La Tuile à loups est un téléfilm français réalisé par Jacques Ertaud en 1972, d'après le roman de Jean-Marc Soyez.

Synopsis

modifier

En [1], la jeune Maryse arrive chez son oncle Antoine Fenot, au village de la Jasseix[2] dans le Massif central. Son autocar, qui vient de Muret[2], a été bloqué par la neige et il a fallu le pousser. À cette occasion, Dédé Bélard s’est fait un tour de rein. Il fait soigner sa lombalgie par Alix Ravenel, rebouteux à l’occasion.

Ravenel demeure à l’écart avec son épouse Thérèse, son jeune fils Philippe et sa mère âgée surnommée la Thibaude. Durant la nuit, ils ont entendu résonner la tuile à loups. Jadis les couvreurs y logeaient une sorte de sifflet ; en s'y engouffrant, le vent du nord annonçait les grands froids et l’arrivée de loups affamés. Cette nouvelle se répand. Justin Bélard, son fils François dit Tirette (nom local du furet, François ayant été un enfant particulièrement remuant) et son frère Dédé partagent les inquiétudes de Ravenel. Mais l’instituteur Berthet et surtout le mécanicien Quinton, maire du village, tournent en dérision ces croyances d’un autre âge : on n’a pas vu de loups dans le pays depuis un demi-siècle. Par crainte du ridicule, Quinton refuse de prévenir la sous-préfecture.

De son côté, Ravenel part prévenir le hameau isolé du Chaillet. Plus vaillant que Dédé, Tirette l’accompagne. Égarés par une tempête de neige, tous deux passent la nuit dans un buron. Le lendemain matin, ils se rendent au Chaillet où, là-aussi, la tuile à loups a grondé.

À la Jasseix, les fils électriques ont cédé et le téléphone est coupé. Le village se trouve totalement isolé. Chez Ravenel la Thibaude prépare de la loubade, un onguent à base de plantes médicinales censé guérir les morsures de loup. Dans le village, un chien qui s’est échappé suscite un début de panique. Par la voix du garde champêtre, le maire appelle chacun à garder son calme et interdit la propagation de fausses nouvelles.

Le lendemain matin, Tirette part relever ses pièges à grives. Son père devine qu’une amourette s’est nouée entre lui et Maryse. Un loup embusqué sous un taillis attaque le chien de Tirette. Le garçon abat l’animal qui se montre très agressif. Plus tard, en prononçant une incantation, la Thibaude lui prédit que désormais tous les loups le craindront. Justin Bélard apporte le cadavre de la bête à la mairie. Ravenel le dépose devant l’église, en souvenir des temps anciens où les druides défiaient la nouvelle religion chrétienne. Le curé célèbre une action de grâce réunissant tout le village et implore la protection divine. Par mesure de sécurité, Dédé Bélard et les siens vont se réfugier chez son frère Justin. Aidé de Joseph Fenot fils d’Antoine, Tirette installe un piège à loup. Les habitants se rangent à l’avis de Ravenel, qui conseille que chacun reste prudemment chez soi. Le maire en conçoit de l’aigreur.

La nuit suivante, les loups attaquent la ferme Bélard. Se jouant du piège, ils pénètrent dans un poulailler. Ils s’attaquent à Tirette et le blessent légèrement au bras. Chez Froyard, frère de la Thibaude, ils défoncent une porte et mettent en pièces un cheval. Le lendemain, ils envahissent le village. L’un d’eux s'en prend à la bonne du curé, sauvée in extremis. Ce dernier demande à Antoine Fenot d’aller chercher discrètement de la loubade chez Ravenel.

Ayant pris froid, la Thibaude s’est alitée. Avant de mourir, elle répète plusieurs fois loup noir. Un loup au pelage foncé fait son apparition ; Tirette refuse de le mettre en joue. Les loups quittent le village. On enterre la Thibaude. Maryse repart pour Muret. Tirette court à la rencontre de l'autocar. Maryse lui promet de revenir aux prochaines vacances.

Distribution

modifier

Autour du téléfilm

modifier

Le téléfilm a été tourné au cœur de l'hiver, dans le village de Nasbinals (Lozère) et sur le plateau de l'Aubrac. Pierre Bastide, appartenant à la famille hôtelière du bourg, incarne le chauffeur de car au début du film.

Notes et références

modifier

Références

modifier
  1. Au début du film, Joseph Fenot affirme qu’on aurait pu envoyer le facteur, qui fait sa tournée quotidienne à ski sur 30 kilomètres, aux Jeux olympiques de Sapporo. Ceux-ci eurent lieu du 3 au 13 février 1972.
  2. 1 2 Appellation fictive.

Liens externes

modifier