Lana Chornogorska
Lana Tchornohorska (en ukrainien : Лана Чорногорська), surnommée Sati, née le à Zaporijjia et morte au front dans l'oblast de Zaporijjia le , est une journaliste, artiste et anarchiste queer ukrainienne.
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Саті́ |
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Dněpropetrovská hudební škola Michajla Hlinky (d) |
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Née à Zaporijjia, elle s'engage rapidement dans une carrière de journaliste, participant à plusieurs journaux au travers de l'Ukraine ; elle s'implique particulièrement dans le journal de gauche Lyuk, à Kharkiv, une ville qu'elle apprécie beaucoup. À peu près à cette période, Chornogorska rejoint le mouvement anarchiste en Ukraine et commence à s'impliquer dans les luttes queer du pays simultanément ; elle décrit ces militantismes comme centraux pour elle.
Suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, elle rejoint l'armée ukrainienne comme volontaire et est déployée au front, étant opératrice de drones. Elle y est tuée le par une frappe de drone russe.
Biographie
modifierLana Chornogorska naît à Zaporijjia[1]. Vers ses 17 ans, alors qu'elle travaille déjà comme journaliste, elle est remarquée par le journaliste ukrainien Bogdan Logvinenko, comme ayant un charactère assuré ; elle aurait notamment été très exigeante au sujet des images prises par l'équipe de journalistes, étant souvent peu satisfaite de la qualité des prises effectuées[1]. Un mois plus tard, elle fuit sa demeure pour aller assister au forum du livre de Lviv ; avant d'habiter un temps chez Logvinenko à Kyiv, celui-ci lui mettant sa maison à disposition pendant qu'il effectue des tournages[1].
Par ailleurs, Chornogorska rejoint le mouvement anarchiste et les luttes LGBTQIA+ ; elle décrit elle-même son militantisme comme « une grande partie de son monde »[2],[3],[4]. L'anarchiste est aussi artiste et poursuit une carrière de journaliste entre plusieurs lieux de résidence, entre Kharkiv, Lviv et Kyiv[2],[3],[5]. Elle apprécie particulièrement Kharkiv, qu'elle nomme sa ville de coeur[6]. Chornogorska, qui étudie à Dnipro un temps, commence à travailler pour le journal ukrainien de gauche Lyuk en 2020-2021, une publication basée à Kharkiv[7].
Suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, elle rejoint l'armée ukrainienne comme volontaire[8] et s'implique dans des tâches à la fois d'entraînement aux drones puis à des tâches de combats de drone effectives[5],[7],[9]. Elle se trouve alors dans l'unité Udachniki et est remarquée comme menant souvent les missions les plus dangereuses[9].
Deux ans plus tard, le , elle meurt au front d'une frappe de drone russe[7]. Ses obsèques ont lieu quelques jours plus tard, le , où environ une centaine de personnes se déplacent pour y assister, y compris sa famille[3],[9]. Il est annoncé que son corps sera rapatrié pour être enterré[9].
Références
modifier- (uk) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en ukrainien intitulé « Лана Чорногорська » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 (uk) « На фронті загинула військова, журналістка та мисткиня Лана Чорногорська », sur Chytomo, (consulté le )
- 1 2 (uk) « На фронті загинула військовослужбовиця Лана «Саті» Чорногорська », sur Громадське радіо, (consulté le )
- 1 2 3 (uk) Валерія Буняк, « У Києві попрощалися з військовою, мисткинею і журналісткою Ланою Чорногорською », sur Detector Media, (consulté le )
- ↑ (en) Sophia Kishkovsky, « More artists killed in Ukraine as anniversary of full-scale Russian invasion approaches », sur The Art Newspaper - International art news and events, (consulté le )
- 1 2 (uk) « На війні загинула доброволиця Лана «Саті» », (consulté le )
- ↑ (en-US) « Artist and journalist Lana “Sati” Chornohorska dies at the front » (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Servicewoman and activist Lana Chornohorska killed by Russian drone on line of contact », sur Ukrainska Pravda (consulté le )
- ↑ (uk) Люк, « Лана Саті: мобілізація, дрони, культура та Харків (відеоподкаст) », sur «Люк», (consulté le )
- 1 2 3 4 (uk) Сергій Нужненко, « «Відважна і ціннісна». Прощання із бійчинею УДА Ланою Чорногорською у Києві », Радіо Свобода, (lire en ligne, consulté le )