Lacs 2

commune de la préfecture des Lacs, région maritime au Togo

Lacs 2 est une commune de la préfecture des Lacs, située au Nord-Est de la région maritime au Togo. Son chef-lieu est la ville d’Aklakou.

Lacs 2
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Géographie
Pays
 TogoVoir et modifier les données sur Wikidata
Région
Préfecture
Coordonnées
Fonctionnement
Statut
Géolocalisation sur la carte : Togo
(Voir situation sur carte : Togo)

Histoire

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Selon les sources historiques locales, la commune de Lacs 2, dont le chef-lieu est la ville d’Aklakou, aurait été fondée en 1663 par les Tougban originaires de Glidji. Ce groupe s’est progressivement installé et réparti sur l’ensemble du territoire communal. La population de la commune comprend également d’autres groupes ethnoculturels, notamment les Xla, les Péda, les Éwé, les Kotafon, ainsi que diverses populations issues de migrations plus récentes[1].

Géographie

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La commune de Lacs 2, avec superficie d’environ 227 km2, compte une population estimée à 42 855 habitants, et a pour chef-lieu la ville d’Aklakou. Elle est située dans la région Maritime du Togo. Elle est composée de deux cantons, à savoir Aklakou et Agouègan. La commune est limitée au nord par la commune de Bas-Mono 2, au sud par la commune de Lacs 1, à l’est par la République du Bénin et à l’ouest par la commune de Lacs 4[2].

À l’instar de l’ensemble de la région Maritime, la commune de Lacs 2 connaît un climat subéquatorial de type guinéen, caractérisé par l’alternance de deux saisons pluvieuses et de deux saisons sèches. La grande saison des pluies s’étend généralement de mars à juillet, suivie d’une petite saison sèche de juillet à septembre. Une petite saison des pluies intervient ensuite de septembre à novembre, avant la grande saison sèche qui s’étend de novembre à mars.

Les précipitations annuelles moyennes sont estimées à environ 900 mm, en raison notamment des particularités climatiques du sud du Togo. Les pluies sont généralement d’intensité élevée, surtout durant les mois de juin et octobre, période au cours de laquelle des inondations peuvent être observées. Toutefois, les effets récents du changement climatique ont entraîné des décalages dans la succession et la durée des saisons.

Les variations thermiques annuelles demeurent relativement faibles. Les températures les plus élevées sont généralement enregistrées entre février et mars, tandis que les plus basses sont observées entre juillet et août.

Le climat de la commune est influencé par deux principaux régimes de vents : l’alizé continental, communément appelé harmattan, vent chaud, sec et poussiéreux provenant des hautes pressions sahariennes et soufflant du nord-est vers le sud-ouest entre novembre et janvier, et l’alizé maritime, ou mousson, flux d’air humide et relativement frais de direction sud-ouest vers nord-est, dominant généralement entre août et septembre et annonçant la petite saison des pluies[2].

Sols et ressources en eau

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La commune de Lacs 2 présente principalement deux types de sols. Les sols du plateau continental terminal, de couleur rouge, communément appelés terres de barre, occupent une partie du territoire communal. Ils coexistent avec des sols hydromorphes, localisés dans la vallée du fleuve Mono et dans les zones dépressionnaires.

Les ressources en eau de la commune se composent à la fois d’eaux de surface et d’eaux souterraines. Les eaux de surface sont principalement organisées autour des dépressions naturelles et du fleuve Mono, qui constitue une frontière naturelle avec la République du Bénin à l’est du territoire communal.

Les eaux souterraines proviennent essentiellement des nappes du sédimentaire côtier du Paléocène. Rechargées par l’infiltration des eaux de pluie, ces nappes sont relativement abondantes et font l’objet d’une exploitation pour l’alimentation en eau potable des populations, notamment à travers des forages, en particulier dans la localité d’Aklakou[2].

Végétation et faune

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La commune de Lacs 2 appartient à la zone écologique V du Togo. La végétation est principalement constituée de savanes arbustives associées à diverses espèces de graminées. Elle comprend également une forêt-galerie dégradée le long du fleuve Mono, ainsi que des reliques forestières, communément appelées forêts sacrées, parmi lesquelles figurent notamment la forêt d’Akissa à Adamé et la forêt communautaire d’Avévé.

