Verrerie de Passavant-la-Rochère

verrerie puis musée à Passavant-la-Rochère, en France
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La Verrerie de Passavant-la-Rochère ou Verrerie La Rochère est une verrerie / musée de 1475[2] de Passavant-la-Rochère dans les Vosges saônoises / Haute-Saône en Bourgogne-Franche-Comté.

La Rochère
illustration de Verrerie de Passavant-la-Rochère

Création 01/01/1956 (société actuelle)
Forme juridique SAS, société par actions simplifiée
Coordonnées 47° 59′ 21″ N, 6° 03′ 39″ E
Président Adrien Tourres depuis le 06/210/2026
Directeurs Christiane Bertoncini depuis le 08/08/2026
Activité List of glassware (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 66 collaborateurs en 2025
SIREN 815680020
Site web www.larochere.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d'affaires 14,4 millions € en 2025[1]
12,8 millions € en 2024
Résultat net 1,09 million € en 2025
911 k€ en 2024

Cette importante verrerie du massif des Vosges est avec ses 5 siècles d'activité industrielle, la plus ancienne verrerie d'art traditionnelle en activité d'Europe. Elle est labellisée Entreprise du patrimoine vivant depuis 2009[3], avec plus de 100 000 visiteurs par an (premier site touristique de Haute Saône, et 3e de Franche-Comté après la citadelle de Besançon, la saline royale d'Arc-et-Senans).

Histoire

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Simon de Thysac (maître verrier gentilhomme du château de Lichecourt dans les Vosges) acquiert des ducs de Lorraine, le droit de fonder cette verrerie médiévale en 1475[4], à la frontière des Duché de Lorraine / Comté de Bourgogne / Duché de Bourgogne / État bourguignon, au lieu-dit des Rochiers, dans une zone riche en matières nécessaires à la fabrication du verre (bois de chauffe, sable, silice, fougère, potasse, chaux, eau...) de la forêt de Darney de 15 000 hectares de bois, riche en sources et ruisseaux (dont l'Ourche de la vallée de l'Ourche)[5]. La verrerie médiévale fabrique des vitres et des articles « moulé, faits main, et soufflés bouche », de verres, carafes, gobeleterie... (histoire du verre).

La verrerie et le village sont entièrement détruits par un incendie en 1595 (reconstruite trois ans plus tard), puis par la Guerre de Trente Ans en 1636 (les fours sont rallumés en 1666 jusqu’à ce jour)[6]. En 1790, les familles du Houx, de Finance et de Massey s'établissent comme copropriétaires de la verrerie. Après une période d'instabilité au début du XIXe siècle menant à l'extinction des fours en 1825, l'activité est relancée en 1834 grâce à la création de la société Ernest de Massey et Cie, associant Ernest de Massey, Auguste de Massey et Laurent du Houx. Ce dernier reprend seul l'usine en 1839 pour la déplacer de 300 mètres vers le nord et la reconstruire entièrement, une installation officiellement autorisée par ordonnance royale le 20 août 1842[7]. Elle se développe particulièrement au XVIIIe siècle, puis davantage encore à partir de son acquisition en 1858 par François-Xavier Fouillot, qui fonde en 1875 avec son gendre Joseph Mercier la société Mercier-Fouillot, pour développer jusqu’à ce jour avec ses descendants héritiers, la fabrication et la vente des verreries et tailleries de La Rochère, où ils ajoutent à leur production la fabrication de tuiles et de dalles de verre[8] avec une période de pleine activité[9]. Les verreries de La Rochère et Clairefontaine deviennent en 1923 la Société Anonyme Établissement Boileau-Mercier, puis Cristallerie de La Rochère en 1960.

La verrerie familiale (dirigée par Antoine Giraud et pendant une courte période aussi par sa fille Cécile Giraud[10], dont l'activité après avoir tenté de moderniser la production avec l'aide de designers de renom, a pris fin à l'instigation des copropriétaires, septième génération d'héritiers descendants des verriers de Passavant-la-Rochère) réalise à ce jour un chiffre d'affaires annuel d'environ 15 millions d'euros, avec environ 130 salariés dont sept verriers[10], dont environ 50 % d'art de la table (verres, carafes, assiettes, gobeleterie pour cafés, hôtels et restaurants) et 50 % pour le bâtiment (briques, tuiles, pavés)[11]. Un atelier de souffleurs de verre ouvert au tourisme, perpétue la tradition artisanale ancestrale historique de l'entreprise, en réalisant des œuvres d'artisanat d'art, inspirées entre autres par l'Art nouveau Lorrain de l'École de Nancy...

