâturages, forêts mixtes et biodiversité associée aux milieux granitiques.

ZNIEFF  

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Le territoire communal est concerné par deux inventaires écologiques nationaux.

La ZNIEFF de type II « Vallée et bassin amont du Serein » reconnaît l’intérêt écologique des vallons du Serein et de ses affluents, caractérisés par des prairies humides, des ripisylves et des boisements associés[15].

La ZNIEFF de type I « Bocage entre Missery et Sussey » est identifiée pour la richesse de ses milieux prairiaux, ses haies anciennes et la présence d’espèces inféodées aux paysages bocagers traditionnels[16].

Ces deux ZNIEFF complètent l’inscription de la commune dans le site Natura 2000 FR2600988 – Gîtes, habitats et chauves‑souris en Bourgogne, qui vise la préservation des habitats forestiers et bocagers utilisés par plusieurs espèces de chiroptères.

Natura 2000

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La commune est incluse dans le site Natura 2000 FR2600988 – Gîtes, habitats et chauves‑souris en Bourgogne, désigné au titre de la directive Habitats-Faune-Flore[17].

Ce périmètre vise la préservation des gîtes de reproduction, des habitats de chasse et des corridors écologiques utilisés par plusieurs espèces de chauves‑souris d’intérêt communautaire.

Le territoire communal est concerné par les secteurs bocagers et forestiers du piémont morvandiau, qui offrent des milieux favorables aux chiroptères, notamment grâce à la présence de boisements feuillus, de vallons humides et de structures paysagères traditionnelles (haies, prairies, ripisylves).

Urbanisme

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Typologie

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Au , La Motte-Ternant est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,5 %), forêts (29,3 %), terres arables (13,7 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %), zones urbanisées (1,7 %)[22].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie

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Relativement dispersé, le village regroupe plusieurs hameaux, écarts et lieux-dits autour du bourg:

  • Biard,
  • Chazelle-en-Morvan, à l'ouest,
  • les Bordes, et
  • le Meix, à l'est,
  • Mercueil,
  • le Bois de Meix, au sud,
  • le Meix de Chausserose et
  • le Moulin Laureau, au nord[23].

Logement

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En 2017, la commune compte 146 logements, dont 13% de logements vacants (France : 8,2%), 32,9% de résidences secondaires et logements occasionnels (France : 9,7%), et 54,1% de résidences principales (France : 82,2%)[24].

Toponymie

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La Motte‑Ternant doit son nom à une motte castrale établie au Moyen Âge, élément défensif typique des seigneuries rurales de l’Auxois et du Morvan. Cette motte, située au centre du village, contrôlait les vallons du Serein et de ses affluents et constituait un point stratégique sur les marges orientales du massif morvandiau.

Le site est mentionné dans les archives seigneuriales dès le XIIᵉ siècle, période durant laquelle la région voit se multiplier les petites fortifications de terre et de bois.

Le patronyme français La Motte renvoie à une origine topographique : « Tertre ou butte féodale ». Le château de la seigneurie de la Motte-Ternant était peut être sur le « Mont-Rond »[25].

Le nom de la localité est attesté sous les formes Finis Ostisiacensis (895) ; Othosiacum (1231) ; Otoisé (1283) ; La Motte d’Otoysy (1305) ; Motha de Thoissey (1307) ; Hothoseyum (xive siècle, av. 1312) ; Mota Othoseii (1326) ; Tarnans, Ternandum (1328) ; Le chastiaul de la Moute Otoisey (1332) ; La Mouthe d’Othoisy (1379) ; La Mothe d’Oicthoisey, la Mothe d’Othoisey (1389) ; Othoisy (1397) ; Otheseyum (XIVe siècle) ; La Motte de Thoisy (1442) ; La Mothe de Thoisi (1470) ; La Mothe (1498) ; La Mothe de Ternan (1499) ; « La baronnye et seigneurie de la Mothe Othousey, autrement dicte de Ternant » (1526) ; La Motte de Ternant lez Toisy (1534) ; La Motte de Ternan (1597) ; La Mothe Sipierre (1620) ; La Motte Ternant (1624) ; La Motte Ternan (1657) ; La Motte (1664) ; La Motte Saive (1753) ; Motte Saine, lisez Sayve (1766)[26].