Le couvert végétal est par ailleurs marqué par la présence de plantations agricoles, de cultures vivrières et de jachères, traduisant une forte anthropisation du milieu.

En raison de la dégradation de la végétation naturelle, la faune terrestre demeure relativement peu abondante. Elle se compose principalement de quelques espèces d’invertébrés, d’insectes, de reptiles, d’oiseaux et de petits mammifères, notamment des rongeurs.

En revanche, la faune aquatique est plus diversifiée, favorisée par la présence du fleuve Mono et de plusieurs plans d’eau. Elle comprend notamment des poissons et des batraciens. La commune abrite également une île aux oiseaux située à Agokpamé, reconnue pour son intérêt écologique[2].

Milieu humain

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La population de la commune des Lacs 2 est répartie de manière inégale entre les villages des deux cantons qui la composent. Selon les résultats du quatrième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 4) réalisé en 2010, la commune comptait 46 370 habitants.

En 2020, la population a été estimée à 40 350 habitants, ce qui correspond à une densité moyenne d’environ 178 habitants par km², traduisant une occupation relativement peu dense du territoire communal.

La population est caractérisée par une diversité ethnique, regroupant plusieurs communautés originaires du Togo. Sur le plan religieux, on y observe la coexistence de croyances traditionnelles locales et de religions dites révélées, notamment le christianisme et l’islam, pratiquées par une partie de la population[2].

Cartographie des risques et menaces

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La commune de Lacs 2 est exposée à plusieurs risques d’origine hydrométéorologique et climatique, susceptibles de provoquer des situations d’urgence ou des catastrophes entraînant des dommages matériels et, parfois, des pertes en vies humaines.

Parmi ces aléas, on distingue notamment les inondations, la sécheresse, les incendies, les feux de végétation, ainsi que les impacts de la pandémie de Covid-19, qui a affecté l’ensemble des communes du Togo.

En termes de gravité et d’impact sur la vie des populations, les trois principaux risques identifiés dans la commune sont, par ordre décroissant : Inondations, Sécheresse et Incendies[2].

Inondations

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L’inondation constitue le principal risque auquel le Togo est confronté annuellement, et la commune de Lacs 2 fait partie des zones les plus affectées. Dans cette commune, les inondations sont généralement provoquées par des pluies diluviennes et par le débordement du fleuve Mono durant les périodes de crue.

Le phénomène est accentué par l’implantation d’habitations sur les berges du fleuve et dans les zones marécageuses, ainsi que par certaines pratiques et croyances traditionnelles locales. Les inondations entraînent fréquemment l’effondrement de maisons, la destruction des cultures, le déplacement de populations, la perturbation des activités socioéconomiques, et dans certains cas, des pertes en vies humaines.

Les localités les plus exposées sont notamment : Avévé, Aklakou, Kpondavé, Adamé, Sakpové, Azimé-Dossou, Agbanakin, Atchamey, Togbavi, Ganavé-Bas et Togbagan.

Outre les alertes météorologiques et les mesures basées sur le niveau d’eau des balises, certains indicateurs traditionnels sont interprétés par les autorités coutumières comme annonciateurs d’inondations imminentes, tels que le coassement des crapauds, la montée des escargots dans les arbres ou l’apparition en grand nombre de fourmis magnans[2].

Sécheresse

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La commune de Lacs 2 connaît depuis plusieurs années des épisodes de sécheresse, parfois qualifiés de poches de sécheresse. Ce phénomène se caractérise par une augmentation progressive des températures, une diminution de la pluviométrie et une réduction du nombre de jours de pluie.

Les impacts principaux de ces sécheresses incluent la destruction des cultures et des pâturages, la baisse de la production agricole, ainsi que le tarissement des points d’eau, affectant directement les activités agricoles et la vie des populations locales[2].

Incendies

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Dans la commune de Lacs 2, les incendies sont souvent causés par une mauvaise gestion des feux domestiques, l’absence de pare-feu autour des habitations et des courts-circuits électriques. La période de sécheresse constitue un facteur aggravant, favorisant la propagation des flammes.

Ces incendies entraînent la destruction de toitures et de biens, perturbent les activités socio-économiques et peuvent provoquer le déplacement temporaire des populations. Ils contribuent également à une augmentation du coût de la vie. En l’absence de tels aléas, la commune connaît une relative stabilité et une vie paisible au sein des communautés locales[2].

