La Voz (journal)

ancien quotidien espagnol (1920-1939)

La Voz est un quotidien du soir madrilène engagé à gauche, fondé le 1er juillet 1920 par Nicolás María de Urgoiti, directeur de la papeterie La Papelera Española, dont la publication a cessé le 28 mars 1939 lorsque les troupes franquistes sont entrées à Madrid lors de la Guerre Civile[1].

La Voz
Histoire
Fondation
1er juillet 1920
Dissolution
1939
Cadre
Type
Quotidien du soir
Domaine d'activité
Presse
Siège
Madrid
Pays
Organisation
Fondateur
Nicolás María de Urgoiti
Site web

Histoire

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Le quotidien est né pour créer un tandem de journaux à l'américaine, avec un quotidien du matin sérieux et doctrinal, El Sol, et un du soir, léger et populaire, très attentif à la «dernière minute», La Voz. Il a aussi été une conséquence d'un Décret Royal approuvé par le Gouvernement d'Eduardo Dato le mois précédent, qui réglait le prix de la presse quotidienne, ce qui ne permettait pas à El Sol d'offrir la même qualité à un prix inférieur. La Voz a comblé largement les attentes de l'entreprise d'Urgoiti pour augmenter son rendement. Il a triomphé rapidement là où El Sol avait échoué, dans la vente ambulante madrilène, secteur dans lequel il a pris la première place[2].

La Voz a été dirigé par le journaliste grenadin Enrique Fajardo, connu sous le nom de «Fabián Vidal», et son rédacteur chef fut d'abord Manuel Bueno, remplacé ensuite par Benito Artigas Arpón en 1931, lorsque le quotidien a changé de propriétaire.

Dans son excellente équipe de rédaction se sont trouvés, entre autres, Luis Araquistain; Tomás Borrás, chargé de la critique théâtrale et cinématographique; Enrique Díaz-Canedo, de la critique littéraire; Nilo Fabra, des tribunaux; Ángel Galarza, de la municipale et judiciaire; Maximiliano Clavo, de la critique taurine; Ricardo Gutiérrez Abascal, de la critique d'art. José Joaquín Sanchís Zabalza a été le responsable de la section d'économie et finances et Andrea Mersae a été le correspondant à Paris. Ont également fait partie de l'équipe Luis Bello, Eduardo Gómez de Baquero, Luis Blanco Soria, Antonio Cacho Zabala, Alberto Insúa, Antonio Botín et Irene Falcón, ainsi que José Ortega y Gasset, Ramiro de Maeztu ou Ramón Pérez d'Ayala. Beaucoup d'entre eux occuperaient des postes politiques dans le gouvernement républicain.

C'était un journal de confection légère et mouvementée, avec un ton décontracté jusque dans ses titres[3]. Il s'adressait à un public populaire, justement celui que n'arrivait pas à capter El Sol. Il a remplacé largement l'attention que celui-ci niait par principe aux taureaux et aux événements plus ou moins sanglants ou scandaleux. Même ainsi, La Voz n'était pas un journal sensationnaliste, il avait une excellente qualité littéraire et de critique. Il consacrait beaucoup d'attention au problème ouvrier, avec une section quotidienne appelée «La lutte des classes dans toute l'Espagne».

À partir de mai 1934, El Sol et La Voz ont subi de multiples avatars jusqu'à la Guerre Civile, leur prestige et leur diffusion diminuant considérablement. Le dernier numéro a été imprimé le 27 mars 1939. Après la guerre, leurs ateliers, saisis par les phalangistes, ont été utilisés pour imprimer le quotidien Arriba.

Notes et références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « La Voz (Madrid) » (voir la liste des auteurs).
  1. (es) « La Voz (Madrid. Internet) La Voz : diario independiente de la noche » (consulté le )
  2. (es) « Nicolás María de Urgoiti y Achúcarro » (consulté le )
  3. (es) « La Voz. Diario de la noche de Madrid » (consulté le )

Bibliographie

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  • (es) Antonio Checa Godoy, Prensa y partidos políticos durante la II República, Universidad de Salamanca, (ISBN 9788474815214, lire en ligne).
  • (es) Pedro Montoliú, Madrid en la posguerra, 1939-1946: Los años de la represión, Madrid, Sílex, (ISBN 84-7737-159-8).
  • (es) Historia del periodismo en España 3. El Siglo XX: 1898-1936, Alianza, .

Liens externes

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