La Prostituée

film sorti en 1926

La Prostituée (russe : Проститутка, Prostitoutka) est un film dramatique soviétique réalisé par Oleg Frelikh et sorti en 1927.

La Prostituée
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L'affiche originale du film.
Titre original Проститутка
Prostitoutka
Réalisation Oleg Frelikh
Scénario Victor Chklovski
Ielizaveta Demidovitch
Noï Galkine (ru)
Acteurs principaux Ielizaveta Iaroch
Vera Orlova
Sociétés de production Belgoskino
Pays de production Drapeau de l'URSS Union soviétique
Genre drame
Durée 77 minutes
Sortie 1927

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Synopsis

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Moscou, au milieu des années 1920, durant l'apogée de la Nouvelle politique économique (NEP). Certains vivent, d'autres survivent. Une jeune fille, Liouba, vit chez sa tante Varvara, une femme âgée. Varvara exploite et maltraite la jeune fille, puis finit par la « vendre » à un voisin et la chasser de chez elle. Mais Liouba ne reste pas longtemps à la rue : elle est recueillie par une connaissance fortuite, qui s'avère être une mère maquerelle. Celle-ci lui fait signer un contrat d'esclavage.

Une autre famille, les Tyrkine, vit à côté de tante Varvara. Piotr Tyrkine travaille chez Kondratiev, un boucher entrepreneur. Piotr mène une vie bien rangée. Sa femme, Nadejda, s’occupe du ménage et élève leurs deux jeunes enfants. Son travail chez le représentant de la NEP lui assure un certain revenu. Mais il se trouve que Piotr, ivre, trouve la mort. Se retrouvant sans moyens de subsistance, Nadejda est contrainte de se mettre en couple avec le boucher (le patron de son mari), puis de se prostituer.

Dans la rue, elle fait la connaissance de Manka, une prostituée chevronnée, qui lui raconte son histoire. Lorsque Manka travaillait comme femme de chambre, elle a été séduite par le fils de la patronne. Renvoyée par la patronne pour avoir eu une liaison avec son fils, elle s’est retrouvée à la rue. Dans la rue, elle a atterri dans une maison close et a contracté une maladie vénérienne, dont elle se soigne encore aujourd’hui.

Nadejda n'arrive pas à gagner sa vie en se prostituant. Ses deux enfants tombent gravement malades l'un après l'autre. En désespoir de cause, elle tente de mettre fin à ses jours en se jetant dans un trou dans la glace. Elle est secourue. Parmi ses sauveteurs se trouvent Liouba, qui a réussi tant bien que mal à s'échapper de la maison close et travaille désormais dans un atelier de couture rattaché à un dispensaire spécialisé dans les maladies vénériennes, ainsi que son nouvel ami, Choura, membre du Komsomol. De son côté, la mère maquerelle n’a pas l’intention de laisser partir Liouba comme ça. Elle menace de tout raconter à Choura sur son passé, alors, en larmes, la jeune fille raconte tout elle-même. Choura compatit et l’aide à écrire une lettre au procureur. Le bordel est démantelé par la police.

Liouba et Choura sont heureux. La vie s'arrange aussi pour Nadejda, car Choura l'a aidée à trouver un emploi d'aiguilleuse au dépôt de tramways, et les enfants commencent l'école maternelle. Manka est hospitalisée au dispensaire.

Fiche technique

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Distribution

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Le film en version originale avec intertitres en russe, anglais et chinois.
  • Ielizaveta Iaroch : Liouba
  • Vera Orlova : Nadejda Tyrkina
  • Olga Bonous : tante Varvara
  • Vassili Iaroslavtsev : Piotr Tyrkine
  • Ie. Cheremetieva : Manka
  • Aleksandr Ledachtchev (ru) : Choura
  • Ivan Lagoutine (ru) : Vassili Dmitritch, le voisin
  • Pavel Tamm : Kondratiev, le boucher
  • Ielizaveta Teplykh : la mère maquerelle
  • L. Krassina : docteur Birman
  • Mark Donskoï : un passant
  • Oleg Frelikh : un passant

Accueil

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Il est considéré comme le premier long métrage du cinéma biélorusse à sortir dans en Union soviétique et connaît un grand succès auprès du public[5].

En 1937, suite aux critiques qui y voient l'influence de « films pseudo-scientifiques bourgeois allemands », le film est interdit, jugé « politiquement incorrect ». La société de production Belgoskino en informe alors Boris Choumiatski, directeur de la Direction principale de l'industrie cinématographique de l'URSS, dans une circulaire relative à l'interdiction des films « ennemis »[5].

Notes et références

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  1. ↑ « La Prostituée », sur kinoglaz.fr
  2. 1 2 « La Prostituée », sur cinematheque.fr
  3. ↑ (ru) « Проститутка », sur kinopoisk.ru
  4. ↑ (ru) « Проститутка », sur kino-teatr.ru
  5. 1 2 « Проститутка (Убитая жизнью) », sur listapad.com (version du sur archive.org)

Bibliographie

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  • (ru) Очерки истории советского кино : в 3 т. / Под ред. Ю. С. Калашникова [и др.]. — М. : Искусство, 1956. — Т. 1: 1917—1934. — 524 с.
  • (ru) Игорь Авдеев, Лариса Зайцева. Все белорусские фильмы : каталог-справочник / Академия наук Беларуси, Институт искусствоведения, этнографии и фольклора. — Минск : Беларуская навука, 1996. — Т. 1: Игровое кино (1926—1970). — 240 с. — 1500 экз. — (ISBN 985-08-0023-2).

Liens externes

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