Laccaire améthyste
Laccaria amethystina
| Règne | Fungi |
|---|---|
| Division | Basidiomycota |
| Classe | Agaricomycetes |
| Sous-classe | Agaricomycetidae |
| Ordre | Agaricales |
| Famille | Hydnangiaceae |
| Genre | Laccaria |
Laccaria amethystina, le laccaire améthyste, est une espèce de champignons basidiomycètes saprophytes de la famille des hydnangiacées.
Nomenclature
modifierLe nom actuel de cette espèce est Laccaria amethystina Cooke 1884[1]
Synonymes
modifier- Agaricus amethysteus
- Agaricus amethystinus (Huds. 1778[2])
- Agaricus amethystinus var. amethystinus Huds. 1778
- Agaricus lividopurpureus With. 1792
- Collybia amethystina (Huds.) Quél. 1888
- Laccaria amethystea
- Laccaria hudsonii Pázmány 1994
- Laccaria laccata var. amethystea
- Laccaria laccata var. amethystina (Huds.) Rea 1922
- Omphalia amethystea
- Russuliopsis laccata var. amethystina (Huds.)
Description du sporophore
modifierL'hyménophore (chapeau), large de 2 à 8 cm est convexe jeune, puis devient ombiliqué et étalé. De couleur violet sombre, mat, plus ou moins proche de l'améthyste qui lui a donné son nom. Hygrophane, il devient plus terne et blanchâtre au dessèchement.
Sa marge est mince, arrondie puis droite, striée et fendillée en temps sec.
Ses lames sont espacées, inégales, de la couleur du chapeau, puis pruineuses par la sporée, blanche.
Le stipe (pied) est haut de 4 à 10 cm, fin, tortueux et de la couleur du chapeau, duveteux vers le bas. Il est fibreux.
Sa chair est mince, lilas plus clair, et présente des odeurs et saveurs douces.
Habitat et distribution
modifierIl pousse de la fin de l'été au début de l'hiver dans les emplacements humides des bois de conifères ou de feuillus. Il est parfois aussi fréquent que l'espèce type du genre, Laccaria laccata. Il est courant dans l'hémisphère nord.
Galerie
modifierComestibilité
modifierC'est un comestible honorable, aussi bon - certains disent meilleur - que le type. Il vient en abondance et ne pose (contrairement à laccata) aucun vrai problème d'identification. Le stipe fibreux et coriace n'est pas consommé[3].
L'espèce a une forte capacité de concentration du césium 137[4].
Confusions possibles
modifierEurope
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Le Laccaire bicolore (Laccaria bicolor), qui est semblable mais dont seul les lames et la moitié du pied possèdent des tons mauves, le reste étant brun-roux. Comestible.
Le Laccaire de Transilvanie (Laccaria transilvanica), semblable au précèdent L. bicolor mais qui a des spores elliptiques et plus petites. Comestible.
Le Mycène pur (Mycena pura), qui peut parfois avoir des tons violets mais sa marge est striée, sa chair est cassante, notamment son pied non résistant à la torsion, et il sent la rave. Toxique.
L'Omphale de Swartz (Rickenella swartzii), qui a aussi un pied teinté de mauve mais qui est plus petit, au pied encore plus grêle, non résistant à la torsion, aux lames blanches très décurrentes et au chapeau brun crème. Sans intérêt alimentaire.
L'Hygrophore violet (Chromosera viola), qui est plus petit, au pied non résistant à la torsion , aux lames un peu plus pâles que le reste du sporophore, peu nombreuses, espacées, très hautes et décurrentes. Sans intérêt alimentaire.
L'Inocybe lilacin (Inocybe geophylla var. lilacina), qui a un chapeau conique mamelonné fibrilleux, des lames grisâtre rouille, un pied non résistant à la torsion et une odeur spermatique. Toxique.
Le Cortinaire bibelot (Cortinarius bibulus), qui a un chapeau mamelonné, des lames violettes à rouille, un pied non résistant à la torsion et de la cortine sur le pied. Sans intérêt alimentaire.
Caractère hygrophane
modifierLe laccaire améthyste est un champignon extrêmement hygrophane, il pourra être cueilli presque blanc par temps sec et redevenir violet foncé si on le trempe dans l'eau.
Notes et références
modifierSources
modifier- André Marchand, Champignons du Nord et du Midi, tome II & IX, Hachette, (ISBN 84-399-5721-1)
- Jean-Louis Lamaison et Jean-Marie Polese, Grand guide encyclopédique des champignons, Éditions Artémis, 1998, (ISBN 2-84416-005-0)