La Porteuse de pain
La Porteuse de pain est un roman-feuilleton de l'écrivain français Xavier de Montépin, paru d'abord dans Le Petit Journal du au , en 216 épisodes, dont les gravures sont publiées dans Le Journal illustré. Il fut réédité sous forme de livre (en six volumes) par l'éditeur parisien Édouard Dentu, également en 1884 et 1885. Il connut un important succès populaire et fut réédité et adapté à plusieurs reprises pour le théâtre, le cinéma et la télévision.
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Histoire
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L'histoire débute en 1861. Jeanne Fortier est la jeune veuve d'un mécanicien tué par l'explosion d'une machine à l'usine de Jules Labroue à Alfortville. À la suite de l'accident qui a tué son mari, Labroue embauche la veuve comme gardienne-concierge à l'usine afin d'assurer son avenir et celui de ses enfants. Le patron de l'usine est polytechnicien, mécanicien et inventeur. Il fait part de son projet de « machine à guillocher les surfaces arrondies » à Jacques Garaud, son contremaître. Or le contremaître est amoureux de Jeanne et, devant le refus de la veuve de l'épouser, il vole le projet d'invention de son patron, incendie l'usine, tue Jules Labroue et fait accuser Jeanne. Jeanne, accusée à tort, est condamnée à perpétuité mais, devenue folle, elle est internée à la Salpêtrière.
Elle retrouve la raison lors d'un incendie pendant la Commune de Paris de 1871, est conduite à la prison Saint-Lazare, puis à la maison centrale de Clermont, dont elle s'évade vingt ans après sa condamnation. Son fils Georges, qui a pris le nom de Darier, celui de sa mère adoptive, est devenu avocat et sa fille Lucie couturière. Jacques Garaud est devenu un riche industriel sous le nom de Paul Harmant. Il veut marier sa fille Mary avec Lucien Labroue, ingénieur des arts et métiers, le fils de Jules Labroue qu'il a assassiné. Il l'embauche comme ingénieur dans son usine. Mais Lucien est fiancé à Lucie, la fille de Jeanne. Quant à Jeanne, elle a changé d'identité, et est devenue maman Lison, la « porteuse de pain ». Jeanne est bien décidée à retrouver le véritable criminel.
Adaptation théâtrale
modifier- 1889 : La Porteuse de pain, drame en 5 actes et 9 tableaux de Xavier de Montépin et Jules Dornay, au théâtre de l'Ambigu ().
- 2025 : La Porteuse de pain, tournée d'été du théâtre de l'Ante[1].
Adaptations au cinéma et à la télévision
modifierRéférences
modifier- ↑ « Tournée d’été du Théâtre de l’Ante » [PDF], (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Marianne Charrier-Vozel, « Les adaptations cinématographique et télévisuelle de La Porteuse de pain : du mélodrame à la parodie », dans Jacques Migozzi (dir.), De l'écrit à l'écran. Littératures populaires : mutations génériques, mutations médiatiques, Limoges, Presses Universitaires de Limoges, coll. « Littératures en marge », , 870 p. (ISBN 2-84287-142-1), p. 497-511.
- Anne-Marie Thiesse, Le Roman du quotidien : lecteurs et lectures populaires à la Belle-Époque, Paris, Le Chemin vert, coll. « Le Temps et la mémoire », , 270 p. (ISBN 2-903533-11-3, présentation en ligne), [présentation en ligne]. Réédition : Anne-Marie Thiesse, Le Roman du quotidien : lecteurs et lectures populaires à la Belle-Époque, Paris, Seuil, coll. « Points » (no 277), , 283 p., poche (ISBN 2-02-040434-6).
- Sylvie Thouard, « Imagerie populaire, petits métiers et tournant industriel : La porteuse de pain », dans Jean-Marc Larrue et Giusy Pisano (dir.), Le Triomphe de la scène intermédiale : théâtre et médias à l'ère électrique, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, coll. « Espace littéraire », , 260 p. (ISBN 978-2-7606-3768-9, lire en ligne), p. 137-154.
- Sylvie Thouard, « Mélodrame et imaginaires. Les tribulations d’une héroïne populaire : La porteuse de pain », dans Pascale Alexandre-Bergues et Martin Laliberté (dir.), Les archives de la mise en scène : spectacles populaires et culture médiatique 1870-1950, Villeneuve-d'Ascq / Cerisy-la-Salle, Presses universitaires du Septentrion / Centre culturel international de Cerisy-la-Salle, coll. « Arts du spectacle. Images et sons », , 326 p. (ISBN 978-2-7574-1369-2, lire en ligne), p. 61-74.