Isidore Latour

dramaturge et poète français
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Jean Louis Isidore Latour, dit Latour de Saint-Ybars[1], né le [2] à Saint-Ybars (Ariège), où il est mort le [3], est un écrivain et dramaturge français[4], qui a eu une certaine célébrité sous le Second Empire[5].

Isidore Latour
Caricature de Latour par Nadar.
Biographie
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Saint-YbarsVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

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Après avoir fait des études de droit à la faculté de Toulouse, Isidore Latour exerce, dans cette ville, la profession d’avocat, tout en envoyant des poésies à l'Académie des jeux floraux et des articles de critique aux journaux du Midi[6]. Son premier essai dramatique, le Comte de Gowrie, est représenté à Toulouse, en , avec succès[7].

Monté à Paris, il y débute par un recueil de poésies de poésies catholiques, Le Chant du néophyte (1837)[6]. Désireux de restaurer la tragédie classique, il fait jouer diverses pièces au Théâtre-Français, dont Vallia (1841)[8], Virginie (1845)[9], Le vieux de la montagne (1847)[10] et Rosemonde (1854). À l'Odéon, il fait jouer Le tribun de Palerme (1842), Le Syrien (1847) et Le droit chemin (1859)[11], au théâtre du Gymnase, La folle du logis (1860) et à la Porte-Saint-Martin, Les routiers (1851)[6].

En , à la suite du refus fait par la Comédie-Française d'un drame en vers, Alexandre le Grand, il organise, de concert avec Édouard Fournier, une campagne de presse qui mène à la réforme du comité de lecture de l'institution de la rue Richelieu[12].

Trois de ses tragédies, Virginie, le Vieux de la Montagne et Rosemonde, sont créées par Rachel. Sa dernière pièce, L'affranchi, jouée à l’Odéon en , n’a pas de succès[13].

Comme écrivain, on lui doit une Histoire de Néron, dans laquelle il entreprend de réhabiliter Néron[12], et il publie dans le Temps des Nouvelles romaines, qui ont un grand succès[7].

Il essaie également de se lancer en politique, avec une candidature sans succès de l’opposition aux élections du Corps législatif[5] dans l’Ariège où il s’est retiré[14]. Il est primé en 1833 et 1838 à l'académie des Jeux floraux de Toulouse et il est fait chevalier de la Légion d’honneur[5].

Autres œuvres

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  • Néron, sa vie, son époque, Paris, Michel Lévy Frères, libraires-éditeurs, (lire en ligne).

Références

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  1. ↑ « Connaissez-vous Isidore de Latour ? », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  2. ↑ Acte de naissance à Saint-Ybars, n° 15, vue 127/615.
  3. ↑ Acte de décès à Saint-Ybars, n° 5, vue 205/259.
  4. ↑ BNF 16575908
  5. 1 2 3 « Nécrologie », L'Intransigeant, Paris, no 3855,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  6. 1 2 3 Ferdinand Nathanaël Staaff, La Littérature française de la formation de la langue à nos jours, Paris, Didier et Ch. Delagrave, , 1368 p. (lire en ligne), p. 803.
  7. 1 2 « Nécrologie », Le Radical, 11e série, no 33,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  8. ↑ Isidore (1807-1891) Latour de Saint-Ybars et J.-B. (1809-1850) Guyon, « Vallia : tragédie en 5 actes / texte de Latour de Saint-Ybars ; avec Guyon (Vallia), Marius (Ibbas), Geffroy (Majorin) », sur catalogue.bnf.fr, (consulté le )
  9. ↑ 1810-1891 Cornell University Library, Virginie. Virginia, a tragedy in five acts, New York, Darcie & Corbyn, (lire en ligne)
  10. ↑ Jean Théodore Archives de la Ville de Bruxelles / Archief van de Stad Brussel, Le vieux de la montagne, tragédie en cinq actes, Bruxelles: J.-A. Lelong, (lire en ligne)
  11. ↑ National Library of Naples, Le droit chemin comedie en cinq actes en vers par Latour SaintYbars, M. Levy freres, (lire en ligne)
  12. 1 2 « Nécrologie », La Justice, no 4036,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
  13. ↑ « Nécrologie », Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique, Paris, Marchal et Billard, 16e série, vol. 1, no 3,‎ , p. 73 (lire en ligne, consulté le ).
  14. ↑ « M. Latour de Saint-Ybars », Le Figaro, no 31,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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