La famille de Ternant, implantée à Ternant (Nièvre) et La Motte-Ternant (Côte-d’Or) (peut-être aussi à Ternant (Côte-d'Or) à moins qu’il ne s’agisse d’une homonymie), a joué un rôle important pendant trois siècles de l'histoire bourguignonne.

Le toponyme Mercueil pourrait évoquer l'existence d'un sanctuaire dédié à Mercure[27].

Histoire

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Origines et période médiévale

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Antiquité

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En 1840, dans une lettre au président de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, M. Laureau, notaire à Semur-en-Auxois, livre "de curieux détails sur la découverte [...], près la Motte-Ternant, des vestiges d'une fabrique de poterie romaine : plusieurs vases ont été trouvés dans les moules qui servaient à les former."[28]

Moyen Âge

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La famille de Ternant (ou de La Motte-Ternant)
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Cette famille noble, implantée à Ternant (Nièvre) et La Motte-Ternant (Côte-d'Or) (peut-être aussi dans la commune de Ternant (Côte-d'Or) à moins qu'il ne s'agisse d'une homonymie), a joué pendant trois siècles un rôle important en Bourgogne.

Parmi les personnes connues :

Philippe de Ternant (XVe siècle).
Philippe, seigneur de Ternant (en 1473, par Gilles Gobet.
  • Philippe de Ternant (1400-1456), frère du précédent, chevalier de la Toison d'or (voir ci-dessous), chambellan de Philippe le Bon, fut membre à partir de 1433 du "Grand Conseil" du duc de Bourgogne ; il reçoit en 1435 de Philippe le Bon (Philippe III de Bourgogne) la baronnie d'Apremont[32] et la seigneurie de Gendrey. Philippe de Ternant fut commandant de la garde de Bourgogne, il guerroya beaucoup en Flandre pour le compte du duc de Bourgogne à partir de 1430, habitant alors le plus souvent Bruges. Il en profita pour ramener les deux retables qui ornent l'église paroissiale de Ternant. Il est prévôt de Paris en 1436. En 1454, Philippe de Ternant, accusé d'avoir fait arrêter un marchand anglais alors que la Bourgogne avait conclu une trêve avec l'Angleterre, dut demander pardon au Conseil de l'Ordre de la Toison d'Or et fut condamné à aller en pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle[33]. Philippe de Terant était aussi seigneur de la Motte (actuelle commune de La Motte-Ternant).
  • Charles de Ternant, son fils, est gouverneur et capitaine de Château-Chinon ; il meurt en 1472.
  • Claude de Ternant, fils du précédent, écuyer, chambellan du roi, est « seigneur de la Motte et de Ternant » ; il ne semble pas avoir eu de descendants.
  • Au début du XVIe siècle, la baronnie de la Motte-Ternant passe aux mains de Guillaume de Pontailler, époux de Claudine de Ternant, sœur de Claude de Ternant, puis de Gilbert de Graçay, seigneur de Champeroux et époux d'Isabeau de Ternant, autre sœur de Claude de Ternant. Ce couple a des enfants dont Jean de Graçay, seigneur de Ternant, qui se maria avec Jehanne de La Châtre.

Toute trace du nom de famille "de Ternant" lié au village et au château de Ternant disparaît[34], même si le nom de famille "de Ternant" a subsisté[35].

Le blason de la famille de Ternant était « échiqueté d'or et de gueules à quatre traits »[36].

La seigneurie de Ternant disposait des droits de haute justice, moyenne justice et basse justice sur un territoire étendu et dont les limites sont précisément connues grâce au dénombrement en date du , par Jehanne de La Châtre, dame de Ternant et de Diors (Indre), dont une copie datée du a été conservée[37].

Ancien Régime

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Sous l’Ancien Régime, La Motte‑Ternant relève de la gouvernance de Semur‑en‑Auxois et dépend de plusieurs familles nobles locales.

L’économie repose alors sur une agriculture de subsistance, l’élevage bovin et l’exploitation des bois.

Le village conserve de cette époque une structure de hameaux dispersés, de fermes isolées et de pâturages clos par des haies bocagères.

