Latil M1BR
Le Latil M1B est un modèle de camionnette fabriqué par l'entreprise française Latil dans les années 1930. Le code M1 indique le moteur et le code B indique le modèle de châssis (B pour la version standard et BR pour renforcé).
| Latil M1BR | |
Camionnette M1B civile. | |
| Marque | |
|---|---|
| Années de production | 1936-1939 (M1BR) |
| Usine(s) d’assemblage | Usine Latil de Suresnes |
| Classe | Camionnette |
| Moteur et transmission | |
| Énergie | essence |
| Moteur(s) | Latil type M1 |
| Cylindrée | 2 120 cm3 |
| Puissance maximale | 40 ch DIN |
| Boîte de vitesses | 4 AV + 1 AR |
| Poids et performances | |
| Poids à vide | 2 270 kg |
| Vitesse maximale | 65 km/h |
| Dimensions | |
| Longueur | 5 540 mm |
| Largeur | 2 000 mm |
| Hauteur | 2 510 mm |
| Empattement | ~ 3 750 mm |
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Le modèle M1BR est utilisé par l'Armée française au début de la Seconde Guerre mondiale.
Historique
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Le modèle M1B sort en 1934 sur le marché civil[1], avec une charge utile de 1,2 t[2]. La variante M1BR fabriquée spécialement comme camionnette pour l'Armée (charge utile 1,5 t)[3] est conçue en 1936, produite en 600 exemplaires à partir de 1937[4] et livrée de début 1938 à [5].
La production de la variante M1B se poursuit en petites quantités jusqu'en 1940 pour l'Armée de l'air française mais le programme de guerre demande à Latil de se concentrer sur les véhicules tout-terrain[5].
Conception
modifierLe moteur est un Latil type M1 (essence) à 4 cylindres de 72 × 120 mm[3], développant 40 ch à 2 500 tr/min[6]. La boîte de vitesses a quatre vitesses avant et une vitesse arrière[2].
La variante M1BR (également désignée M1BRL pour long[1],[5]) est commandée sur châssis non surbaissé[3], ainsi qu'avec un empattement allongé à environ 3,75 m[1] contre 3,35 m sur la version classique M1B[7]. La longueur passe de 4,735 m sur le M1B commercial[7] à 5,54 m sur le M1BR[1].
Le M1BR a un poids mort en ordre de marche de 2,27 t. Sa vitesse maximale est de 65 km/h[8].
Usage militaire
modifierLes M1BR sont utilisées dans l'Armée de terre[1],[9] :
- soit pour être dispersées dans les sous-unités (par exemple chaque compagnie d'infanterie doit recevoir une camionnette pour porter le supplément de paquetage des fantassins) ;
- soit pour être groupées dans des sections automobiles du train.
Les camionnettes commandées avant-guerre sont destinées à servir dans les unités de couverture, c'est-à-dire celles d'active chargées de défendre les frontières le temps d'équiper les nouvelles divisions formées à la mobilisation (et qui reçoivent des camionnettes de réquisition)[1].
L'Armée de terre achète également des M1B[7] :
- comme breaks d'instruction (véhicule-école à double commande et carrosserie simplifiée) - au moins une quarantaine ;
- et comme breaks de reconnaissance (transport de troupes léger[9]) - au moins une cinquantaine.
L'Armée de l'air utilise le M1B pour y installer des treuils à ballon d'aérostation fabriqués par Aérazur et Zodiac[10]. Sur une commande totale de 249, 76 M1B treuil sont livrés, de janvier à [5].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 François Vauvillier, « Les camionnettes bâchées de l'Armée française : II - du réarmement à la bataille », Histoire de guerre, blindés et matériel, no 93, , p. 84-88
- 1 2 « Les nouveaux châssis Latil », Automobilia transports, no 18, (lire en ligne)
- 1 2 3 Vauvillier 2024, p. 46.
- ↑ Vauvillier 2024, p. 47.
- 1 2 3 4 Vauvillier 2024, p. 48.
- ↑ Vauvillier 2024, p. 45.
- 1 2 3 Vauvillier 2024, p. 49.
- ↑ Vauvillier, Touraine et Jeudy 1992, p. 66.
- 1 2 Vauvillier, Touraine et Jeudy 1992, p. 64.
- ↑ Vauvillier, Touraine et Jeudy 1992, p. 156.
Bibliographie
modifier- François Vauvillier, Tous les Latil militaires 1914-1940, vol. 1 : Camions et tracteurs routiers, coll. « La collection Vauvillier » (no 5), , 66 p. (ISBN 9791038013421, présentation en ligne).
- François Vauvillier et Jean-Michel Touraine, L'automobile sous l'uniforme 1939-40, Massin, (ISBN 2-7072-0197-9).