La ricotta

film sorti en 1962

La ricotta (litt. « Le Fromage blanc ») est un film italien réalisé par Pier Paolo Pasolini. C'est le 3e des quatre sketches du film Rogopag sorti en 1963.

Synopsis

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Un réalisateur reconnu, interprété par Orson Welles, tourne une version de la Passion du Christ, entre champs, vestiges romains et immeubles HLM de banlieue[1],[2],[3]. En gros plan, il récite un poème[2],[3]. Sur le plateau entre les prises, les acteurs passent le temps. L'un d'entre eux, Stracci, qui joue l'un des deux larrons crucifiés avec Jésus, n'a qu'une idée en tête : trouver à manger[3],[1]. Il finit par trouver un gros morceau de ricotta, le dévore et, pris d'indigestion, meurt sur la croix[1],[3].

Fiche technique

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Distribution

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Autour du film

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Pasolini durant son procès en 1963.

Ce film s'inscrit dans un film à sketches, Rogopag, comprenant aussi d'autres réalisations, créés par Roberto Rossellini, Jean-Luc Godard et Ugo Gregoretti et sorti en 1963. Pasolini aimait les formes narratives courtes[4].

Dans ce moyen métrage, Pasolini mélange poésie et peinture et procède par tableaux vivants, inspirés des peintres maniéristes Rosso Fiorentino et Jacopo da Pontormo[5]. Le poème récité par Orson Welles, est inséré l'année suivante, en 1964, dans son recueil Poésie en forme de rose[2].

Le film à sketches Rogopag est à sa sortie le sujet de controverses et fut censuré en raison de cet épisode de Pasolini, La Ricotta, jugé blasphématoire[6],[7].

Pasolini sera condamné en première instance à une peine de 4 mois de prison avec sursis pour « outrage à la religion d’État »[7]. En appel, le procureur de la république retirera sa plainte et ordonnera un non-lieu[8] : entre-temps Pasolini venait d'être choisi pour représenter l'Italie au festival de Venise avec L'Évangile selon saint Matthieu. Pasolini, dans son parcours, sera poursuivi 33 fois en justice pour des affaires de droit commun, des accusations de produire des contenus obscènes ou outrageant à la religion catholique, mais il sera toujours acquitté en définitive[9].

Références

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  1. 1 2 3 Charles Dantzig, « Pasolini. La Ricotta ou le génie de manquer d’ironie », sur France Culture,
  2. 1 2 3 Robert Maggiori, « Pasolini, roses et épines », sur Libération,
  3. 1 2 3 4 Danièle Heymann, « Pier Paolo Pasolini, arpenteur des mondes archaïques et futurs », sur Le Monde,
  4. Cécile Sorin, « La ricotta : pastiche du pastiche », dans Pasolini, pastiche et mélange, Presses universitaires de Vincennes, , 113-129 p. (lire en ligne)
  5. (en) J. Murphy, « 'Dark fragments: contrasting corporealities in Pasolini's La ricotta' », Alphaville: Journal of Film and Screen Media, no 7, (lire en ligne).
  6. « Pier Paolo Pasolini L'enragé - La ricotta », Olivier Bombarda, Arte.
  7. 1 2 Ariane Loraschi, « La Ricotta de Pier Paolo Pasolini : entre blasphème et atteinte à la religion… d’État ? », Accattone, , p. 61-66
  8. (it) Erminia Passannanti, « La ricotta. Il sacro trasgredito. Pasolini, cinema e censura »,
  9. Lucas Minisini, « La mort mystérieuse de Pier Paolo Pasolini hante toujours l’Italie cinquante ans après », sur Le Monde,

Voir aussi

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Bibliographie

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Ouvrages

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  • Tomaso Subini, Pier Paolo Pasolini, "La ricotta", Lindau, 2009 (ISBN 978-88-7180-814-7).
  • Xavier Vert, “La ricotta” : Pier Paolo Pasolini, Lyon, Aléas cinéma (Le vif du sujet ; 3), 2011 (ISBN 2-8430-1315-1)

Articles

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Travail universitaire

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Liens externes

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