Laurent Djagba
Tchimbiadja Laurent Djagba (1926-1971) est un greffier, homme politique et syndicaliste togolais. Membre du Comité de l'unité togolaise (CUT), il est élu député de la circonscription de Dapaong-Sud lors des élections législatives de 1958. Il devient ensuite questeur de la Chambre des députés du Togo et participe aux travaux parlementaires qui accompagnent l'évolution institutionnelle du pays vers l'indépendance.
| Député à l'Assemblée nationale du Togo Dapaong (d) | |
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Tchimbiadja Laurent Djagba |
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Après le coup d'État du 13 janvier 1963, Djagba perd son mandat parlementaire. Il demeure engagé dans la vie politique et est arrêté en 1970 dans le contexte de l'affaire dite du « complot du 8 août ». Il est condamné par la Cour de sûreté de l'État et détenu à Lomé. Il meurt en détention en 1971, dans des circonstances qui font par la suite l'objet de témoignages lors de la Conférence nationale souveraine de 1991.
Biographie
modifierOrigines et activité professionnelle
modifierLaurent Djagba naît en 1926 à Batambouaré à Dapaong dans la région des savanes, au Togo. Il exerce des fonctions dans l'administration et travaille comme interprète au tribunal de première instance de Lomé. En , un arrêté officiel fait constater son interruption de ses fonctions administratives à la suite de son élection à la Chambre des députés[1].
Engagement syndical et politique
modifierDjagba s'engage aux côtés du mouvement syndical avant de rejoindre en politique avec le Comité de l'unité togolaise, formation politique nationaliste dirigée par Sylvanus Olympio. Il devient l'un des responsables politiques du parti dans le nord du Togo[2],[1].
Député en 1958
modifierLors des élections législatives de 1958, Laurent Djagba est élu député dans la circonscription de Dapaong-Sud sous l'étiquette du Comité de l'unité togolaise[3],[1]. Il est présenté comme le tout premier député de la préfecture de Tandjouaré[2].
En , il est nommé questeur de la Chambre des députés[4].
Il participe aux travaux parlementaires de 1958 relatifs au nouveau statut du Togo et à la proclamation de l'indépendance. Il fait parti des togolais qui ont participé à la proposition de résolution sur le nouveau statut du territoire et son accession à l'indépendance[5].
Après le coup d'État de 1963
modifierLe coup d'État de 1963 au Togo, qui renverse Sylvanus Olympio, met fin à la première période parlementaire de Laurent Djagba. Il demeure cependant opposé au nouveau pouvoir et connaît plusieurs périodes d'emprisonnement au cours des années suivantes[2],[1].
Affaire du « complot du 8 août »
modifierEn 1970, Laurent Djagba est arrêté dans le contexte de l'affaire dite du « complot du 8 août », présentée par les autorités togolaises comme une tentative de renversement du régime de Gnassingbé Eyadéma[2].
Une Cour de sûreté de l'État est instituée en pour juger les personnes accusées d'avoir participé à cette tentative. Laurent Djagba figure parmi les personnes condamnées dans cette affaire[6].
Mort en détention
modifierPostérité
modifierLaurent Djagba est cité dans plusieurs ouvrages et publications consacrés à l'histoire du nationalisme togolais et aux violences politiques survenues au Togo après l'indépendance. Sa fille Foussena Djagba évoque également sa mémoire dans plusieurs témoignages consacrés à l'histoire politique togolaise[7].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 sylvanus, « 2- Clément KOLOR et Laurent DJAGBA - SYLVANUS FOREVER ! », (consulté le )
- 1 2 3 4 5 Edouard Samboe, « Tchimbiadja Laurent Djagba : premier député de la préfecture de Tandjouaré dès 1958 », sur LAABALI, (consulté le )
- ↑ « 1958 French Togoland parliamentary election », sur wiki.bitter.house (consulté le )
- ↑ « JOURNAL Officiel » [PDF], sur jo.gouv.tg, (consulté le )
- ↑ « Résolution du nouveau statut du territoire français » [PDF], sur digital library.un.org, (consulté le )
- ↑ « JOURNAL Officiel » [PDF], sur legitogo.gouv.tg, (consulté le )
- ↑ « Togo : Deux ouvrages historiques sur la vie politique togolaise », sur www.letogolais.com (consulté le )