Production

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Reportage
  • objets d'art artisanal soufflés par des souffleurs de verre
  • objet en verre de décoration, et verrerie d'art de la table en verre pressé, cristallin, ou en cristallin soufflé mécaniquement
  • tuiles, pavés, carreaux, briques de verres (production industrielle)

Démarrée au XXe siècle, l'activité de fabrications de briques et de tuiles en verre pour le bâtiment assure la moitié du chiffre d'affaires[12]. La verrerie fabrique les carreaux en verre de la gare de Châtelet - Les Halles posés dans les années 2016-2017[10] tout comme les bouchons de verre utilisés par l'architecte Jean Nouvel pour un immeuble à Marseille[10]. Elle réédite également la brique en verre du pavillon suisse de 1930 de Le Corbusier[10].

Ateliers avec des artistes verriers internationaux

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En accord avec la Verrerie de Passavant-la-Rochère et sur la proposition des collectionneurs France et Wolfgang Kermer, celle-ci a organisé chaque été, de 2003[13] à 2019, des ateliers avec l'artiste verrier allemand Jörg F. Zimmermann (de). De nombreux visiteurs purent alors découvrir les créations typiques de Jörg F. Zimmermann, ses fameux « Wabenobjekte » (objets en verre avec grilles métalliques fondues) réalisés en collaboration avec les verriers du cru et que l'on put voir entre autres au cours d'expositions en France (Éloge du verre: Jörg F. Zimmermann, Chapelle de l'Hôtel de Ville, Vesoul, 2013[14]) et à l'étranger. Jörg F. Zimmermann (de) a terminé son travail à la Verrerie en par un atelier à l'occasion des Journées européennes du patrimoine.

Sources

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Notes et références

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  1. ↑ https://www.pappers.fr/entreprise/la-rochere-815680020
  2. ↑ « Www.larochere.com/art-de-la-table/visiter-la-rochere/la-museographie.html » [archive du ], sur larochere.com via Internet Archive.
  3. ↑ « Site officiel Patrimoine Entreprises du patrimoine vivant (EPV) » [archive du ], sur patrimoine-vivant.com via Internet Archive (consulté le ).
  4. ↑ « Www.larochere-bati.com/qui-sommes-nous/notre-histoire.html » [archive du ], sur larochere-bati.com via Internet Archive.
  5. ↑ « Histoire de la verrerie » [archive du ], sur larochere.com via Internet Archive (consulté le ).
  6. ↑ « Www.lecomtois.com/Verrerie-Cristallerie_La_Rochere-Commerces-Passavant-la-Rochere-Haute-Saone-Franche-Comte.html », sur LeComtois.com.
  7. ↑ « verrerie de la Rochère », notice no IA70000311, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. ↑ Revue du génie militaire, vol. 5, p. 50, éd. Berger-Levrault, 1891
  9. ↑ Besançon et la Franche-Comté: notices historiques, scientifiques et économiques, p. 238, éd. J. Dodivers, 1893
  10. 1 2 3 4 5 « Le bel été des artisans à La Rochère », L'Est républicain, estrepublicain.fr, (consulté le ).
  11. ↑ « Www.lesechos.fr/23/05/2011/LesEchos/20938-106-ECH_la-cristallerie-verrerie-la-rochere-a-toujours-la-flamme.htm » [archive du ], sur lesechos.fr via Internet Archive.
  12. ↑ Patricia Louis, « La verrerie sublime l’œuvre de Jean Nouvel » Accès payant, L'Est républicain, estrepublicain.fr, (consulté le ).
  13. ↑ Artistes...soufflants: c'est l'été des créateurs à la verrerie La Rochère: après le Suisse Hubert Crevoisier le verrier Jörg Zimmermann prend le relais, L'Est républicain, 21 juillet 2003
  14. ↑ France Kermer: La magie du verre: Jörg F. Zimmermann, La Gazette des Hauts du Val de Saône, № 33, Magazine été 2013, Jussey 2013, p. 8

Voir aussi

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Liens externes

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