La sinistra fascista

La sinistra fascista : storia di un progetto mancato (La gauche fasciste : histoire d'un projet raté) est un essai historique de Giuseppe Parlato paru en 2000 aux éditions Il Mulino.

La sinistra fascista
Image illustrative de l’article La sinistra fascista
Couverture.

Auteur Giuseppe Parlato
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Genre Essai
Sujet Fascisme de gauche, fascisme, syndicalisme fasciste, néofascisme
Version originale
Langue italienne
Éditeur Il Mulino
Lieu de parution Bologne
Date de parution 2000 ; 2008

Présentation

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Se plaçant dans la lignée des travaux de Renzo de Felice sur le fascisme « mouvement » et ceux d'Emilio Gentile, Giuseppe Parlato situe son ouvrage dans la continuité de la nouvelle historiographie sur le fascisme qui a réfuté l'interprétation du phénomène comme « un bloc granitique, dépourvu de culture et d’idéologie, uniforme et rigide dans ses manifestations politiques et doctrinales »[1].

Ainsi, il soutient « la présence de différentes âmes » au sein du fascisme dont une de « gauche ». Selon lui, « la vision sociale du Risorgimento au rôle central du syndicat, du travail sujet de l’économie à la mystique du travail, de la nationalisation des masses au dépassement du salariat (concept bourgeois), de la socialisation des entreprises à la critique du bloc atlantique, telles sont les idées et les thèmes principaux qui caractérisent la « gauche fasciste » »[1].

Quatrième de couverture

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« Parmi les diverses « âmes » du fascisme, la gauche fasciste fut, à certains égards, la plus vivante et la plus cohérente. Si, dans les premières années, elle s’exprima essentiellement dans le squadrisme bourgeois et dans le syndicalisme sorélien et révolutionnaire, vers le milieu des années Trente elle se fit porteuse d’un « nouveau fascisme » visant à dépasser définitivement la société bourgeoise et le capitalisme. Le mythe du travail et du travailleur – qui, dans la culture des années Quarante, anticipe le néoréalisme –, l’humanisme du travail de Giovanni Gentile, le projet de socialisation de Cianetti, la naissance de l’intellectuel militant, les pulsions révolutionnaires dans la République Sociale et, enfin, les douloureuses évolutions de la gauche nationale dans la seconde après-guerre constituent les étapes principales de ce parcours, ici minutieusement reconstitué.

Fortement ancrée dans le Risorgimento mazzinien et garibaldien, la gauche fasciste – qui trouva dans le syndicalisme et chez les jeunes universitaires ses principaux points de référence – voulut incarner un projet né bien avant le fascisme et qui visait à dépasser cette expérience. Le charme qu’elle sut exercer sur de nombreux intellectuels et, à l’inverse, la difficulté à s’exprimer dans une proposition politique concrète, tant pendant le régime qu’en particulier dans l’après-guerre, donnèrent à son ambition de se considérer non seulement comme l’une des âmes du fascisme, mais aussi comme une composante, hérétique mais effective, de la gauche italienne ».

Table des matières

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Introduction, p. 7

I. Le mythe du Risorgimento dans la gauche fasciste, p.27

  1. Les années Vingt. – 2. Corporatisme et Risorgimento. – 3. Bourgeoisie et Risorgimento. – 4. La République Sociale Italienne. – 5. La gauche de la droite.

II. La culture du syndicat : à la recherche d’une nouvelle élite, p.75

  1. La culture du travailleur. – 2. Les écoles syndicales. – 3. La Charte du Carnaro comme mythe pédagogique et culturel.

III. Le nouveau fascisme. De l’empire à la guerre révolutionnaire, p.107

  1. La bourgeoisie : le véritable ennemi. – 2. Vers un nouveau fascisme. – 3. Le rôle politique du syndicat. – 4. La guerre révolutionnaire.

IV. Le travail comme mythe et comme idéologie, p.177

  1. La mystique du travail. – 2. Du passé vers l’avenir : le travail comme histoire et comme pédagogie révolutionnaire. – 3. Travail et révolution dans la littérature et dans l’art : l’intellectuel militant.

V. Le long projet de Tullio Cianetti, p.225

  1. L’héritage de Rossoni et de Razza. – 2. Un syndicaliste à Via Veneto. – 3. Le dernier projet.

VI. Au-delà du fascisme : du 25 juillet au 25 avril, p.289

  1. Pour un syndicalisme « national ». – 2. La gauche comme mythe de minorité. – 3. Les deux fascismes de Salò.

VII. Le dernier acte : la gauche nationale, p.323

  1. Les comptes avec le fascisme. – 2. Les quatre gauches. – 3. Antiaméricains et philosocialistes. – 4. Socialisateurs et catholiques sociaux. La fin de la gauche ? – 5. Nationaux-populaires.

Index des noms, p.395.

Notes et références

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  1. 1 2 Cristian Leone, « Recensione. Giuseppe Parlato, La sinistra fascista. Storia di un progetto mancato, il Mulino, Bologna 2008, pp. 404 », Il Pensiero Storico – Rivista internazionale di storia delle idee, .

Sources

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