La Sarrasine
La Sarrasine est un film dramatique québécois réalisé par Paul Tana et sorti en 1992.
| Réalisation | Paul Tana |
|---|---|
| Scénario |
Paul Tana Bruno Ramirez |
| Acteurs principaux |
Tony Nardi Enrica Maria Modugno |
| Sociétés de production | Association coopérative de productions audio-visuelles |
| Pays de production |
|
| Genre | film dramatique |
| Durée | 109 minutes |
| Sortie | 1992 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
modifierMontréal au début du XXe siècle. Immigrant italien, Giuseppe Moschella (Tony Nardi) travaille comme tailleur et a notamment pour ami Alphonse Lamoureux (Jean Lapointe). Un jour, une bagarre éclate entre un locataire sicilien de la pension des Moschella et Théo (Gilbert Sicotte), un ouvrier canadien-français qui est également le gendre d'Alphonse. Giuseppe souhaite s'interposer dans la bagarre, mais son intervention entraîne la mort accidentelle de Théo. Il est alors jugé pour meurtre.
Fiche technique
modifier- Titre original français : La Sarrasine[1],[2]
- Réalisation : Paul Tana
- Scénario : Paul Tana, Bruno Ramirez
- Photographie : Michel Caron
- Montage : Louise Surprenant
- Musique : Pierre Desrochers
- Décors : François Séguin
- Production : Marc Daigle
- Société de production : Association coopérative de productions audio-visuelles (ACPAV)
- Pays de production :
Canada - Langues originales : français, italien
- Format : couleurs - 35 mm
- Durée : 109 minutes
- Genre : film dramatique
- Date de sortie :
- Canada :
Distribution
modifier- Tony Nardi : Giuseppe Moschella
- Enrica Maria Modugno : Ninetta Moschella
- Tano Cimarosa : Pasquale Lopinto
- Jean Lapointe : Alphonse Lamoureux
- Frank Crudele : Melo Ingressia
- Johanne Marie Tremblay : Félicité Lemieux
- Nick La Morgia : Carmelo
- Domenico Fiore : Joe Ingressia
- Muriel Dutil : Margie Dubois
- Jacques Rossi : le curé à Montreal
- Laurence Houde : Aurore
- René Geoffrion : Firmin
- Clyde Paquin : le servant de messe
- Guy Beauregard : Un témoin
- Roger Beaulne : Un témoin
- Gilbert Sicotte : Théo Lemieux
- Guillaume Laliberte : Léon
- Émilie Perron : Rita
- Claude Lemieux : Cyrille Lavoie
- Claude Chouinard : un jeune livreur
- Luc Picard : Adrien
Autour du film
modifierLa Sarrasine est le troisième long-métrage de Paul Tana après la comédie dramatique Les Grands enfants (1980) et le documentaire Cafe Italia, Montreal (1985) et avant le drame familial La Déroute (1998). Comme dans tous ses films, Tana aborde le thème de l'immigration. Dans une entrevue à Luc Perreault, du journal montréalais La Presse, Tana explique que son film traite « du désir d'enracinement d'un immigrant dans un nouveau pays et de cette dualité que doit affronter celui qui vient d'ailleurs. »
Le film se base sur un fait divers authentique survenu à Montréal en 1904, mais n'est pas une simple reconstitution documentaire et certains personnages du film sont inventés. Le rôle principal est tenu par l'acteur italo-québécois Tony Nardi et la distribution mélange des acteurs québécois (Jean Lapointe, Gilbert Sicotte), et italiens (Enrica Maria Modugno, Tano Cimarosa). De plus, une bonne partie des dialogues sont en italien ou en sicilien.
Le tournage dure 33 jours entre le et le à Montréal, Terrebonne, Québec, Trois-Rivières, La Présentation et Rougemont[2]. Il prend l'affiche en après avoir fait la clôture des dixièmes Rendez-vous du cinéma québécois.
Lors du gala des prix Génie de 1992, La Sarrasine figure parmi les favoris avec dix nominations, derrière Le Festin nu de David Cronenberg (onze nominations) mais devant Being at Home with Claude de Jean Beaudin et Léolo de Jean-Claude Lauzon (neuf nominations chacun). C'est finalement Le Festin nu qui sera le grand gagnant de la soirée, obtenant sept prix dont celui du meilleur film. Tony Nardi reçoit le prix du meilleur acteur pour son interprétation de Giuseppe.
Accueil critique
modifierGlobalement, l'accueil critique réservé à La Sarrasine est positif. Ainsi, dans l'hebdomadaire culturel Voir, George Privet décrit La Sarrasine comme « un film à la fois passionné et passionnant, rigoureusement construit et terriblement intelligent ».
Francine Laurendeau, du quotidien Le Devoir, a aussi un point de vue très favorable. Elle présente La Sarrasine comme « un de ces rares films 'à voir absolument' », vantant notamment « la beauté des images de Michel Caron » et « un scénario qui fait habilement évoluer les personnages et ménage de bienfaisantes ellipses ». Elle a également de bons mots pour les interprètes, particulièrement pour Enrica Maria Modugno, qui incarne Ninetta.
Serge Dussault, du quotidien La Presse est plus tiède. Il mentionne aussi que le personnage de Ninetta est « merveilleusement interprétée par l'actrice italienne Enrica Maria Modugno » et déclare que « si la première partie du film m'a (...) paru un peu faible, la seconde, en revanche, rachète tout ».
Distinctions
modifierNardi remporte le prix Génie du meilleur acteur lors de la 13e cérémonie des prix Génie en 1992[3]. Le film est également nommé dans les catégories Meilleur film, Meilleure actrice (Enrica Maria Modugno), Meilleur acteur dans un second rôle (Tano Cimarosa), Meilleure actrice dans un second rôle (Johanne Marie Tremblay), Meilleur scénario original (Paul Tana et Bruno Ramirez), Meilleure photographie (Michel Caron), Meilleure direction artistique (François Séguin), meilleurs costumes (François Barbeau) et meilleure musique (Pierre Desrochers)[4].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « The Saracen Woman » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « La Sarrasine », sur cinematheque.qc.ca
- 1 2 Charles-Henri Ramond, « La Sarrasine », sur filmsquebec.com,
- ↑ (en) Bizarre Naked Lunch is big Genie winner; Leolo is held to three awards. Montreal Gazette, 23 novembre 1992.
- ↑ (en) Naked Lunch leads pack with Genie nominations. Halifax Daily News, 14 octobre 1992.