Histoire contemporaine

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Le , le prieuré du Val Croissant était publié pour vente avec la description suivante

L'église et les bâtimens composant le prieuré de Valcroissant, finage de la Motte-Ternant, jardin potager, cheneviere, piece d'eau, allées et boulingrins, le tout formant l'emplacement de 8 journaux, avec 69 arpens 66 perches de bois, 2 étangs, le battoir à écorces et les ustensiles, un clos de 11 soitures de prés appelé le pré de Chesne, un moulin, une terre à cheneviere avec un jardin, un petit étang et une pâture dépendans du même prieuré, estimés 17087 livres ; plus, un domaine situé même finage, 2 jardins, 2 petites chenevieres, 33 soitures 3 quarts de pré, 187 journaux et demi de terre et une pâture, (même prieuré) estimés 14023 l. et plusieurs lots de terre, le tout sur l'enchère de 34837 liv[38].

Aux XIXᵉ et XXᵉ siècles, la commune connaît une évolution démographique marquée par l’exode rural, phénomène commun aux territoires du Morvan et de l’Auxois.

Les activités agricoles se modernisent, tandis que les boisements progressent sur les terres anciennement cultivées.

L’intégration progressive du territoire dans l’aire d’influence du Parc naturel régional du Morvan renforce la valorisation des paysages, du patrimoine rural et des milieux naturels.

Politique et administration

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Administration municipale

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Élections de 2026

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Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Motte-Ternant, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[39]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 2] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[40].

Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Laurent Choubley (56,67 %) et Jean-Louis Petit (43,33 %). Neuf sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Laurent Choubley et deux à celle de Jean-Louis Petit[41]. Laurent Choubley est élu maire le [42],[Note 3].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929 ? 1935 ? Emile Noize    
avant 1981 ? Roger Petit DVD  
mars 2001 mars 2026 Jean-Louis Petit DVD Agriculteur retraité
mars 2026 en cours Laurent Choubley[42]   Agriculteur sur grande exploitation
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages

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La commune ne participe à aucun jumelage ou autre forme de coopération internationale[43].

Équipements et services publics

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Eau et déchets

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Justice, sécurité, secours et défense

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Enseignement

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La commune comptait autrefois plusieurs établissements d'enseignement. Le linteau d'une porte d'entrée d'une cour dans le bourg de la commune porte encore l'inscription "école de filles".

Lorsque l'école publique installée à la mairie a fermé, l'école la plus proche était encore dans la commune de Villargoix. L'école élémentaire la plus proche est désormais à Thoisy-la-Berchère, et au-delà, Saulieu[44].

Aucun établissement de santé n'est présent sur la commune.

Les équipements les plus proches sont situés à Précy-sous-Thil, Aisy-sous-Thil, Saulieu, Pouilly-en-Auxois et Vitteaux[45].

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[47].

En 2023, la commune comptait 148 habitants[Note 4], en stagnation par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
535695726813666694667638632
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
607608615610561542507504459
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
434407341344349363265261297
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2022
215213191185163170169151150
2023 - - - - - - - -
148--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune est une paroisse catholique, dans l'archiprêtré de Saulieu, et l'archidiocèse de Dijon (autrefois dans l'archidiaconé d'Avallon, et le diocèse d'Autun[50])

La commune comprenait autrefois l'établissement du prieuré du Val-Croissant (Vaulx Croissant, Val Croissant, Vallis Crescens), fondé en 1216, troisième fondation de l'abbaye du Val des Choux, dans le Châtillonnais[51]. En 1717, Antoine Garreau liste "Notre-Dame du Val-Croissant, au Bailliage de Saulieu, première Fille de l'Ordre, & de la nomination du Roi."[52]

Économie

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Agriculture et élevage

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L’économie locale repose principalement sur l’élevage bovin et les prairies d’herbage, caractéristiques du piémont morvandiau.

Les exploitations agricoles sont de taille modeste et orientées vers la production de viande et de fourrage.

Sylviculture

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Les boisements couvrent une part importante du territoire, en lien avec la proximité du Morvan.

La sylviculture contribue à l’économie locale, notamment par l’exploitation de feuillus (chêne, hêtre) et de résineux.

Tourisme rural

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La commune bénéficie d’un environnement naturel attractif : paysages bocagers, vallons, forêts et proximité du mont Rond.

Elle accueille un camping non classé de vingt emplacements[53], mentionné dans les inventaires touristiques départementaux.

Le territoire est également traversé par plusieurs itinéraires de randonnée reliant Auxois et Morvan.