Gouvernance en matière de réduction des risques de catastrophes

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Le Togo a adhéré au Cadre d’action de Hyogo (2005-2015), puis au Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes (2015-2030), une stratégie internationale portée par les Nations unies visant à prévenir et à réduire les risques liés aux catastrophes naturelles et anthropiques.

Le Cadre de Sendai repose sur quatre priorités d’action :

  1. la compréhension des risques de catastrophes ;
  2. le renforcement de la gouvernance des risques de catastrophes afin d’améliorer leur gestion ;
  3. l’investissement dans la réduction des risques de catastrophes pour renforcer la résilience ;
  4. le renforcement de l’état de préparation aux catastrophes, afin d’assurer une réponse efficace et de favoriser le principe de « reconstruire en mieux » lors des phases de relèvement, de remise en état et de reconstruction.

Dans le prolongement de ces engagements internationaux, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre au Togo sur les plans politique, juridique et institutionnel, en vue d’améliorer la prévention, la gestion et la réduction des risques de catastrophes[2].

Cadre politique

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La thématique réduction des risques de catastrophes est prise en compte dans plusieurs instruments de planification de développement sectoriel et multisectoriel parmi lesquels :

  • Feuille de route gouvernementale Togo 2025
  • Politique nationale de la protection civile
  • Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes
  • Plan national de contingences
  • Plan opérationnel du système d’alerte précoce sur les inondations au Togo
  • Plan d’organisation de la réponse de sécurité civile
  • Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNACC)[2]

Cadre juridique

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Plusieurs textes de lois et décrets sectoriels contiennent des dispositions pertinentes relatives à la réduction des risques de catastrophes parmi lesquels:

  • Loi N°2019-006 du portant modification de la loi N°2007-011 du relative à la décentralisation et aux libertés locales modifiée par la loi N°2018-003 du
  • Loi N°2008-005 du portant loi-cadre sur l’environnement
  • Loi N°2016-002 du portant loi-cadre sur l’aménagement du territoire
  • Loi N°2018-005 du portant code foncier et domanial
  • Loi N°2010-004 du portant code de l’eau
  • Loi N° 2009-007 du portant code de la santé publique
  • Loi N°2009-001 du sur la prévention des risques biotechnologiques
  • Décret N° 2016-043/PR du portant réglementation de la délivrance des actes d'urbanisme
  • Décret 2011-041/PR du fixant les modalités de mise en œuvre de l’audit environnemental et le décret n° 2017-040/PR du fixant la procédure des études d’impact environnemental et social
  • Décret N° 2012-005/PR du relatif aux comités de développement à la base (CDB)[2]

Cadre institutionnel

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Le gouvernement togolais a mis en place une Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes. Celle-ci constitue un cadre de concertation et de coordination regroupant les acteurs impliqués dans la prévention et la gestion des risques de catastrophes, notamment les services publics, les organisations de la société civile, les organisations non gouvernementales ainsi que la chefferie traditionnelle.

La plateforme sert de forum d’échanges, de réflexion, d’orientation et de prise de décisions en matière de réduction des risques de catastrophes. Elle est également ouverte aux partenaires techniques et financiers, qui y participent en qualité d’observateurs[2].

Activités Socioéconomiques

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La commune de Lacs 2 présente une économie à dominante agricole, qui mobilise environ 90 % de la population active. Outre l’agriculture, les activités pratiquées comprennent l’élevage, la pêche, le maraîchage, le commerce et l’artisanat. Le fleuve Mono, qui traverse le territoire communal, constitue une frontière naturelle avec la République du Bénin. Son affluent, le chenal de Gbaga, joue également un rôle de limite frontalière. La commune dispose par ailleurs de vastes terres cultivables ainsi que de zones marécageuses favorables aux activités agricoles et halieutiques[1].

Depuis le , la commune de Lacs 2 est dirigée par M. Benoît Amavi Mensah, maire élu à l’issue des élections municipales[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 « A propos - Lacs2 », sur OCT-SBT (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 ANPC-TOGO, « PLAN D’ACTION LOCAL DE REDUCTION DES RISQUES DE CATASTROPHES (2022-2026) » Accès libre [PDF], sur anpc-togo.tg, (consulté le )