Laurence de La Ferrière

alpiniste et aventurière française
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Laurence de La Ferrière, née le à Casablanca au Maroc[1], est une mathématicienne, alpiniste et une aventurière française. Elle finance ses aventures en écrivant des livres et en donnant des conférences dans le monde entier.

Laurence de La Ferrière
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Biographie
Naissance
Nom de naissance
Laurence Gaultier de La Ferrière
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Distinctions

Biographie

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Laurence de la Ferrière, naît le à Casablanca, dans une famille aisée, son père travaillant comme commercial dans une entreprise de briques. En 1965, sa famille déménage dans la région lyonnaise en France en raison de l'instabilité régnant au Maroc[2]. Après avoir obtenu son diplôme secondaire, elle suit un stage d'escalade en 1977 à Courmayeur dans le massif du Mont-Blanc où elle rencontre son futur mari, le guide Bernard Muller. Elle s'implique avec lui pour organiser des stages, treks et expéditions sur les plus hautes montagnes du monde[3].

En 1984, elle gravit le Kangchenjunga dans l'Himalaya (8 505 m d'altitude), établissant le nouveau record mondial féminin d'ascension en haute altitude sans oxygène.

En 1985, elle gravit le versant Diamir du Nanga Parbat, à 8 125 m, sans oxygène.

En 1991, elle explore la banquise au nord de la Sibérie, en attelage de chiens de traîneau.

En 1992, elle tente l'ascension de l'Everest, sans oxygène et atteint la cote approximative de 8 700 m, établissant ainsi le nouveau record féminin d'altitude sans oxygène.

En 1992, elle réalise l'ascension du mont McKinley en Alaska.

En 1993, elle réalise l'ascension du Puncak Jaya en Nouvelle-Guinée (Irian Jaya).

En 1995, elle réalise la traversée intégrale du Spitzberg et du Groenland de la côte ouest à la côte est, en autonomie totale[4].

Durant l'été austral 1996-1997, elle réalise la première traversée française en solitaire du continent Antarctique jusqu'au pôle Sud et devient ainsi la première et seule femme à avoir traversé l'Antarctique en intégrale et en solitaire[5].

Durant l'été austral 1999-2000, elle réalise la deuxième partie de sa traversée en solitaire du continent Antarctique, du pôle sud à la Terre Adélie : 3 000 km en 73 jours, avec des voiles de kite et des skis nordiques[4].

Début 2006, du au , elle réalise la traversée de l'arc alpin, à ski sur 2 500 km, de l'Autriche (Pusberg) à la mer Méditerranée (Menton) en cent jours[4]. Au total 38 massifs montagneux, 15 sommets, 110 cols et 120 000 mètres de dénivelé. Cette aventure est aussi pour elle l'occasion d'observer et de témoigner de la fragilité de ce territoire montagneux, peuplé de plusieurs dizaines de millions d'habitants.

De 2008 à 2010, nommée chef de district pour la terre Adélie par le Ministère de l'Outremer, elle dirige la base Dumont-d'Urville en Antarctique. En , partie seule de nuit en expédition pour relever des épaisseurs de glace, elle tombe dans un trou d'eau, la glace ayant fondu et craqué sous ses pieds ; elle réussit à en sortir en se débarrassant de son sac à dos et en rampant sur le bord du trou[6].

Vie personnelle

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Laurence Gaultier de La Ferrière est mère de deux enfants, nées en 1988 et 1993[4].

Distinctions

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Notes et références

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  1. Seule dans le vent des glaces - Laurence de la Ferrière, Robert Laffont éditions
  2. Isabelle Girard, « Laurence de la Ferrière, l'infinie liberté », Madame Figaro, (lire en ligne)
  3. « Une battante », Alpirando, , p. 76
  4. 1 2 3 4 « Laurence de la Ferrière, de l'alpinisme à l'exploration de l'Antarctique », L'Équipe, (lire en ligne, consulté le )
  5. « Au cœur de CIMALP », sur Cimalp (consulté le )
  6. Valérie Trierweiler, « Laurence de la Ferrière : le jour où "je m’extrais des eaux glacées de l’Antarctique" », sur parismatch.com, (consulté le )
  7. Décret du 14 avril 2017 portant promotion et nomination

Liens externes

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