Landebaëron
Landebaëron (prononcer [lɑ̃dbɛʁɔ̃] ; nommé également Landébaëron non officiellement) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
| Landebaëron | |||||
L'église Saint-Maudez. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Guingamp-Paimpol Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Nathalie O'Connor 2026-2032 |
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| Code postal | 22140 | ||||
| Code commune | 22095 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Landebaëronnais, Landebaëronnaise | ||||
| Population municipale |
167 hab. (2023 |
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| Densité | 26 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 38′ 07″ nord, 3° 12′ 29″ ouest | ||||
| Altitude | 150 m Min. 51 m Max. 113 m |
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| Superficie | 6,44 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Guingamp (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Bégard | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.landebaeron.fr/ | ||||
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Géographie
modifierHydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Théoulas, le Grand Bois[1] et le Poirier[2],[3],[Carte 1].
Le Théoulas, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Plouisy et se jette dans le Jaudy à Coatascorn, après avoir traversé huit communes[4].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 889 mm, avec 14,7 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-Jaudy à 13 km à vol d'oiseau[11], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,1 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Landebaëron est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guingamp, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (58,3 %), terres arables (21,4 %), forêts (10,7 %), prairies (9,6 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes anciennes Landebazrun en 1426[20], Landebazron en 1435[21],[20] et en 1442[22], Lanbazrun en 1461[20], Landebazron en 1516[22] et en 1581[20], Lañdebaron en 1630[22], Landebaron en 1654[22] et en 1760[20], Landebairon en 1771[20] et Landebaron en 1779[20].
Selon Bernard Tanguy, le toponyme procède du vieux breton lann, désignant un ermitage du haut Moyen Âge, et d'un éponyme hypocoristique formé de to, avec le sens « ton », et d'une forme bretonne que certains ont rapprochée du saint gallois Petrwn, de Petron[23],[20]. Bernard Tanguy relève néanmoins que les attestations anciennes exigent une explication par la forme Patron, comparable au moyen breton pazron, paezron, et au breton paeron « parrain »[23]. Pour Hervé Abalain, Landebaëron se traduit par « l'ermitage de Bazron < Petron »[21].
La base de données toponymiques Kerofis de l'Office public de la langue bretonne recense dans la production écrite de langue bretonne la forme Lanberon de 1928 à 1978 et Landebaeron de 1985 à 2023[20]. Le dictionnaire Devri relève la graphie Landebaëron en 1829, Landebaeron au XIXe siècle, en 1912, 2000, 2002 et 2005, ainsi que la forme Lanbaeron en 2004[24]. Selon Bernard Tanguy, la transcription de la forme bretonne parlée est Lanberon[23]. Erwan Vallerie donne les formes bretonnes Landeberon et Lanberon[22].
La forme normalisée proposée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1993 puis par l'Office public de la langue bretonne est Landebaeron[25],[20].
Le gentilé est Landebaëronnais, Landebaëronnaise en français. Le site geobreizh.bzh donne les gentilés en breton : Landebaeroniz au masculin (singulier : Landebaeronad) et Landebaeronadezed au féminin (singulier : Landebaeronadez)[26].
Histoire
modifierLandebaëron « est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouec »[27].
Bien que cela reste à démontrer et sujet à caution, Baëron pourrait être en relation avec Breage [28], une sainte (ou un saint) Breage, patron notamment du village Breage en Cornwall.
Assimilant sans preuve Breage à Brioc (Brieuc), il est indiqué que : "De son côté Bréage [alias] Brioc avait directement rejoint l'embouchure du fleuve Titus des romains pour atteindre le Ioudi et le port des trois rivières (Tre Guer) [...] il [Breage alias Brioc] laissa une garnison avant de poursuivre en remontant le Jaudy pour installer un Llan dans une ancienne villa romaine à Landebreage (Landebaëron)."[29]
Le XXe siècle
modifierPolitique et administration
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Landebaëron, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[31]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[32].
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Nathalie O'connor (60,74 %) et Sébastien Tondereau (39,26 %). Neuf sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Nathalie O'connor et deux à celle de Sébastien Tondereau[33]. Nathalie O'Connor est élue maire le [34],[Note 5].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierCulture locale et patrimoine
modifier
Lieux et monuments
modifier- Allée couverte de Ros-Vras classée au titre des monuments historiques en 1956[38].
- Menhir de Menou-Glas inscrit au titre des monuments historiques en 1969[39].
- Église Saint-Maudez, inscrite au titre des monuments historiques en 1926 (voir : Chaire à prêcher de l'église Saint-Maudez de Landebaëron)[40].
Personnalités liées à la commune
modifier• Saint Brieuc y aurait fondé un monastère et dont il aurait laissé la direction à son neveu saint Tugdual.
Bibliographie
modifier- Jean-Baptiste Giard, Le trésor de Landebaëron, in Annales de Bretagne, no 72, 1, 1965, p. 195-202
Voir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département des Côtes-d'Armor en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Landebaëron » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Sandre, « le Grand Bois ».
- ↑ Sandre, « le Poirier ».
- ↑ « Fiche communale de Landebaëron », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Théoulas ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Landebaëron et La Roche-Jaudy », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Pommerit-Jaudy », sur la commune de La Roche-Jaudy - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Pommerit-Jaudy », sur la commune de La Roche-Jaudy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Guingamp », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Landebaëron », sur la base toponymique KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
- 1 2 Hervé Abalain, Les noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot (no 22), , 128 p. (ISBN 9782877474825, lire en ligne), p. 76.
- 1 2 3 4 5 (br) Erwan Vallerie (1944-2022), Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne : corpus, t. 2, Ar Releg-Kerhuon, an Here, , 256 p. (ISBN 2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC 63764620), p. 90.
- 1 2 3 Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor: origine et signification, Douarnenez, ArMen - Le Chasse-Marée, (ISBN 978-2-903708-36-8), p. 103-104.
- ↑ « Landebaeron », sur Devri. Le dictionnaire diachronique du breton, sous la direction scientifique de Herve Le Bihan et Divi Kervella (consulté le ).
- ↑ Services de la Langue Bretonne, Lec'hanvadur Breizh: = Répertoire bilingue des noms de lieux de Bretagne / Ar Greizenn-enklask war an Anvioù-lec'h, Service de la Langue Bretonne de l'Institut Culturel de Bretagne, , 93 p. (ISBN 978-2-86822-047-9), p. 50
- ↑ « Nom des habitants (gentilé) des villes de Bretagne : résultats concernant Landebaëron », sur le portail géographique et cartographique de Bretagne Geobreizh.bzh (consulté le ).
- ↑ infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Landebaëron » (consulté le ).
- ↑ « Breage ».
- ↑ Marc Le Roux, « De l'Armorique à la Bretagne 383 – 600 Uchronie de sa fondation et des saints bretons », p. 131-132, 2014.
- ↑ « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Landebaëron », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Ros-Vras », notice no PA00089238, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Menhir de Menou-Glas », notice no PA00089240, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Église Saint-Maudez », notice no PA00089239, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