Culture locale et patrimoine

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Photographie noir et blanc de l'église de La Motte-Ternant dédiée à saint Martin
Eglise Saint-Martin, La Motte-Ternant

Lieux et monuments

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La commune compte plusieurs lieux et monuments d'intérêt:

  • l'église Saint-Martin du XIe siècle, située sur une colline, vers la mairie[54]. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [55]. "Un fragment de frise en pierre calcaire, apparemment d'époque romaine, subsiste en remploi dans le chœur"[27].
  • le presbytère, qui a fait l'objet d'une réfection en 1750 par l'architecte Jean-Baptiste Caristie[56].
  • le château, dont la motte castrale surplombant la confluence du Serein, de la Baigne et du Brazon a donné son nom à la commune depuis des siècles[57].
  • le Val Croissant, situé sur la route de Thomirey et Villargoix: prieuré fondé en 1216 par Guillaume de Mont-Saint-Jean[58] dans la vallée du Brazon, et "château" du XIXe siècle[59].
  • la butte du Mont Rond (476 m).
  • Non loin de l'église : un pigeonnier couvert en lauzes accolé à l'une des plus anciennes maisons du village (ensemble constitué, outre la maison d'habitation, d'une écurie, d'un four à pain et d'une forge)[60].

Fêtes et événements

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En août 2025 et 2026 (22-23 août), la commune a accueilli une "fête médiévale et fantastique" réunissant habitants et visiteurs autour de reconstitutions historiques, d’ateliers artisanaux et de démonstrations inspirées du Moyen Âge[61].

En août 2026, la commune a vu passer l'édition annuelle du Tour de l’Avenir, dont une étape reliait Saint-Vallier (Saône-et-Loire) à Semur‑en‑Auxois[62]. L’événement a mis en lumière le rôle du territoire dans l’accueil de compétitions cyclistes d’envergure internationale[63].

Le musée des beaux-arts de Dijon compte dans ses collections trois grands tableaux allégoriques attribués à Philippe Quantin (Dijon, c 1600 - Dijon, 1636) représentant chacun une muse[64].

Ces trois peintures à l'huile sur toile sont des vestiges d'un cabinet des muses que Quantin décore entre 1624 et 1628 pour le compte de Charles de Marcilly-Cypierre, gouverneur de Semur-en-Auxois.

Alors propriétaire du château qu'il fait reconstruire au début du XVIe siècle, Marcilly-Cypierre donne un temps son nom de La Motte-Cypierre au village.

Patrimoine naturel

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Depuis 1997, la commune est membre du Parc naturel régional du Morvan[65]. Elle en est même l'une des portes orientales.

Personnalités liées à la commune

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  • Gabrielle d'Estrées (1573-1599), maîtresse et favorite d’Henri IV, est réputée avoir séjourné au château de la Motte-Ternant, donnant par la même occasion son nom à l'une des tours du château[66].
  • Gabriel Noize (La Motte-Ternant, 1897-Saulieu, 1973), ingénieur I.E.G. (Institut électrotechnique de Grenoble), cofondateur en avec Jean Rigaud (ingénieur mécanicien) de l'entreprise Mecelec, spécialiste de l'équipement de réseaux électriques[67],[68].
  • Laurent Bulot et Cecilia Deloffre, installés dans le bourg pour leurs activités de ferme pédagogique, ont paru dans l’émission Echappées Belles: Week-end à Dijon (saison 19, episode 1, France 5, )[69].

Notes et références

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  1. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  2. ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
  3. ↑ La liste officielle des maires du département de la Côte-d'Or en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
  4. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. ↑ Parc naturel régional du Morvan, « Les marches de Saulieu », sur L'Atlas des paysages - L'observatoire photographique (consulté le ).
  2. ↑ Parc naturel régional du Morvan, « L'Auxois des buttes », sur L'atlas des paysages - L'observatoire photographique (consulté le ).
  3. ↑ Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies. I. A-B / publié sous la direction de Paul Joanne, 1890-1905 (lire en ligne)
  4. ↑ Mission Inter-Services de l’Eau et de la Nature de la Côte d’Or, « Carte des sous-bassins versants de la Côte-d'Or », Annexe 1 à l'arrêté préfectoral du 29 juin 2015 [PDF] (Carte), sur Préfet de la Côte-d'Or, (consulté le ).
  5. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
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Voir aussi

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Articles connexes

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